| Sherazade: une première envoûtante |
|
|
|
| Spectacles - Musique | |||
| Écrit par Agnès Gaudet | |||
| Mercredi, 11 mars 2009 23:23 | |||
| Mise à jour le Vendredi, 17 avril 2009 19:02 | |||
|
Pendant que le vent balayait les rues, l'Olympia de la rue Sainte-Catherine brillait de tous ses feux mercredi soir, alors que la troupe de Sherazade offrait une première envoûtante digne des contes des Mille et une nuits.
Sherazade, les mille et une nuits s'ouvre sur fond de harem (les filles, vous pouvez y emmener vos chums, ils vont adorer). Derrière un voile dansent une demi-douzaine de «Jinny», et sur l'avant-scène est posée une lampe, celle qu'on sait déjà magique. Et puis, le vizir du sultan s'amène pour nous raconter l'histoire: le méchant sultan au cœur meurtri tue une femme chaque soir pour venger sa peine, mais Sherazade, la fille du vizir, parviendra à le distraire de sa triste vengeance en lui racontant des histoires, soir après soir. Un filon d'or La mise en scène de Sherazade est impeccable, léchée même. Yves Desgagnés réussit à nous distraire du début à la fin. Sans trop charger la scène, il exploite ce filon d'or de l'Orient avec la touche du maître. Il trouve même le tour de nous surprendre dans cette mer de foulards, de rideaux, de fenêtres, de lampes et d'arches avec l'ajout d'un mur de tissu quasi magique où disparaissent et apparaissent des personnages. Le numéro des «filles du harem» prisonnières, jambes et bras, des bandes de tissu est particulièrement réussi. Les chanteurs de Sherazade sont dans le ton. Rita Tabbakh fait une séduisante Sherazade et Philippe Berghella, un solide sultan. Caroline Marcoux, qui interprète Jasmina, la sœur de Sherazade, est touchante avec sa petite voie brisée. Quant à Cassiopée, qui campe le rôle de la sorcière, elle ajoute une note de fraîcheur. Les mélodies rappelle parfois Don Juan et même d'autres succès de comédie musicale. On ne réinvente pas ici la roue. Les paroles, simples mais justes, deviennent sur scène d'une grande efficacité. Sherazade, les mille et une nuits, c'est finalement une grande histoire d'amour, caresses et soupirs compris, qui, contrairement à Don Juan, se termine plutôt bien. Danseuse du ventre On ne peut parler des Mille et une nuits sans danseuse du ventre, et la production en a déniché une fameuse, Amelia, dont les petites graisses autour du nombril feraient rougir d'envie les maigres mannequins des estrades de mode. La production est d'ailleurs tout au long ponctuée de chaudes chorégraphies. Quant aux arrangements musicaux signés Guy St-Onge, ils comblent parfaitement notre faim d'exotisme et nos attentes. C'était grand soir de première à l'Olympia, et plusieurs têtes d'affiche y étaient. Des noms du théâtre tels Raymond Bouchard, Jean-François Pichette, Émilie Bégin venus encourager un des leurs, Yves DesGagnés. Des gens de la comédie musicale, tels Jean-François Breau et Marie-Eve Janvier, qui ont personnifié Don Juan et sa belle Marie. Des gens de la radio Énergie et RockDétente tels Mitsou, Chantal Lacroix, André Robitaille, Éric Salvail, Marina Orsini et Jean-Michel Anctil, puisque l'événement était notamment présenté par la radio satellite Sirius. Également présents, la grande Ginette Reno, au bras de son Carlos, de même que Maxim et Vanessa, les exclus de Star Académie.
Partager
Envoyer par courriel
Commentaires (2)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires Ecrivez un commentaire |
Aussi sur Rue Frontenac - Spectacles
- FFM — La Scientologie encore démasquée
- Un concert historique pour Kent Nagano et l'OSM
- Huis Clos: le courage de débattre en public
- Bus Palladium — Charmant mais oubliable
- Yann Martel — Un regard animalier sur l'Holocauste
- Les 40 ans de la Crise d'octobre — Les Zapartistes rejouent le procès des cinq
- Venise — La Pologne qui s’enfonce
- Tête de Turc —Thriller percutant
- Pleine Lune sur Ontario — Tant pis pour les automobilistes!
- Jean-Marc Vallée tourne Café de Flore
- La SOCAN dévoile les finalistes au prix ÉCHO
- Les Hasbines remettent ça pour une troisième saison
- Le troisième Stray Cat en ville en un an
- FFM: Tannöd ou la ferme maléfique
- FFM: un Caméléon inquiétant
- V installe tranquillement sa programmation
- La vérité... selon TVA
- 12 hommes rapaillés : un deuxième volet qui pourrait mener loin
- L'OSM et Luck Mervil pour Haïti
- Un mariage à trois bavard et ennuyant






























