| Le gala des Jutra – Pas un grand moment de cinéma à la télé |
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| Spectacles - Télévision | |||||
| Écrit par Caroline Roy | |||||
| Dimanche, 28 mars 2010 23:02 | |||||
| Mise à jour le Dimanche, 28 mars 2010 23:13 | |||||
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On nous avait promis un gala des Jutra magique. Y avait-il un magicien dans la salle ? Visiblement, non car la magie n’a pas opéré durant ce gala, dédié au cinéma québécois et présenté dimanche soir à la SRC.
D’abord, il n’y a pas eu de numéro d’ouverture. En fait, le numéro d’ouverture s’est avéré le discours de Sylvain Lafrance avec Patrice L’Ecuyer qui le parodiait à ses côtés. S’en est suivi un monologue de l’animateur, qui se voulait drôle et sympa, mais qui n’a pas réussi à réchauffer suffisamment le public réuni à la Tohu. L’Ecuyer a profité de l’occasion pour lancer un message au ministre du Patrimoine canadien, James Moore, qui ne se présente pas souvent dans les galas québécois. « M. Moore, nous avons besoin de vous. We need more », a dit l’animateur. Espérons que le ministre a compris qu’il devait soutenir davantage le cinéma de chez nous. Pour notre plus grand plaisir, c’est Anne Dorval qui a été couronnée en premier pour son rôle dans J’ai tué ma mère. À bout de souffle, ébranlée, émue (le mot est faible) et sur le bord des larmes, elle a remercié à maintes reprises le réalisateur Xavier Dolan. Des remerciements fidèles à la personnalité publique que projette cette actrice.
Au chapitre des remerciements appréciés, soulignons aussi ceux de Sandrine Bisson, qui a remporté un Jutra pour son jeu dans le film 1981. La comédienne avait écrit ses remerciements sur son bras. Une judicieuse idée car elle les aurait sans doute oubliés dans son énervement. Du côté masculin, c’est Xavier Dolan qui remporte la palme des remerciements les plus sentis. Quelques difficultés Quelques difficultés techniques ont nui à la première portion du gala. La transmission Web sur le site de Radio-Canada n’a pas fonctionné pendant les 40 premières minutes. Sans compter que les gagnants étaient plongés dans le noir lors de la remise des premiers prix. Au petit écran, on voyait à peine leur visage. Le son aussi était inégal. Est-ce moi ou il fallait modifier constamment le volume de la télévision pour bien entendre ? Se voulant discret mais efficace, l’animateur Patrice L’Ecuyer était toutefois mal servi par des blagues qui tombaient trop à plat. L’hommage au distributeur René Malo n’avait pas l’air d’un hommage, tellement il manquait d’émotion. Danielle Proulx et le président de Téléfilm Canada semblaient lire leur texte sur le télésouffleur. Au passage, René Malo a demandé au ministre Moore de légiférer contre le piratage des films. Cet hommage aura au moins servi à passer ce message.
Des numéros musicaux Quelques numéros musicaux ont pimenté la soirée. Le plus réussi ? Celui de Benito Trogi, père du cinéaste Ricardo Trogi, qui est venu jouer de l’accordéon sur les images du film 1981. Au chapitre des moments moins fameux, mentionnons l’exposé du film Polytechnique sur la musique de Benoît Charest. Sobriété ne doit pas rimer avec ennui. Dommage. Les cinq comédiennes en nomination comme meilleure actrice ont osé pousser la chansonnette, entre autres, sur la chanson-thème du film Les Boys. Était-ce une bonne idée ? Sans doute, mais à part Marie-Thérèse Fortin, elles faussaient trop dans les circonstances. Bref, la 12e soirée des Jutra s’est révélée inégale pour les téléspectateurs. Malgré quelques bons moments, l’ensemble manquait de flamboyance pour un gala célébrant le cinéma.
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Commentaires (2)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires Le piratage des films est un problème au Québec?
Quel piratage de films Québécois? Ceux qui sont intéressants on va les voir au cinéma, et les autres on les loue ou bien on ne les écoutes pas. Anyway, pirater c'est tellement last century. En 2010, je vais chercher mes films(4-5$), ma musique(1,29$) et mes séries télévisées(3,49$ par épisode) sur iTunes... Alors l'histoire du piratage c'est plus une méthode pour soutirer de l'argent du contribuable pour l'envoyer à ceux qui se graissent avec.
C'est aux producteurs/distributeurs de films de se mettre à la page, et de s'adapter au marché, aucune législation contre le piratage n'a fonctionné jusqu'à ce jour au Canada. Ecrivez un commentaire |
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