| Yves Lambert: «Les journalistes sont dus pour un examen de conscience» |
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| Spectacles - Musique | |||
| Écrit par Philippe Meilleur | |||
| Jeudi, 26 novembre 2009 19:37 | |||
| Mise à jour le Jeudi, 26 novembre 2009 20:55 | |||
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Conseil aux collègues journalistes: n’invitez pas l’amoureux de la musique trad Yves Lambert à votre party du temps des fêtes. Écoeuré par l’accueil critique réservé à son nouveau disque de duos, Bal à l’huile, l’ancien chanteur de La Bottine Souriante ne mâche pas ses mots pour dénoncer la « gang d’incompétents » qui pollue, selon lui, les médias québécois.
Disons qu’on ne s’attendait pas à ça cet après-midi lorsqu'on a joint au téléphone le d'ordinaire très sympathique Yves Lambert à sa résidence de Sainte-Mélanie. L’entrevue portait sur le lancement de son nouvel album, Bal à l’huile, sur lequel il entonne des airs traditionnels aux côtés d’artistes établis comme Éric Lapointe, Natalie Choquette, Daniel Boucher et Laurence Jalbert. Tout allait bien, jusqu’à ce qu’on mentionne à l’artiste ce texte pondu par David Desjardins, de l’hebdomadaire Voir, dans lequel le chroniqueur associe l’ex-leader de la Bottine à un animateur de radio « condamné à la même putasserie qui consiste à faire croire aux gens un truc qu'on ne pense pas une seconde pour payer ses bills ». Le chanteur est alors sorti de ses gonds. Littéralement. « Qu’il mange d’la marde, ostie! a-t-il rétorqué du tac au tac, visiblement en colère. Je ne m’attends plus à rien des médias, de toute façon. Les journalistes sont devenus des vedettes carriéristes, et je n’ai pas à attendre après eux pour créer. On parle d’une commission d’enquête pour le domaine de la construction, mais je pense que c’est surtout les journalistes qui sont dus pour un examen de conscience. Ils devraient se donner la peine de réfléchir, de travailler leur sens de l’analyse, au lieu d’être une gang de ti-culs incompétents. » Ouch.
Grande qualité Yves Lambert ne s’en cache pas : il avait certaines visées commerciales avec Bal à l’huile. Là où il décroche, par contre, c’est lorsqu’on lui reproche de ne pas être honnête dans sa démarche artistique. « Le marché québécois est comme ça, explique-t-il, les gens aiment entendre leurs vedettes. Oui, je veux vendre des disques, et je pense que c’est normal pour un artiste. Mais je n’ai pas fait ça sur le coin d’une table en un avant-midi! Mon disque est de grande qualité, il est très assumé et j’y ai travaillé très fort. Ce n’est pas qu’un disque de duos, ce sont des rencontres qui ont fait sortir chacun de nous de nos zones de confort. Notre musique est sans cesse volée, pillée sur Internet, et ce genre de projet est une façon de nous regrouper et de collaborer pour s’entraider. » Mais le bon vieux Yves Lambert, qui se décrit lui-même comme « un guerrier, un kamikaze de la musique », n’est pas du genre à se laisser abattre. Son disque, martèle-t-il, est une œuvre joyeuse créée dans une ambiance de travail sereine. « Je voulais revaloriser le répertoire traditionnel en l’actualisant, dit-il. Sur la rivière, par exemple, a été revisitée pour en faire une réflexion environnementale. Il y a aussi la chanson L'Ivrogne et le Pénitent, que je fais avec Éric Lapointe. Il y a là-dedans une dualité entre le monde des excès et celui de l’abstinence, entre la frustration et les bons sentiments. Une grande force symbolique se dégage de ces morceaux. » Pour la scène, deux options s’offrent maintenant au maître du trad québécois : soit qu'il créera un spectacle à grand déploiement avec ses invités et qu'il l’offrira à un gros festival ou à la télé, soit qu'il travaillera sur un nouveau concept avec son Bébert Orchestra pour une rentrée automnale. En attendant, Yves Lambert donnera quelques représentations de son spectacle pendant le temps des fêtes, avec Marco Calliari. « Ça fait trois ans qu’on le fait et on a toujours autant de plaisir », dit-il. On n’osera pas le contredire.
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Commentaires (8)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires Savoir de quoi on parle
Beaucoup de bruit autour de toute cette histoire. Au lieu d'y voir seulement des visées commerciales, personne ne voit dans la démarche de Lambert une façon d'emmener le grand public vers sa musique traditionelle. Est-ce qu'on réalise que si on demande au québécois moyen ce qu'est la musique traditionelle, il répondra souvent Beau Dommage ou Mes Aieux. On veut faire un pays mais on ne prend même pas le temps de connaître nos racines. Alors Bravo Lambert pour cette initiative! Pour ce qui est du journaliste(je ne sais pas si c'est le mot qui s'applique) Pascal-Pierre Fradette(voir commentaire ci-haut), je n'ai jamais entendu un jugement aussi réducteur et ignorant sur la musique trad. Le ton de son propos est colonisateur, méprisant et teinté d'une grande ignorance. Ce genre de critique sort souvent de la bouche de gens qui ne se sont jamais donné la peine d'écouter de la vrai musique trad. Mais bon, à défaut d'avoir une vrai démarche journalistique, ce fils spirituel de Jean-Luc Mongrain qui carbure au sensationalisme et à la démagogie profite de la tribune internet pour nous faire étalage de son mépris du Québec. Si l'internet n'existait pas, je ne crois pas qu'on laisserait ce fou furieux déverser son imbécilité dans la presse écrite. Pascal-Pierre Fradette ne fait que légitimer et donner raison à Lambert dans sa sortie contre les journalistes. Ça valait donc la peine tout ça!
Jean Desrochers musicien Pauvre M. Fradette
Quel manque de culture et d'ouverture. Ont vous l'à tu dis? Retourner dont chez vous, le peuple québécois n'a pas besoin d'ignorant comme vous...
Vous parlez de délicatesse alors que vous vous exprimez comme un âne! réponse à monsieur Fradette
Vous reprochez à M. Lambert de généraliser sur les journalistes et vous, vous généraliser sur la musique et le peuple québécois en entier !!
Ça sent la frustation. Avez vous des comptes à régler avec M.Lambert ou vos autres problèmes avec notre belle, ouverte et talentueuse société québécoise? Etes vous vraiment journaliste pour écrire de tels propos? Je me le demande! RespectHum, hum! Il ne faut mettre le blâme sur nos artistes mais plutôt sur nos gouvernements qui subventionnent (dans une direction) notre culture. Mais vous les journalistes, devriez savoir ça... N'êtes vous pas les premiers renseignés? J'en doute! Il faut que cela cesse ce journalisme provocateur, vide de contenu, noirciceur de pages blanches pour un journalisme libérateur de frustrations. Vous pointez du doigt nos artistes comme si c'était des criminels ou des violeurs d'enfants. Faites attention à nos artistes qui apportent divertissement et réconfort à notre société... Vous savez très bien (n'êtes vous pas journalistes) que comme peuple, nous avons le choix d'acheter autant à droite qu'à gauche d'un marché riche qui peut plaire à tout le monde. Respecter votre peuples, mesdames et messieurs les journalistes et n'essayez pas de nous faire à croire (en faisant rien), que vous êtes l'élite de la société. Si vous êtes si "smart" que ça, essayez donc d'écrire une chanson qui fera l'unanimité| ...
«Kamikaze de la musique». J'espère que c'est la dernière fois qu'on entend cette expression-là. Ça n'a aucun sens aujourd'hui.
Bien raison Monsieur Lambert
J'ai pris connaissance de l'article dont vous faites mention, et juste à lire les commentaires qui le succède démontrent clairement que c'est l'opinion d'une minorité.
Qu'est-ce que ça change que ce soit un album de reprise, RIEN! Il y a surement un créneau et surtout des acheteurs à qui se sera un bonheur d'écouter ces albums. Est-ce c'est moi qui comprend pas? J'ai l'impression qu'on essaie de me faire comprendre que parce que c'est populaire c'est automatiquement pas bon et qu'on ne devrait pas appelé ça de la Culture! Mais encore là, chacun a droit à son opinion! Moi je partage celle de Monsieur Lambert! Ecrivez un commentaire |
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