Carbonneau: «J'avais le sentiment de m'améliorer de jour en jour» PDF Imprimer Envoyer
Sports - Canadien
Écrit par Marc de Foy   
Mercredi, 18 mars 2009 19:59
Mise à jour le Lundi, 04 mai 2009 19:41

Les farouches partisans de Guy Carbonneau auraient sans doute aimé qu’il profite de la journée de son 49e anniversaire de naissance pour lancer des gâteaux généreusement crémés au visage de ses anciens joueurs. Mais ça n’a pas été le cas.

 
 

Comme il fallait s’y attendre, Carbonneau n’a varlopé personne en commentant son congédiement à la barre du Canadien, neuf jours après les faits mercredi. Il a tout de même échappé deux phrases laissant entendre qu’il reste à écrire l’épilogue de son passage derrière le banc du Tricolore.

«Un jour, la vérité va sortir, a-t-il lancé à brûle-pourpoint.

«J’ai appris, il y a longtemps, qu’il en est toujours ainsi. D’ici là, on va écouter...», a-t-il ajouté avec un sourire en coin.

En termes clairs, le jour où un de ses anciens joueurs se déliera la langue, Carbonneau répliquera.

Les pommes pourries

D’autre part, il a usé de subtilité quand on lui a demandé si le Canadien comptait des pommes pourries dans ses rangs.

«C’est à Bob (Gainey) et à l’organisation de les trouver, a-t-il répondu. Onze joueurs seront admissibles à l’autonomie à la fin de la saison. Il serait peut-être temps de s’en débarrasser si la direction était capable de les remplacer.»

Pour le reste, l’armée de journalistes qui remplissait la salle d’entrevues du Centre Bell a eu beau cuisiner Carbonneau de toutes les façons, l’homme du jour ne s’est pas mis les doigts au feu.

Exemple: comment ça se passait avec Saku Koivu?

«Je ne suis pas ici pour déblatérer contre les joueurs, même si je ne m’attends pas à recevoir des preuves d’amour de leur part», a-t-il dit.

Et Alex Kovalev?

«On jouait au golf ensemble», a-t-il confié à Michel Villeneuve à l’émission Les amateurs de sports, sur les ondes de CKAC.

Carbonneau s’est voulu réaliste, aussi, lorsqu’on lui a demandé s’il avait l’impression d’avoir perdu son vestiaire.

«On sait tous comment les choses se passent dans une équipe, a-t-il expliqué.

«L’entraîneur a le soutien d’un tiers des joueurs, tandis qu’un autre tiers est contre lui. C’est au coach d’essayer de rallier le tiers restant à sa cause.»

 
Pour son 49e anniversaire, Guy Carbonneau s'est retrouvé dans la mire des caméras...
Photo Olivier Jean
 

Personne n’est parfait

Carbonneau avait également une réponse toute prête quand on lui a rappelé les propos de Koivu à l’effet que la communication n’était pas son point fort.

«Je vais répondre par une question, a-t-il lancé aux représentants des médias. Est-ce que j’ai eu de la misère à communiquer avec vous? Il faut deux personnes pour communiquer.

«Quand Bob m’a embauché, il savait à qui il avait affaire. On avait été cochambreurs, coéquipiers et compagnons de trio. Je n’étais pas parfait comme entraîneur. Personne ne l’est. Mais j’avais le sentiment de m’améliorer de jour en jour. J’espérais avoir la chance de continuer.»

En disant ça, Carbonneau reconnaissait qu’il avait encore du travail à faire dans ses rapports avec les joueurs. Cet aspect, a-t-il mentionné plus tard, a pesé dans sa décision d’engager Kirk Muller comme adjoint.

«J’avais à faire un choix entre un entraîneur qui aurait eu la responsabilité de s’occuper des défenseurs ou un adjoint affecté à d’autres tâches, a-t-il rappelé.

«Je recherchais quelqu’un capable de communiquer avec les joueurs et un passionné comme moi. J’avais beau réfléchir à la question, un seul nom me revenait en tête: Kirk Muller. Doug Jarvis fait du bon travail avec les défenseurs. On a connu une saison de 104 points alors qu’il s’acquittait de ses fonctions la saison dernière.

«Mais on se pose des questions à son sujet quand on perd. C’est toujours comme ça.»

Gros merci aux fans

Carbonneau a remercié une foule de gens dans l’allocution qu’il a prononcée avant la période des questions. Il a salué la famille Gillett jusqu’aux membres du personnel de soutien du vestiaire, en passant par Bob Gainey et ses anciens adjoints.

Il a eu même un mot gentil pour les journalistes et surtout pour les fans. Il a été touché en apprenant que la foule avait scandé son nom dans la défaite de son ancienne équipe contre les Devils du New Jersey, samedi dernier.

«C’est toujours flatteur de se sentir appuyé, a-t-il commenté.

«Ça prouve que j’ai fait de bonnes choses. Pas de grandes choses, mais de bonnes choses.»

Gainey pourra-t-il en dire autant dans un mois?

Voir aussi :  Carbo: les années se suivent et ne se ressemblent pas

Carbonneau et l'art de communiquer

Commentaires (4)

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oups...
0
Ouf... une petite erreur de frappe vient de me foudroyé... coach au lieu de coatch SVP!!
Désolé de l'erreur (et toutes les erreurs subséquente de mon texte, je n'ai pas eu le temps de corriger. )
Cedion , mars 19, 2009
CARBO CARBO
0
J'étais au match de samedi contre les Devils du New Jersey et je peux vous dire que ce n'est pas qu'un simple murmure. On pouvait entendre très clairement CARBO!! CARBO!! CARBO!!
J'étais fier de participer! Regarder ce coatch... Ses joueurs lui reproche de ne pas savoir communiquer et pourtant, il vient d'en faire la preuve contraire. Comment de temps cela a-t'il pris avant qu'un joueur sorte pour parler de ce congédiement? Pour ouvertement critiquer Carbo. Pourtant, Carbo n'a pas accusé personne, n'a pas commis aucun faux pas dans son allocution. Il à été exemplaire dans sa communication. Et on lui reproche de ne pas savoir communiqué... ?
Cedion , mars 19, 2009
Rejeté par les anglos
0
J'ai l'impression que Carbonneau a été tassé sournoisement par les joueurs anglophones de l'équipe. Je serais curieux de savoir ce qui s'est dit lors de la promenade de Gainey et Kovalev dans le vieux il y a quelques semaines. Ils se sont pobablement entendu sur le fait qu'il serait plus facile de communiquer entre anglos. À part de ça, Carbonneau semble être trop gentleman avec ses joueurs. Le bon gars, surtout s'il ''speak white'' avec un gros accent sera toujours le premier à se faire poignarder dans le dos. Faut faire partie de l'ethnie dominante.
jacques , mars 19, 2009
La vérité...
0
La vérité et les pommes pourries...
Ça va finir par sortir un moment donné.

Lâchez pas les gars de Rue Frontenac
le site est cool.

P
Prds , mars 19, 2009

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