250 000 preuves d’amour PDF Imprimer Envoyer
Sports - Alouettes
Écrit par Bernard Cyr   
Mercredi, 02 décembre 2009 21:06
Mise à jour le Mercredi, 02 décembre 2009 21:37

Ils étaient environ 250 000 dans les rues de Montréal mercredi pour accueillir leurs Alouettes, les vainqueurs du match de la coupe Grey dimanche à Calgary, et ils avaient beaucoup d’amour à donner à un joueur en particulier, le receveur de passes Ben Cahoon.

Après les discours du propriétaire Robert Wettenhall, du président Larry Smith, du directeur général Jim Popp, de l’entraîneur en chef Marc Trestman et des joueurs Anthony Calvillo, Étienne Boulay et Matthieu Proulx, et après que le maître de cérémonies Jacques Moreau eut annoncé qu’on ferait jouer la chanson We Are the Champions, la foule s’est mise à scander « Cahoon ! Cahoon ! Cahoon ! ».

Dès que le petit demi inséré a comblé la foule en prenant le micro, il a à peine eu le temps de dire « Merci, tout le monde » en français qu’une nouvelle clameur s’élevait : « One more year ! One more year ! » (« Encore une autre saison ! »).

Cahoon n’a pas répondu à la foule, mais il avoué par la suite être venu bien près de lui dire : « D’accord ! »

« Dans le feu de l’action, j’ai failli le dire, a-t-il admis, mais je me suis ravisé et je vais prendre le temps d’y réfléchir quand tout se sera un peu calmé. Je suis sûr que ma femme et moi prendrons la bonne décision. Mais j’ai bien aimé la réaction des partisans. »

Ben Cahoon a reçu de multiples ovations tout au long du parcours. Les fans des Alouettes veulent que leur héros revienne l'an prochain.

Photo Pierre-Paul Poulin

Cahoon a ajouté que les retours de Trestman et de Calvillo pourraient influencer sa décision. « Ce sont deux retours importants en ce qui a trait à ma propre décision, mais il y aura d’autres facteurs à considérer. »

Quant à la comparaison entre le défilé de 2009 et celui de 2002, Cahoon a dit ceci : « Ce défilé a été aussi merveilleux et magique que celui de 2002, et peut-être un peu mieux. Les joueurs qui avaient connu cette expérience en 2002 sautaient partout sur les fardiers et disaient qu’ils étaient prêts à recommencer tout de suite à jouer. »

Ce qu’ils ont dit

Voici quelques autres réactions de joueurs glanées à gauche et à droite à la suite de ce défilé.

Cliquez ici pour une sélection de photos de l'événement.
Reportage photographique de Pascal Ratthé, Chantal Poirier, Rogerio Barbosa et Luc Laforce

Matthieu Proulx : « On nous disait qu’il y aurait 250 000, 300 000 personnes, mais honnêtement, je n’y croyais pas, je me disais que c’était impossible. C’est un moment dont je vais me souvenir toute ma vie, y a aucun, aucun doute. Et puis, je veux continuer à gagner des coupes. C’est le fun, cette affaire-là. »

Étienne Boulay : « D’anciens joueurs comme Éric Lapointe, Bruno Heppell et Sylvain Girard nous avaient dit que c’était complètement fou et ils ne nous ont pas menti. Ça a même dépassé nos attentes. Je suis brûlé, mais ce sont des souvenirs inoubliables et je ne veux pas que ce soit la dernière fois. »

Jamel Richardson : « Les joueurs qui nous en avaient parlé ont sous-estimé la foule et ce défilé. C’était incroyable de voir les gens aux fenêtres ! C’était  fantastique, un très beau paysage. »

Danny Desriveaux : « C’est phénoménal, incroyable, grandiose, et j’ai demandé à plusieurs personnes : “Pourquoi on ne pourrait pas en avoir une comme ça à chaque année ?”. Anthony nous avait dit que si on pensait avoir du fun dans le vestiaire après le match, d’attendre de voir le défilé. C’est 100 fois, mille fois mieux que je l’imaginais. »

Martin Bédard : « Je suis encore sur un nuage, mais en voyant la foule, ça devient plus concret. C’est une confirmation assez intense de ce qu’on a réalisé. Le plan, maintenant, c’est de la gagner souvent, la coupe, et on va travailler pas mal fort là-dessus. »

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