Monkey Junk à L’Astral pour du vrai blues PDF Imprimer Envoyer
Spectacles - Musique
Écrit par François Robert   
Lundi, 08 février 2010 15:38
Mise à jour le Lundi, 08 février 2010 16:23

Le blues band Monkey Junk, d’Ottawa, a le vent dans les lianes. Le chanteur Steve Marriner a obtenu le Maple Blues Award du meilleur harmoniciste en 2009. La même année, le groupe a terminé au troisième rang de l’International Blues Challenge à Memphis (Tennessee), qui réunissait plus de 100 bands et ils ont lancé avec succès leur premier album Tiger In Your Tank. Le 18 janvier dernier, ils ont raflé cinq Maple Blues Awards, encore plein de sève, et ils sont en nomination au 31e gala des Blues Music Awards de mai prochain à Memphis, dans la catégorie Best New Artist Debut (artiste de la relève).

Ajoutons à leur curriculum vitae leur prestation au Festival Blues sur Seine, à Mantes-la-Jolie, en novembre dernier et Monkey Junk est prêt à passer son examen à L’Astral, où ils seront en spectacle mercredi 10 février, dans le cadre de la série Mercredis Blues.

Et ce qui est de bon augure, c’est qu’ils ont hâte de jouer à Montréal.

« On connaît bien Montréal, on était au Festival de jazz l’été dernier. Montréal est une ville qui vit la culture, qui respecte l’art. C’est un des meilleurs endroits dans le circuit du blues et de la musique en général », indique Steve Marriner, en entrevue téléphonique.

Des recrues expérimentées

Monkey Junk, ce sont trois « vieilles » recrues : Steve Marriner, Tony D (pour Diteodoro) à la guitare et Matt Sobb à la batterie. À eux trois, ils totalisent plus de 50 ans d’expérience. Et comme on n’apprend pas à un vieux singe comment faire des grimaces, on peut s’attendre à entendre le cri primal du blues avec eux.

 

Steve Marriner, Matt Sobb et Tony D forment Monkey Junk. Ils sont en spectacle à L’Astral, le mercredi 10 février.


Marriner a longtemps évolué avec Harry Manx et la jolie Sue Foley. Il a fait beaucoup de studio, notamment avec David Gogo. Décidément, le monde est petit. Tous ces artistes semblent faire des tournées à Montréal, à la queue leu leu. Tant mieux pour leurs fans.

Le guitariste Tony Diteodoro a eu son propre band pendant plusieurs années et a, à son actif, huit albums. Il a côtoyé, entre autres, Buddy Guy et Bernard Allison. Les Forces armées canadiennes ont apprécié sa tournée en Bosnie, dans les années 1990.

Le batteur Matt Sobb, quant à lui, sonne la charge depuis qu’il a donné du rythme aux enregistrements de Jeff Healy, de Kim Wilson et de David Gogo. Il a la force de sa jeunesse au bout de ses baguettes. Il peut donner toute une « ride » à ses cymbales.

Monkey Junk jouera presque toutes les chansons de son dernier album Tiger In Your Tank.

Marriner savoure encore les premières expériences du groupe qui a vu le jour grâce à l’amitié qui existait entre trois bons chums qui partageaient
les mêmes goûts musicaux.

« Chacun de nous faisait carrière de son bord. On se voyait quelquefois pour jouer ensemble, puis du jour au lendemain, le ciment a pris. Monkey
Junk est né », dit-il.

« On ne cherchait pas à jouer du blues à tout prix. C’est venu naturellement. Avec beaucoup de respect pour les différents styles, que ce soit du boogie ou de la complainte.

« C’est ce qui nous a animés quand on est allés à Memphis, pour participer à un concours international. On y allait pour faire du bruit et se faire entendre. On voulait gagner », raconte Marriner.

« On s’est retrouvé sur Beale Street (artère principale de Memphis et historique incubateur de blues) à jouer notre musique. On avait des frissons à penser à toutes les grandes vedettes qui ont déjà foulé le même sol », ajoute-t-il.

« Nous avons terminé au troisième rang. On était plus de 100 bands. Chaque groupe avait 25 minutes pour sa prestation. C’est quelque chose qu’on n’oubliera pas. Faut croire que les Américains n’ont pas oublié non plus, parce que nous sommes en nomination au prochain gala des Blues Music Awards, qui aura lieu à Memphis en mai prochain », conclut Steve Marriner.

Monkey Junk ne veut pas travestir le blues des Son House, Willie Dixon et James Carr, leurs influences.

Ils seront donc fidèles au tracé qui les a menés au succès à Memphis. Ils sont encore « en feu » et se promettent de mettre L’Astral au diapason de leur boogie. Un vrai Mercredi blues en perspective.





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