Longue piste – Hughes a un titre olympique à défendre PDF Imprimer Envoyer
Sports - Vancouver 2010
Écrit par Léandre Drolet   
Lundi, 08 février 2010 22:00
Mise à jour le Lundi, 08 février 2010 22:56

Si les Québécois accaparent presque toutes les places de l'équipe de patinage de vitesse courte piste qui participera aux Jeux olympiques de Vancouver, il en est tout autrement au sein de sa grande sœur, l'équipe de patinage de vitesse longue piste.

Clara Hughes, Québécoise d'adoption, Mathieu Giroux et François-Olivier Roberge sont les trois seuls patineurs fleurdelisés qui ont réussi à décrocher un poste dans la puissante formation canadienne de patinage de vitesse longue piste.

Puissante, car les Canadiens ont récolté pas moins de huit médailles (deux or, quatre argent, deux bronze) sur l'Oval Lingotto de Turin en 2006. Seuls les Néerlandais (3-2-4:9) avaient fait mieux que nos patineurs.

Même si elle n'a pas obtenu de première place cette année, Clara Hughes demeure l'une des favorites pour l'emporter en patinage de vitesse, longue piste, aux Jeux de Vancouver. Photo d'Archives

Hughes, porte-drapeau du Canada à la cérémonie d'ouverture, ne tarit d'ailleurs pas d'éloges envers ses coéquipiers et ses coéquipières.

« Je considère que nous déléguerons la formation la plus talentueuse depuis que je suis membre de l'équipe nationale, a-t-elle déclaré après les sélections olympiques, Nous avons un beau mélange de jeunes athlètes et de patineurs expérimentés. »

Des 16 membres de l'équipe nationale, six - dont Giroux - en seront à leur première expérience olympique. Ils espèrent bien sûr suivre les traces des Hughes, Cindy Klassen, Kristina Groves, Denny Morrison, Christine Nesbitt et Shannon Rempel qui ont tous déjà remporté des médailles olympiques.

Klassen avait d'ailleurs tout simplement dérobé le CIO à Turin en raflant pas moins de cinq médailles. Il serait surprenant qu'elle répète ses exploits à Vancouver, puisqu'elle a soigné des blessures aux genoux au cours des deux dernières saisons.

Nesbitt invaincue au 1000m

Quant à Hughes, elle défendra son titre olympique au 5 000 m, en plus de participer au 3 000 m à l'anneau de Richmond.

La patineuse de Glen Sutton n'a aucun podium sur ses deux distances de prédilection à la Coupe du monde cette saison, mais elle demeure toutefois positive, car les petits changements techniques apportés commencent à produire des dividendes, comme l'a démontré sa victoire au 3 000 m lors des sélections olympiques.

De toute façon, on ne peut jamais écarter une aussi grande compétitrice, sans oublier qu'elle est la vice-championne du 5 000 m, titre remporté sur ce même anneau de Richmond en mars dernier.

Déterminée comme pas une, il ne faudrait pas être surpris si la sympathique athlète, âgée de 37 ans, porte au moins à quatre son total de médailles à des jeux d'hiver (elle a gagné l'argent à la poursuite par équipe à Turin et le bronze au 5 000 m à Salt Lake City).

S'il y en a une qui se présente prête à Vancouver, c'est bien Christine Nesbitt, invaincue au 1 000 m en quatre épreuves de la Coupe du monde cette saison.

La patineuse de Calgary a aussi remporté deux épreuves au 1 500 m, tout en terminant deux fois deuxième chaque fois derrière sa concitoyenne Kristina Groves.

Cette dernière domine le classement de la Coupe du monde au 1 500 m avec quatre podiums dont deux victoires en cinq courses.

Pas satisfaite, Groves a complètement survolé les sélections nationales tenues chez elle à Calgary au début de janvier en remportant les 1 000 m, 1 500 m et 5 000 m.

Nesbitt ou Groves seront-elles notre Klassen de 2010 ? La marche est haute, mais une chose est certaine, il n'y aura aucune marche assez haute pour elles à Vancouver.

Les Canadiennes possèdent de bonnes chances de monter sur le podium à la poursuite par équipe, car elles occupent le premier rang de la Coupe du monde avec deux victoires et une deuxième place en trois épreuves.

Baptême olympique

Si l'expérimentée Hughes en sera à ses troisièmes Jeux d'hiver, Mathieu Giroux, lui, connaîtra son baptême olympique.

Il faut dire que le patineur de Pointe-aux-Trembles s'adonne au patinage de vitesse longue piste que depuis novembre 2008. Auparavant, il préférait le short track.

Son adaptation et sa progression ont été si rapides qu'il a réussi à se qualifier pour le 1 500 m et la poursuite en équipe.

Le patineur âgé de 23 ans sait qu'il ne peut espérer un podium dans son épreuve individuelle, mais une médaille à la poursuite en équipe n'est pas exclue, puisque les Canadiens ont été médaillés aux deux dernières épreuves de la Coupe du monde.

Finalement, François-Olivier Roberge, âgé de 24 ans, a décroché son invitation olympique in extremis en terminant au quatrième rang du 1 000 m aux sélections nationales.

Le patineur de Saint-Nicolas s'entraîne à Québec et il est le seul membre de l'équipe canadienne à ne pas avoir établi ses pénates soit à Calgary, soit à Richmond.

Roberge en sera à ses deuxièmes Jeux olympiques, lui qui a terminé au 16e rang du 1 000 m à Turin.

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