| Silence radio et Daily Miracle – Deux prises de parole hors des sentiers battus |
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| Spectacles - Théâtre | |||
| Écrit par Claudia Larochelle | |||
| Dimanche, 07 février 2010 16:09 | |||
| Mise à jour le Dimanche, 07 février 2010 17:11 | |||
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La fête sauvage, Autobahn, Betty à la plage… C’est au Théâtre de la Banquette arrière, une compagnie au nom qui inspire de bien belles affaires, parfois déjantées, souvent audacieuses, mais jamais hermétiques, qu’on doit la présentation ici de ces pièces. Sur une banquette arrière, tout est possible, n’est-ce pas ? Cette gang de créateurs nous le rappellera encore avec Silence radio, une œuvre collective qui garde ces jours-ci éveillés la comédienne-auteure Sophie Cadieux et le metteur en scène Geoffrey Gaquère, rencontrés entre deux répétitions.
Ce dernier collabore d’ailleurs pour la première fois avec le groupe formé en 2001 par dix finissants du Conservatoire d’art dramatique. Les années ont filé, ils ont eu 30 ans, certains sont devenus parents… Ce petit troupeau tricoté serré ne s’est pas assagi pour autant. La mine coquine d’une Sophie Cadieux qui ne vieillit pas le confirme. On est loin de la « matantification ». Très loin. Facile de les imaginer autour d’une, deux ou trois bières. Entre eux, la chimie des années de scolarité règne encore, et les idées fusent plus que jamais. Comme il y a plusieurs mois quand ils sont partis chacun de leur côté pour écrire et inventer des personnages en s’inspirant très librement du mythe d’Icare. Une jeune fille en perte de sens, une cosmonaute russe, une professeure de chant classique, un voyant charlatan, un homme diffusant une émission de radio des bas-fonds de la ville, un autre obsédé par les théories du complot et une apparition fantomatique dans la fenêtre d’un penthouse sont nés, tous liés entre eux par cette même soif d’absolu.
À quelques décalages près « Comme c’étaient des solitudes, il fallait trouver une manière de les entrecroiser et d’obtenir une sorte de fil conducteur pour ne pas que ça devienne des sketchs. On est plongé dans une métropole où il ne pleut pas. Ça ressemble à chez nous, mais il y a quelque chose d’un peu décalé », relate Sophie Cadieux. Mathieu Gosselin, la plume-phare du groupe, a harmonisé le tout au final, et Geoffrey Gaquère a été l’heureux élu pour mettre en scène cet univers particulier. « On aime son esprit fulgurant. Il a aussi ce souci de l’espace qui est important dans la création d’un univers », poursuit-elle au sujet de Gaquère. Lui a aimé la poésie du texte, les images que ça inspirait et les échanges avec le collectif qu’il estime, capable de se retourner vite, apte à prendre toutes sortes de directions et à marcher hors des sentiers battus. « J’ai très vite imaginé un plateau où tout se mélangeait : lampe sur pied, chariot, échelle, ventilateur… Je voulais aussi laisser la liberté d’imaginer aux spectateurs. Le théâtre est presque un des seuls endroits où les personnes peuvent se faire leur propre monde. » Silence radio, un texte collectif interprété par Amélie Bonenfant, Sophie Cadieux, Rose-Maïté Erkoreka, Mathieu Gosselin, Patrick Hivon, Jean-Sébastien Lavoie, Anne-Marie Levasseur, Lise Martin et Éric Paulhus, est présenté à l’Espace Libre du 18 février au 6 mars. En attendant le miracle D’une prise de parole à une autre, rappelons aussi que ceux que la situation des médias écrits intéresse ont rendez-vous jusqu’au 14 février avec The Daily Miracle, une pièce de l’ancien journaliste et pupitreur à The Gazette, David Sherman. C’est le Bain St-Michel qui revêt ces jours-ci des allures de salle de rédaction. Une salle bien particulière puisqu’ils ne sont que quatre à faire rouler la machine et à sortir la nouvelle au jour le jour. Dehors, c’est la tempête – à l’intérieur aussi –, rien ne va plus… Quels lendemains réserve-t-on au traitement de la nouvelle et à ce journal qui n’affiche plus les mêmes couleurs qu’à une certaine époque ? Arthur Holden, Ellen David, Howard Rosenstein, Sheena Gazé-Deslandes et Jean-Guy Bouchard sont les acteurs de cette comédie imaginée par Sherman, qui connaît très bien le sujet. Guy Sprung en signe la mise en scène. Notons aussi que les recettes amassées le 31 janvier dernier étaient versées à notre cause. So-so-so… Consultez le site Web de la compagnie théâtrale pour obtenir plus d’information.
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