Courte piste – Les Québécois en mission PDF Imprimer Envoyer
Sports - Vancouver 2010
Écrit par Léandre Drolet   
Lundi, 08 février 2010 21:57
Mise à jour le Lundi, 08 février 2010 14:54

Le patinage de vitesse courte piste devrait apporter son lot de médailles à la délégation canadienne aux Jeux olympiques de Vancouver. Les dirigeants du short track n’ont pas caché que leur objectif était de remporter six médailles lors des épreuves disputées sur la glace du Pacific Coliseum.

Six, c’est le nombre de médailles que Marc Gagnon et sa bande ont remportées à Salt Lake City en 2002, mais c’est deux de plus que la récolte de Turin en 2006.

Encore une fois, les Québécois composent en grande majorité l’équipe nationale avec neuf patineurs sur les dix sélectionnés.

Les frères Charles et François Hamelin, François-Louis Tremblay, Olivier Jean et Guillaume Bastille seront les Flying Frenchmen canadiens, alors que chez les filles, l’Albertaine Jessica Gregg s’est glissée dans le groupe composé des Québécoises Kalyna Roberge, Tania Vicent, Marianne Saint-Gelais et Valérie Maltais.

En plus de compter sur l’appui inconditionnel des amateurs, le chef d’équipe du patinage de vitesse courte piste, Yves Hamelin, ajoute que « l’avantage du terrain » sera un facteur positif.


Kalyna Roberge en sera à ses deuxièmes Jeux olympiques. Photo d'archives Benoit Pelosse

« Dans le sport, tout est question d’adaptation. Nos patineurs connaissent bien la ville de Vancouver, ils sont familiers avec la glace du Pacific Coliseum car on y a tenu cinq compétitions, dont les sélections olympiques en août dernier. Ils vont se retrouver en terrain de connaissance et c’est extrêmement important», a déclaré Hamelin.

«À Turin, nos athlètes n’avaient pas eu la chance de patiner dans l’amphithéâtre olympique et plusieurs ont eu de la difficulté à s’acclimater à la glace. »

Lions en cage

Dans leur préparation pour les Jeux de Vancouver, Hamelin et son groupe ont tenté de tout prévoir.

Au cours des deux dernières années, ils ont repensé et redéfini tout leur programme d’entraînement : méthodes d’échauffement, régimes alimentaires, et même jusqu’aux préventions médicales. Rien n’a été laissé au hasard afin d’optimiser les chances de réussite.

Le programme des compétitions de cette année a même été préparé en… 2008. Les patineurs de vitesse courte piste canadiens ont participé à leur dernière épreuve internationale à la mi-novembre, une éternité pour des athlètes qui carburent à l’intensité de la compétition.

Deux semaines avant l’ouverture des XXIes Jeux d’hiver, ce sont de véritables lions en cage que nous avons rencontrés à l’aréna Maurice-Richard avant leur départ pour Calgary, où ils ont tenu leurs derniers entraînements.

Et depuis leur départ de Montréal, leurs journées sont entièrement planifiées jusqu’à la fin de leurs compétitions olympiques.

Les premières épreuves de patinage de vitesse courte piste ont lieu dès le samedi 13 février, au lendemain des cérémonies d’ouverture. Et encore là, pour maximiser leurs chances, les patineurs ont obtenu une permission spéciale du Comité olympique canadien.

Comme les dirigeants du short track tenaient à ce que leurs athlètes vivent l’extraordinaire expérience de faire leur entrée dans le stade derrière la porte-drapeau Clara Hughes, ils ont obtenu la permission que leurs patineurs arrivent au point de rencontre plus tard que les autres Canadiens et qu’ils puissent quitter le BC Place plus tôt. Ils passeront donc environ deux heures debout au lieu des cinq prévues à l’horaire.

Jean bien disposé

Ce n’est peut-être plus comme à ses balbutiements, mais le patinage de vitesse courte piste conserve encore une certaine part de hasard. La promiscuité fait en sorte que les touches sont nombreuses et que les disqualifications peuvent anéantir des années de travail.

Parlez-en à Olivier Jean, qui a subi ce cruel traitement lors des deux dernières épreuves de la Coupe du monde, tenues en novembre à Montréal et à Marquette, au Michigan.

Jean devra regarder les frères Hamelin lutter pour l’obtention d’une médaille au 1000 mètres. Comme le Canada n’a que deux patineurs qualifiés sur cette distance, les dirigeants n’ont pas retenu son nom même s’il a remporté cette épreuve aux sélections nationales.

Rencontré avant son départ de Montréal, Jean semblait s’être remis de ses mésaventures automnales.

« Olivier a été exceptionnel à l’entraînement au cours des deux derniers mois, a déclaré Yves Hamelin. On lui a démontré qu’on avait confiance en lui.

«Il faut comprendre qu’Olivier a les défauts de ses qualités. Il est souvent audacieux dans sa stratégie de course et parfois ça ne tourne pas à son avantage. »

Un horaire avantageux

L’objectif de six médailles est atteignable, mais tous les pions devront se trouver à la bonne place.

On ne prend pas un gros pari en prédisant que les deux relais devraient remporter chacun une médaille. Sur 500 mètres, Charles Hamelin et François-Louis Tremblay sont deux des quatre meilleurs patineurs mondiaux, possibilité encore là de deux médailles.

De plus, il est très envisageable de croire que Charles Hamelin pourrait remonter sur le podium au 1000 mètres, d’autant plus que l’horaire le favorisera.

En effet, aux Coupes du monde, les épreuves se tiennent durant quatre jours et l’on présente deux finales le samedi et deux autres le dimanche.

À Vancouver, les compétitions seront échelonnées sur les deux semaines des Jeux. Les femmes ne disputeront jamais deux finales la même journée, tandis que les hommes lutteront pour les médailles du 1500 mètres le samedi 13 février, pour celles du 1000 mètres le samedi 20 février, et pour celles du 500 mètres le vendredi 26 février. Un tel programme ne peut qu’avantager un patineur comme Charles Hamelin.

Chez les filles, Kalyna Roberge peut envisager un podium au 500 mètres, elle qui revendique deux médailles d’argent et une de bronze en quatre Coupes du monde cette saison.

Nous y voilà, le nombre de six est atteint, mais c’est plus facile à écrire qu’à réaliser.

Yves Hamelin sait que ses patineurs subiront beaucoup de pression, car ils se doivent de récolter leur part de médailles si le Canada veut atteindre son objectif de terminer en tête du classement.

« Nous exerçons de la pression sur l’équipe au lieu de l’exercer sur un individu en particulier, a affirmé Hamelin. Nous voulons que chaque athlète se présente aux Jeux afin de profiter de l’événement, et s’ils le font, les résultats suivront. »

En d’autres mots, un pour tous, tous pour un.

Commentaires (1)

Flux RSS pour les commentaires

Affichez les commentaires
Son équipe
0
Depuis quand est-ce qu'on s'approprie un équipe. Ses patineurs, depuis qu'il est directeur de haute performance, il s'est approprié le centre national et à d'ailleurs gérer ça comme une usine.
Et comment peux-il parler de Turin ainsi, était-il un coach sur le banc à ce moment.
À suivre
Mabel , février 08, 2010

Ecrivez un commentaire

Réduire l'éditeur | Agrandir l'éditeur
security image
Entrez les caractères affichés

busy
 

Aussi sur Rue Frontenac - Sports