| Éthique: Charest cède du terrain devant la réprobation générale |
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| Nouvelles générales - Politique provinciale | ||
| Écrit par Yves Chartrand et Vincent Larouche | ||
| Jeudi, 30 avril 2009 18:53 | ||
| Mise à jour le Jeudi, 30 avril 2009 22:18 | ||
QUÉBEC – La crise sur les questions d'éthique ne touchent plus seulement la conduite des élus de l'Assemblée nationale et de Montréal. Depuis mercredi, avec son coup fumant sur les investissements régionaux qui profitent à des compagnies montréalaises, appartenant de surcroît à des sympathisants libéraux notoires, le Parti québécois a réussi à enfoncer un peu plus le clou du gouvernement de Jean Charest, qui apparaît maintenant sur la défensive la plus complète.
Défendant la probité de son gouvernement, le premier ministre Jean Charest a tout de même annoncé jeudi qu'il déposerait bientôt un projet de loi qui comporterait un code de conduite pour les élus et déboucherait sur la mise en place d'un commissaire à l'éthique. Plus tôt, il avait déclaré qu'il espérait voir cette loi adoptée avant la fin de la présente session. «On veut aller le plus vite possible», a-t-il indiqué. Il a toutefois refusé de se rendre spécifiquement à la demande de Pauline Marois qui le somme de retirer sa dernière modification qui permettrait à une compagnie appartenant à un ministre de faire directement affaire avec son ministère. On a aussi enfin appris jeudi l'identité du ministre qui faisait problème et qui retarde depuis plusieurs mois la divulgation des déclarations d'intérêts des membres du conseil des ministres. Il s'agit du ministre des Relations internationales, Pierre Arcand, qui possède 38% des actions de la compagnie Métro Média Plus, spécialisée dans la publicité dans le transport en commun. Pauline Marois s'est réjouie du changement d'attitude du chef du gouvernement, signalant que sa position était rendue «intenable». Elle a ajouté en point de presse que le futur commissaire à l'éthique ne devait pas être un simple préfet de discipline mais avoir un pouvoir de dicter des règles. Nouvelles révélations de Legault Cela n'a pas empêché le critique financier du Parti québécois, François Legault, de poursuivre son offensive dans l'affaire des Fonds d'intervention économique régionaux (FIER), où il a ajouté de nouvelles révélations à celles qui ont été faites mercredi. Malgré les mots les plus durs employés par le ministre Raymond Bachand qui l'accuse de «détruire des réputations par pure partisanerie politique», une conférence de presse du PDG d'Investissement Québec, Jacques Daoust, qui a assuré que toutes les opérations financières dans les FIER se faisaient en toute légalité «selon les règles fixées par le gouvernement» et une sortie très émotive à Montréal des hommes d'affaires Pietro Perrino et Valier Boivin, se disant «dégoûtés» par ses insinuations, François Legault en a remis en chambre. Le critique financier du PQ a révélé que les quatre compagnies montréalaises de Perrino et de Boivin avaient reçu des investissements de fonds publics non seulement du FIER Boréal du Saguenay−Lac-Saint-Jean, mais également du FIER Ville-Marie à Montréal. Une de ces entreprises, Toptent, a même reçu un troisième coup de pouce financier par le FIER Innov-Action, dans le Bas-Saint-Laurent. Les FIER profitent de fonds publics à la hauteur des deux tiers des investissements. «Comment le ministre peut-il expliquer que les investissements qui ont été faits par le FIER Ville-Marie sont exactement les mêmes investissements dans les mêmes entreprises au FIER Boréal du Saguenay−Lac-Saint-Jean?», a questionné Legault, qui dénonce que de l'argent public consenti pour le développement économique de cette région profite à des entreprises montréalaises. «Est-ce qu'il prend le monde pour des valises?», a-t-il lancé. Selon le PDG d'Investissement Québec, les règles sont faites de telle sorte que rien n'empêche des administrateurs de FIER de profiter d'investissements dans leurs propres entreprises. Lorsqu'une telle situation se présente, a expliqué jeudi le dirigeant, «la personne doit se retirer de la séance du conseil d'administration qui doit prendre une décision d'investissement». Un FIER régional peut également investir jusqu'à 50% de son enveloppe dans d'autres régions, a-t-il précisé. Intérêts Pietro Perrino et Valier Boivin, des résidants de Laval et de Ville Mont-Royal, sont des administrateurs du FIER Boréal au Saguenay−Lac-Saint-Jean, tout comme pour celui de Ville-Marie à Montréal. Ils possèdent des participations majeures dans les entreprises ZoomMed, de Brossard, Ranez Corporation, de Saint-Eustache, Les Systèmes Bus, de Longueuil et TopTent, qui ont reçu de l'aide financière des FIER. Le PQ a indiqué aussi que les deux hommes sont des sympathisants libéraux notoires et connus du premier ministre Charest. En conférence de presse aux côtés de Valier Boivin, Pietro Perrino a défendu son droit de militer pour les libéraux. «Est-ce que parce que j'ai servi avec M. Bourassa, avec Daniel Johnson et Jean Charest, je suis présumé coupable? a-t-il demandé. Pensez-vous qu'on achète un politicien pour 15 000$ ou 20 000$? On n'est pas en Afrique!» Les deux hommes d'affaires ont eu un échange comique devant les journalistes lorsqu'ils ont voulu démontrer que leurs participations dans les diverses compagnies bénéficiaires n'étaient pas si importantes. «Dans celle-ci, j'ai juste 100 000 actions. Et toi?», se sont-ils relancés pendant de longues minutes, alors que les montants s'additionnaient de plus en plus pour atteindre des sommes plutôt juteuses. Discrédit Le député adéquiste de Shefford, François Bonnardel, a accusé Jean Charest «de discréditer toute la classe politique avec des agissements dignes de la Grande Noirceur» en acceptant que des proches du Parti libéral «utilisent les fonds FIER pour investir dans leurs propres entreprises». Raymond Bachand et Jean Charest s'y sont mis à deux pour accuser le PQ d'avoir sali des réputations injustement «avant d'avoir vérifié les faits». Pauline Marois a rejeté ces prétentions, affirmant que ce que François Legault avait avancé sur les FIER «est rigoureusement vrai» et est le fruit d'une «analyse serrée».
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Commentaires (3)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires définition de corruption
Il se dit aussi des Moyens que l'on emploie pour détourner quelqu'un de son devoir, pour l'engager à faire quelque chose contre l'honneur, contre sa conscience
République de libéraux
Il est malheureux de constater à quelle point la classe politique "libéral" peut être corrompue. Tout cela a commencé avec Chrétien pis sa gang. Ensuite est venu Charest pis sa gang et on peut également admirer les talents dans ce domaine de Tramblay pis sa gang. Tous des bons libéraux...
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