Joey Saputo: «La pérennité de l’Impact passe par la MLS» PDF Imprimer Envoyer
Sports - Impact
Écrit par Martin Smith   
Vendredi, 15 mai 2009 19:03
Mise à jour le Samedi, 16 mai 2009 14:42

Joey Saputo a confirmé avoir eu une rencontre le 7 mai, à New York, avec le commissaire de la MLS, Don Garber, et avoir rétabli les ponts de façon si convaincante qu’il peut maintenant affirmer sans gêne que «la candidature de Montréal est de nouveau sur les rails» et que «nous sommes définitivement sur le radar de la MLS».

La démarche, rapportée en exclusivité par RueFrontenac.com en début de semaine, était «inévitable» parce que le président de l’Impact et du stade Saputo cherche «à protéger autant que possible notre concession et nos investissements dans le soccer».

Une autre raison capitale de vouloir mettre ses oeufs dans le panier de la MLS est illustrée par la façon dont Saputo répond aux représentants des gouvernements lorsqu’on lui demande des garanties en rapport avec l’investissement souhaité de 25M$ dans l’agrandissement du stade.

«Je peux vous dire que la MLS sera encore là dans cinq ans, mais je n’en suis pas aussi sûr avec la USL-1», leur répond très franchement le président de l’Impact.

En d’autres mots, «la pérennité de l’Impact passe par la MLS», a affirmé Saputo, qui a reçu la bénédiction du commissaire Don Garber pour aller de l’avant et répandre la bonne nouvelle du nouveau statut de la candidature de Montréal face à la prochaine expansion du championnat nord-américain de première division.

«C’est clair que notre succès en Ligue des Champions de la CONCACAF, que les 55 000 spectateurs au Stade olympique en février et que l’implication gouvernementale dans le dossier ont changé la donne et ouvert les yeux des dirigeants de la MLS», a expliqué Saputo.

Joey Saputo, président de l'Impact, a tenu un point de presse sur la pelouse du stade pour parler de l'éventuelle entrée de l'équipe dans la MLS.
Photo courtoisie Impact

Les Saputo en solo

Le train de l’expansion de la MLS est si bien lancé que «tous les gens impliqués sont en mode travail et se disent qu’il faut couronner cette démarche de succès».

La famille Saputo est si déterminée qu’elle est prête à aller de l’avant en solo avec les 35M$ US qui seront probablement exigés pour faire l’entrée dans la MLS, montant accepté par les deux concessions qui feront leur entrée en 2011, à savoir Vancouver et Portland.

«Dans notre proposition initiale, nous étions à l’aise avec un montant de 45M$ devant être partagé entre l’agrandissement du stade et le droit d’entrée de la MLS, a rappelé Saputo. Alors, il n’y a pas de problème avec un investissement de 35M$ dont les versements sont répartis sur cinq ans.»

Les nouvelles en provenance de Québec sont aussi très encourageantes.

«Comme nous l’avons annoncé plus tôt, nous demandons 25M$ au gouvernement pour financer les deux phases d’agrandissement du stade qui porteraient la capacité à 17 000 pour la saison 2010 et à 21 000 pour la saison 2011. Les discussions sont très positives et nous espérons recevoir une réponse dans le courant de l’été», a rappelé Saputo.

On s’attend aussi à apprendre avant la fin de mai les modalités pour le dépôt des candidatures en vue de la prochaine expansion de la MLS, prévue pour 2012.

Mais même si Saputo ne s’est pas avancé sur ce sujet, on a appris que le stade du Union de Philadelphie, concession qui doit faire son entrée dans la MLS dès la saison prochaine, accuse déjà un retard de quatre à cinq mois sur l’échéancier prévu et que le soutien corporatif n’est pas au rendez-vous comme espéré.

Les amateurs de soccer québécois et montréalais peuvent croiser les doigts et rêver à un avenir dans la MLS pour l’Impact.

Trophée des Champions

Par ailleurs, l’Impact tente une première incursion dans la promotion d’un match de soccer international, comme on l’a appris avec l’annonce de la venue du Trophée des Champions de France à Montréal, le 26 juillet.

Cette compétition oppose pour l’honneur, depuis 15 ans, le club qui a fini au sommet du classement de la Ligue 1 (le champion de France) au club qui a décroché la Coupe de France.

«Nous étions en lice avec la ville de Casablanca pour accueillir cette première présentation de ce match hors des frontières de France, a expliqué Richard Legendre. Une fois de plus, nos 55 000 spectateurs au Stade olympique ont été une formidable carte de visite.»

Les négociations n’étant pas encore terminées, on n’a pas encore déterminé si la rencontre se déroulerait au Stade olympique ou au stade Saputo, mais Legendre est convaincu de pouvoir attirer plus de 15 000 spectateurs, même si le prestige de la rencontre est un peu entamé du fait qu’un des clubs qualifiés, l’En Avant de Guingamp, fait partie du championnat de deuxième division.

«Oui, mais leur succès rappelle le nôtre en Ligue des Champions et pourrait leur attirer la sympathie des fans de soccer de Montréal et du Québec», a indiqué Legendre.

La Ligue de football professionnel de France partagera les risques financiers de l’événement avec l’Impact qui «ne cherche pas à faire un coup d’argent avec ça», a dit Legendre avec un grand sourire.

«On n’a pas l’intention non plus de perdre de l’argent, même si on est un organisme sans but lucratif, mais il fallait bien plonger un jour dans l’organisation d’un match international pour voir le potentiel de notre marché.»

La réussite de l’événement pourrait aussi mettre de nouveaux arguments dans le dossier de la candidature de la MLS, car ce circuit cherche à attirer des clubs étrangers en sol nord-américain.

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