| Elisapie Isaac - une étoile polaire bien scintillante |
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| Spectacles - Musique | ||||
| Écrit par Philippe Renault | ||||
| Vendredi, 18 septembre 2009 15:18 | ||||
| Mise à jour le Vendredi, 18 septembre 2009 16:33 | ||||
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Elisapie Isaac fait ses premiers pas à titre d'artiste solo en lançant l'album There Will Be Stars. Sa pop-folk où se côtoient ensoleillement et mélancolie contraste avec son premier projet, Taima, donnant une nouvelle couleur à sa voix nordique.
Cette aventure en solo, la chanteuse originaire du Nunavik ne l'avait pas planifiée. Après avoir connu un honorable succès avec le duo Taima, qu'elle a créé en 2001 avec le guitariste Alain Auger, elle se destinait à poursuivre cette aventure. «On avait commencé à composer notre deuxième album. Mais le feeling n'était pas là. Je ne sentais pas que c'était un bon moment et on ne pouvait pas forcer les choses. Ça prend beaucoup de volonté pour créer. Alain et moi ne sommes pas du tout en chicane. C'est juste que lorsque nous avons créé Taima, il y avait cette connexion très intense. On la sentait moins pour le deuxième disque», relate-t-elle. Mais l'appel de la musique était trop fort pour qu'elle s'efface. «Je me suis ramassée avec une espèce de vide. À ce moment, c'était comme si je recommençais à zéro. Ça m'a fait du bien», mentionne celle qui a également fait sa marque comme cinéaste. Pop colorée La première chanson qu'elle a composée est Why Would I Cry, septième piste de l'album. Il s'agit en quelque sorte du point de départ de There Will Be Stars. «Cette chanson était significative de ce que j'avais le goût de faire», résume-t-elle.
De la pop colorée. Voilà ce que la chanteuse désirait. «J'écoutais du Peter, Bjorn & John et j'aimais ce son suédois. Puis, mon amour pour ABBA est revenu. Pourquoi rions-nous de ce groupe, qui avait des mélodies incroyables? Il faut l'écouter au premier degré. Mais j'aime aussi le folk et le country, qu'on ne peut pas écouter au premier degré. Il fallait donc que je mélange les deux approches. J'avais peur de trop aller dans les deux directions, mais on m'a convaincue que c'était correct si j'avais un bon fil conducteur», souligne-t-elle. Et ce fil conducteur, il s'appelle en partie Éloi Painchaud. Par sa réalisation et ses arrangements de guitares, il a grandement contribué à définir les sonorités de l'album. Et à ce dernier, il faut ajouter une impressionnante brochette de collaborateurs comprenant Antoine Gratton (arrangements de cordes, claviers), Martin Léon (composition), Pierre-Philippe «Pilou» Côté (claviers), Rubbie Kuster (batterie) et Fredric Gary Comeau (paroles, Nothing In This World Is Free). «C'est vrai que d'avoir des collaborateurs comme ça, ça fait partie de la beauté d'évoluer en solo. Mais en réalité, ce sont avant tout des amis sur qui je peux m'appuyer», explique Elisapie. Desjardins et Lapointe L'un des apports les plus marquants du disque, c'est sans contredit la combinaison Richard Desjardins / Pierre Lapointe, qui ont offert «On m'en a beaucoup parlé. Ça s'est même rendu à Richard (Desjardins), qui m'a ensuite écrit. Moi-même, quand j'ai lu ce texte, j'ai pleuré. J'étais sous le choc de voir à quel point il était allé loin. C'est tellement bien écrit», dit-elle. Quant à la musique de Lapointe, elle affirme qu'il lui fallait «quelqu'un qui a une facilité à créer de belles mélodies. Nous avons essayé de composer la musique nous-mêmes, mais ça n'a pas marché. Pierre Lapointe était très occupé à ce moment. Il faisait Mutantès. Il ne voulait pas au début, mais quand il a vu le texte, il a fait la musique en une semaine», raconte-t-elle. Il sera possible d'entendre cette douce mélancolie, mais aussi les nombreuses mélodies rayonnantes d'Elisapie mardi prochain, à l'occasion du lancement de There Will Be Stars, au Cabaret Juste pour rire. Par la suite, la chanteuse offrira une série de représentations dans des maisons de la culture montréalaises, avant de plancher sur une véritable tournée pour le printemps prochain.
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