| De nouveaux livres controversés se retrouvent dans les étagères des bibliothèques du Québec |
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| Nouvelles générales - Société | ||||
| Écrit par Valérie Dufour | ||||
| Dimanche, 26 avril 2009 17:50 | ||||
| Mise à jour le Dimanche, 26 avril 2009 23:40 | ||||
Magnétothérapie, iridologie, biologie totale, reiki, phrénologie. Les bibliothèques publiques du Québec ne font pas qu'acheter des romans et des bandes dessinées, leurs étagères regorgent de livres sur la médecine alternative et d'essais sur la croissance personnelle, l'affirmation de soi et la psychologie populaire.
RueFrontenac.com a en effet pu constater que ce type d'ouvrages a fait sa niche dans les collections des bibliothèques québécoises. Dans l'ensemble du réseau public, il y a notamment: • 69 notices sur l'astrologie médicale; • 101 notices sur la réflexologie; • 433 notices sur le reiki, une technique de massages énergétiques transmis par Usui à la suite d'une apparition qui lui fit connaître tous les grands mystères de l'univers et qui guérit miraculeusement les malades; • 19 notices sur la magnétothérapie, une branche de la médecine non traditionnelle qui prétend soigner des maladies avec des aimants... • 104 notices sur l'iridologie, une branche de la médecine non traditionnelle qui prétend que les motifs, les couleurs et les autres caractéristiques de l'iris donnent des indices sur la santé du patient. La bosse des maths Sur le répertoire virtuel des bibliothèques montréalaises, on trouve également 9 notices sur la phrénologie (dont des achats récents), une pseudoscience qui a connu ses heures de gloire au XIXe siècle et qui prétendait que les bosses du crâne d'un être humain reflètent son caractère. C'est de cette fausse croyance qu'est née l'expression avoir la bosse des maths. «Pendant des décennies, on avait des bibliothèques sans livres et on hurlait pour avoir du personnel qualifié. Maintenant que les bibliothèques ont des budgets, les bibliothécaires devraient utiliser leur gros bon sens pour faire les achats parce que dans tout le lot de nouveautés, on trouve un paquet de niaiseries», soutient le journaliste indépendant Claude Marcil, qui a été le premier, sur son site Internet kiosquemedias.com, à tirer sur la sonnette d'alarme. Ce journaliste d'expérience est un rat de bibliothèque. «À la bibliothèque de Côte-des-Neiges, j'ai vu un livre sur l'urinothérapie. Il y a trois hôpitaux dans le quartier et il y a un livre qui dit aux gens comment se soigner en buvant leur urine au lieu d'aller se faire soigner par des professionnels. Je ne comprends pas», insiste-t-il. Biologie totale À Bibliothèque et archives nationales du Québec (BAnQ), on peut même trouver une série de livres de Gérard Athias, un docteur en médecine douce, dont quatre essais sont destinés aux enfants. Par le biais de bandes dessinées, ces ouvrages de biologie totale expliquent notamment que Thomas est allergique au pollen parce qu'il a peur d'une séparation définitive et que sa mère est parfois chaleureuse, parfois froide et que la varicelle de Clémentine est la conséquence d'une séparation et d'un changement de regard sur la mère. Les titres des deux autres ouvrages: Histoire de Camille: j'ai une allergie aux poils de lapin et Histoire de Jade: j'ai un herpès labial. «J'ai regardé notre banque de données pour voir si ce genre de titres était disproportionné dans nos achats, et ce n'est pas le cas. Ces essais représentent un tout petit pourcentage dans l'ensemble de nos collections et moins de 5% de nos acquisitions», explique Maryse Trudeau, directrice des acquisitions et du traitement des documents de la collection de prêts et référence de BAnQ. La Bibliothèque nationale est la plus grande bibliothèque du Québec. Chaque année, l'établissement de la rue Berri achète près de 75 000 livres – dont 5000 livres québécois − en français, en anglais et dans d'autres langues et son budget d'acquisition est de 2,5 millions de dollars annuellement. En 2007-2008, la bibliothèque a comptabilisé 4,6 millions de prêts. «On suit de près ce qui se fait dans l'édition, et c'est sûr qu'il se publie beaucoup de ce genre d'ouvrages. La population générale s'intéresse à la croissance personnelle et à la psychologie populaire, alors on achète ce genre d'ouvrages. Dans nos plans d'acquisitions, on couvre tous les domaines du savoir. On vise à avoir une collection équilibrée», précise Maryse Trudeau. Des achats de 30 M$ par an En 2007, le budget des 125 bibliothèques publiques autonomes du Québec a totalisé 218,7 M$. De ce montant, quelque 30 M$ ont été consacrés à l'acquisition de livres et autres documents pour enrichir les collections, soit près de 14% du budget. La quasi-totalité du financement de ces établissements provient des municipalités et du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine (MCCC). «La sélection des livres achetés est toujours faite par une bibliothécaire. Et chaque établissement fait des choix en fonction de la clientèle qu'il dessert. (…) Selon leur grosseur, les bibliothécaires vont chez leur libraire chaque semaine ou chaque mois pour choisir de nouveaux titres», précise Suzanne Payette, présidente de l'Association des bibiothèques publiques du Québec (ABPQ)... «Souvent, il y a des achats qui sont faits parce qu'un usager nous le demande. C'est assez rare qu'on refuse, à moins que l'ouvrage soit trop cher ou qu'on pense qu'une seule personne va le lire.» Massez vos animaux À la Biblothèque de Chambly, qui répertorie ses nouveautés sur son site Internet, nous avons noté l'achat des ouvrages suivants au cours des derniers mois: • Massages pour chiens et chats* • Comment rencontrer l'âme soeur sur Internet • Maigrir par la cohérence cardiaque • Le principe du petit pingouin: souffrez-vous de suradaptation • Dessiner des morts-vivants, zombies, fantômes et autres créatures des catacombes • Les cactus aussi ont besoin d'eau: le plaisir, le plus efficace des antidotes au stress • Ping: une grenouille en route vers l'océan: une fable sur le dépassement de soi et l'atteinte de ses objectifs «Les livres sur l'épanouissement personnel et l'affirmation de soi sont populaires, tout comme les livres de recettes, de jardinage et d'horticulture. C'est ce que les gens veulent, alors on achète ces livres. Mais le nombre de ces titres n'est pas disproportionné par rapport aux autres sujets dans notre collection», explique Carole Mainville-Bériault, responsable de la Bibliothèque de Chambly. En 2008, sa bibliothèque a acheté près de 5000 livres dans tous les domaines et elle trouve donc normal que des essais comme celui sur les massages pour les animaux de compagnie se trouvent sur ses étagères. «Nous n'avons pas le droit de faire de la censure, sauf pour des ouvrages qui feraient de la propagande haineuse, qui prôneraient le racisme ou le sexisme. Il y a des clientèles pour ce genre de livres. Nous avons même un livre qui montre aux gens comment faire des biscuits et de la nourriture pour les chiens. Ça existe, et je fais des choix en fonction de la clientèle, pas en fonction de mes valeurs ou de mes goûts. Une bibliothèque, c'est un peu comme une encyclopédie générale. Il faut avoir un peu de tout pour satisfaire à peu près tout le monde. Nous ne sommes pas une bibliothèque universitaire», souligne Mme Mainville-Bériault.
Prénoms et plantes d'Australie «On n'est plus dans l'esprit ouvert, on est dans le grand écart. (…) Le seul vrai rôle des bibliothécaires, c'est de choisir les livres à acheter. Si leur critère de choix est que ça prend de tout pour faire un monde, ça ne donne rien d'avoir des bibliothèques publiques», tranche Claude Marcil. Il raconte avoir récemment vu un livre sur la sexualité des prénoms, qui prétend que le prénom choisi pour un enfant influera sur sa sexualité. Vérification faite, il a constaté que cet ouvrage était disponible dans une dizaine de bibliothèques publiques. «C'est n'importe quoi. C'est pire que l'astrologie, car on peut au moins dire qu'il y a des astres dans le ciel. On achète les yeux fermés.» Un autre exemple? M. Marcil a trouvé un essai sur les plantes qui peuvent améliorer la vie sexuelle. «En regardant le livre quelques minutes, j'ai vu qu'il était traduit de l'anglais et que l'auteur était australien. Et devinez quoi, il n'y a pas une plante qu'on pouvait trouver ici. Ça veut dire que la personne qui a fait cet achat n'a pas pris deux minutes pour faire la vérification.» Où tracer la ligne? Le journaliste, qui a également une formation dans le domaine bibliothécaire, mentionne qu'il se publie 5000 livres au Québec chaque année, plus de 30 000 en France et en Belgique et quelque 180000 aux États-Unis. «Si tu as acheté tous les ouvrages pertinents et qu'il reste de l'argent, alors tu peux acheter un livre sur l'urinothérapie. Le problème avec des achats, c'est que chaque fois qu'on fait un choix discutable, on met de côté un livre intelligent.» La présidente de l'ABPQ nuance. «Le rôle des bibliothèques est de donner accès à l'information au public, pas de faire de la censure. C'est sûr qu'on doit utiliser notre gros bon sens, mais on doit donner accès à des livres dans tous les domaines. On essaie d'éviter les navets et la pornographie, mais si un ouvrage est bien fait et intéressant, on va l'acheter», indique Suzanne Payette. *La BAnQ compte elle aussi un livre sur le sujet dans sa collection: Massage pour chats: un pur moment de détente à partager.
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Commentaires (16)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires Manque de rigueur à Rue Frontenac ? Les bibliothèques de Montréal répondent
Voir le billet de Michel Ménard :
http://tinyurl.com/bibliofrontenac Quand les élites font de la censure
Les bibliothécaires doivent faire un choix plus éclairés et banir de leurs collections des livres d'ésotérisme, de psycho pop et de spiritisme?
Dans le même ordre d'idée, pourquoi ne dénonce-t-on pas les diffuseurs télévisuels? Loft Story, Star Académie, Wipe out et autres émissions insipides écoutées par la grande majorité de la population devraient être retirées des ondes!! La raison est toute simple: c'est ce qui rapporte. C'est ce que la majorité aime. Nous sommes une démocratie, oui ou non? Si je me fie à ce que la population d'une ville aime, si je me fie à ce que les abonnés de ma bibliothèque aime et nous demande, ce n'est pas 5% de la collection qui devrait être consacrée à ces livres niaiseux, mais bien 75%. Prenez un de ces livres, par exemple, le Secret, et comparez-le à un livre très sérieux d'un auteur sérieux, allons-y pour David Suzuki. Aye! toute une différence dans le nombre d'emprunts. J'ose imaginer que ceux qui lisent des livres dits sérieux ont une situation financière plus aisée et achètent leurs livres à la librairie, ce qui encourage ces auteurs dits sérieux. Et c'est tant mieux. Nous respectons notre clientèle. Ce n'est pas dans notre mission de les "éduquer". Ils ont le libre-choix, et nous leur offrons ce choix. Si un livre que vous trouvez idiot est très en demande dans les librairies, il est difficile à un bibliothécaire de ne pas l'acheter. Que répondre à un abonné qui nous en fera la suggestion? "Non, monsieur, nous n'achetons pas ce livre car il ne correspond pas à nos critères de bon goût. Nous vous suggérons plutôt d'élever votre niveau de culture, car je vous trouve vraiment épais de lire ce genre d'ouvrage." Nous sommes un service public. Notre service, c'est d'offrir l'accès aux livres. Point. Le seul objet sur lequel je suis d'accord est ce livre sur les plantes. Combien de livres de jardinage vendu au Québec ne conviennent pas à notre environnement? Ce genre de livre, en effet, je n'achèterai pas. Et j'ai un argument OBJECTIF pour ne pas le faire. En outre, en tant que journaliste, vous devriez vérifier vos sources. Après vérification, il n'y a pas de livre de biscuits pour chiens à la bibliothèque de Chambly. Si vous citez, citez bien. argumentation bidon vs argumentation bidon
D'accord, l'ensemble du réseau public contient des notices sur l'astrologie médicale, la réflexologie et autres. Les exemples cités en article ne représentent même pas 300 titres sur la collection nationale de combien? Des millions?!
Je suis désolée, mais les bibliothèques publiques ne sont pas des bibliothèques universitaires et leur clientèle ne l'est pas non plus. Les collections doivent être adaptées aux différentes clientèles - qui payent leurs taxes. Quand vous allez au club vidéo, vous ne louez pas de comédie pour enfants car vous n'avez pas de famille et que ça vous emmerde. Quand vous allez dans une boutique de vêtements, vous n'achetez pas de vêtements verts car ça ne vous va pas bien au teint. Vous n'achetez pas non plus de Bourgogne car le goût de vous revient pas. Devrions-nous retirer des tablettes tous les produits que vous ne consommez pas?! Bien sûr que non puisque l'on doit trouver de tout pour tout le monde. Ça s'appelle de la diversité et l'offre et la demande. Dans le cas qui nous intéresse, c'est l'accès à l'information (même si elle est impertinente pour vous). Ce qui vous vous embête à la bibliothèque publique, c'est que vous retrouvez des documents que VOUS considérez comme minables. Dis-moi ce que tu lis, je te dirai de quel type de personnalité tu es. Ceux qui sont d'accord avec cet article doivent être le genre de personnes qui méprisent tous les lecteurs du Journal de Montréal, les gens qui écoutent Tout le monde en parle et qui écoutent les hits à la radio?! La majorité de la clientèle de la bibliothèque Hochelaga n'est pas l'élite à laquelle vous prétendez faire partie. Et le peuple (le vrai) est en nombre beaucoup plus élevé que votre petite gang de snobs, alors ils payent, au bout de la ligne, plus que vous. Allez chez Chapters ou chez Renaud-Bray et investissez votre argent comme bon vous semble et laissez-nous faire notre travail. Nous travaillons pour le monde et nous continuerons de la faire au meilleur de notre jugement. bibliothécaire
Je suis bibliothécaire et laissez-moi vous dire que cela me désole de voir une telle question présentée et commentée de façon aussi réductrice et sensationnaliste! Quand je lis des phrases telles que «Le seul vrai rôle des bibliothécaires, c'est de choisir les livres à acheter», je ne sais pas, je ne peux m'empêcher de douter d'une affirmation telle que celle-ci: «Le journaliste, qui a également une formation dans le domaine bibliothécaire [...]».
La sélection de documents pour une collection n'est qu'une infime partie du travail des bibliothécaires et parmi les professionnels et les techniciens de notre domaine, il y a amplement de discussions et de débats à ce simple sujet! Je n'entrerai même pas dans les détails: décrire de façon représentative le défi de la sélection de documents en bibliothèque pourrait prendre plusieurs pages! Ce commentaire de Charles Tremblay ne reflète qu'une des raisons qui peuvent amener un bibliothécaire à choisir d'acquérir un document: «Mais si ces livres existent, au nom de quoi devrait-on les interdire dans les bibliothèques publiques ? La censure ? Il n'y a pas que les adhérents à ces "médecines alternatives" qui consultent ces livres, il y a aussi ceux qui observent ce phénomène sans forcément y croire, comme par exemple les chercheurs universitaires sur la question des croyances.» Et tiens, une autre observation au passage: à ceux qui se plaignent qu'on utilise l'argent de leurs impôts pour acquérir des niaiseries, je ferai remarquer que les dites niaiseries, si elles sont lues, doivent bien satisfaire d'autres payeurs de taxes! Alors, de grâce, usez donc d'arguments un peu plus étoffés si vous voulez vous plaindre des acquisitions d'une bibliothèque! Bon sens et censure
Bravo pour cet article. Puis non, le travail d'une bibliothécaire n'est pas de tout valider sans se servir de son bon sens et de son intelligence car sinon elle fait la promotion de livres non seulement insipides mais dangereux : "le choix des prénoms et la sexualité", j'en suis encore révoltée. Les livres psychopop et farfelus que l'on rencontre -5% mais ils doivent être sacrément mis en valeur j'avais l'impression qu'il y en avait 4 fois plus!!- sont très nombreux.
Le best-seller de ma bibliothèque a été longtemps "Le Secret" -dont ma bibliothèque disposait plusieurs exemplaires, mais je n'ai pu y trouver l'excellent livre québécois qui dénonçait ce charlatanisme... Je ne crois pas au "il en faut pour tous les goûts" mais plutôt au devoir d'éducation populaire des bibliothèques publiques. Comme tout n'est pas bon à entendre, tout n'est pas bon à lire et donc à acheter ! Bravo
Bravo pour cet excellent article. À ceux qui y voient de la censure, réfléchissez-y à deux fois. Ces livres seront toujours des best-sellers, qu'ils soient dans une bibliothèque publique ou pas. La question soulevée ici est de savoir si vos impôts méritent d'être utilisés pour acheter ça.
Acheter ou ne pas acheter... Là est la question!
Excellente question! Je suis bibliotechnicienne dans une école secondaire et c’est moi qui suis responsable du développement de la collection. Évidemment le milieu scolaire dans lequel je travaille permet un filtre plus facilement justifiable, mais le questionnement demeure entier.
Mon budget sert à acquérir des volumes que JE juge pertinent (quand même avec certains critères de sélection). Mais où se délimite la connerie? C’est extrêmement subjectif. Par exemple la personne qui m’a précédé à ce poste avait acheté la collection complète de Cœur à cœur (un genre de Harlequin adolescent). Pour moi c’est une immense connerie, mais pour elle se devait être recommandable. Même si le but visé par le rejet d’un certain genre est louable, la ligne du censorat n’est pas bien loin d’une telle sélection. Dépôt légal
Bonjour,
Simplement pour répondre à M. Bibliothécaire. Les achats mentionnés par la BAnQ ne tiennent pas comptent des dépôts légaux, car ceux-ci relèvent d'un tout autre département. Cet article faisait uniquement référence aux livres achetés par la plus grosse bibliothèque publique du Québec et non aux archives qui, elles, sont alimentées par les éditeurs québécois en vertu de la Loi. Valérie Dufour Journaliste Que faire ?
Je comprends la réaction des sceptiques par rapport à toute cette littérature acquise par les bibliothèques publiques. Elle est tout à fait justifiée. Et encore, dans cet article, on n'y parle pas des nombreux livres d'astrologie, de magie et autres ésotérismes que l'on retrouve à la grande bibliothèque du Québec.
Mais si ces livres existent, au nom de quoi devrait-on les interdire dans les bibliothèques publiques ? La censure ? Il n'y a pas que les adhérents à ces "médecines alternatives" qui consultent ces livres, il y a aussi ceux qui observent ce phénomène sans forcément y croire, comme par exemple les chercheurs universitaires sur la question des croyances. C'est vrai qu'il devrait y avoir davantage de littérature sceptique comme la revue des Sceptiques du Québec. Mais je ne pense pas que la suppression pure et simple des livres de "médecine alternative" et d'ésotérisme des bibliothèques publiques soient une solution. Il y aussi toute cette question de liberté de croyance et de religion, même si certaines d'entre ces croyances et religions peuvent être tout simplement débiles et charlatanesques. Cette question est plus épineuse et complexe qu'il n'y paraît, je suis un peu perplexe sur la bonne décision à prendre sur ce sujet. Mais encore une fois, je comprends la réaction des sceptiques et elle est justifiée. Charles Tremblay Diversité des points de vue en privilégiant la réalité
Si un individu recherche "Comment l'univers est né", je suis parfaitement d'accord que 95% des résultats l'améne sur des ouvrages scientifique du BigBang et 5% sur la religion et le créationisme. Si ça devient 50/50, c'est tout à fait malsain!
La censure est le pire des scénarios possible. Si ces ouvrages alternatifs représentaient un fort pourcentage, je serais contre, mais à 5% c'est raisonnable et même très souhaitable, autrement on discréditerait complêtement l'institution en ne présentant que ce qui correspond aux valeurs d'un tel. Pour bien comprendre
Vous démontrez dans cet article que vous connaissez plutôt mal le fonctionnement de BANQ. Vous devez savoir que la Loi sur Bibliothèque et Archives nationales du Québec impose aux éditeurs le dépôt, gratuit et généralement en deux exemplaires, de tout document publié au Québec, dans les sept jours de leur parution (Article 20.1, voir : http://tinyurl.com/dz52t8). C'est ce qu'on appelle le Dépôt légal. Il est donc normal qu'on retrouve les livres les plus bizarres dans les collections de BANQ. C'est la mission même d'une bibliothèque nationale de conserver tout ce qui est publié sur son territoire.
tout n'est pas mystification.....
Je suis l'auteur du livre 'Le principe du petit pingouin: souffrez-vous de suradaptation?' cité dans cet article.
Nullement méta-médecine dont il est question. Mais du fait que l'on se suradapte à tout et à rien sans penser aux risques de se perdre de vue et développer des symptômes... Donc, s.v.p. lisez les livres et ne mélangez pas tout. Merci Quand on parle du loup...
Et au Québec, c'est Quebecor qui édite la plupart des livres de ce genre. Hasard?
La censure NON!
Le bannissement, est la pire des censures qui soit. Sommes-nous juge de la vérité. je ne suis pas fou de toutes ces médecines dites alternatives, mais la raison pour laquelle je les rejettes est justement dû au fait que j'aille lu sur le sujet. Ce n'est pas parce-que nous lisons un livre que nous sommes en accord avec l'auteur. Laissez donc les gens juger d'eux même, ne nous prenez pas pour des enfants sans cervelles svp.
Les Sceptiques du Québec
Bonjour Valérie,
Voilà 20 ans que les Sceptiques du Québec dénoncent cet état de fait. Plusieurs articles étoffés ont été publiés dans le « Québec sceptique » en autres en 1992, 1996 et en 2003. La mauvaise nouvelle c'est que les choses ne vont pas en s'améliorant. Remarquons aussi que très peu de bibliothèques publiques sont abonnées à la revue des Sceptiques du Québec qui est pourtant une excellente source d'information rationnelle sur ces mêmes sujets. Il est normal que le public soit curieux face aux allégations se rapportant au paranormal mais il faut que les bibliothèques répondent à cette curiosité en lui fournissant de la documentation sérieuse sur le sujet et non uniquement les livres en faisant la promotion. La collection complète des numéros passés du Québec sceptique est disponible sur CD pour un montant minime. Tous les sujets y sont traités, de la voyance à la conversation avec les morts en passant par les extraterrestres. Ils le sont avec ouverture d'esprit mais toujours soumis à la méthode et la rigueur scientifique. Pierre Cloutier Que voulez-vous...
Quand l'écoute du hockey ou de star académie est plus importante que celle de découverte...c'est ça que ça donne. Il faut répondre au marché... et à la demande! J'ai d'ailleurs écrit un texte qui va un peu (je souligne le un peu) dans le même sens il y a quelques années: Texte à sketches… Psycho mystico thérapeutique! (Dossier) Vous pouves le trouver dans Societas Criticus, revue de critique sociale et politique, Vol. 4 no 1, section Dossiers/Essais disponible en ligne par le site de la Grande Bibliothèque. Voici le lien direct: http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/61248
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