| Pierre Cimon démissionne de la Commission Bastarache |
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| Nouvelles générales - Politique provinciale | ||||
| Écrit par Yves Chartrand | ||||
| Mardi, 18 mai 2010 18:08 | ||||
| Mise à jour le Mercredi, 19 mai 2010 10:54 | ||||
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QUÉBEC – Avant même d’avoir pris son envol pour enquêter sur les allégations de l’ex-ministre Marc Bellemare, la commission Bastarache a déjà du plomb dans l’aile. Mardi, le procureur en chef Pierre Cimon a démissionné de son poste pour avoir donné l’apparence d’être trop près du Parti libéral du Québec auquel il a contribué financièrement depuis plus de 25 ans.
Nommé le 10 mai par le commissaire Michel Bastarache, Me Cimon n’aura résisté qu’une petite semaine aux pressions qui se faisaient de plus en plus lourdes sur lui. Mardi midi, il a émis un communiqué dans lequel il a annoncé sa démission. «C’est dans le but d’éviter toute remise en cause de l’impartialité de la Commission Bastarache et pour assurer la sérénité des procédures que j’ai pris cette décision», explique-t-il, se disant convaincu que «le seul exercice public d’un droit démocratique (contribuer à un parti politique) ne peut constituer une apparence de partialité».
Les déclarations les plus dures sont venues du député Amir Khadir, qui juge que le démissionnaire avait une «trop grande proximité avec le Parti libéral du Québec». Khadir ne s’est pas gêné pour dire que le commissaire Bastarache devra «faire preuve de plus de précautions» et estime que la réputation de la commission est maintenant sérieusement entachée. «Il a une sérieuse côte à remonter lui-même, étant donné son association à la firme Heenan Blakey, un grand ami libéral», dit-il. Problèmes d'apparence Au Parti québécois, la critique de la justice Véronique Hivon estime elle aussi que Me Cimon «n’était pas la bonne personne pour le bon mandat», en raison de ses contributions au PLQ «de façon continue depuis 25 ans», comme l'avait révélé Le Devoir la semaine dernière. Elle a rappelé que depuis une semaine, «plusieurs personnes spécialisées en éthique ont soulevé des problèmes d’apparence» de conflit d’intérêts. En chambre, la députée péquiste de Joliette a longuement talonné la ministre de la Justice Kathleen Weill sur cette nomination, lui reprochant de ne pas avoir joué son rôle lors de la nomination de Me Bastarache, en mettant en place «un processus indépendant». On sait que le PQ a dénoncé le fait que c’est bien Jean Charest qui a nommé Me Bastarache, malgré qu’il soit celui qui sera mis en cause par la commission sur le processus de nomination des juges et sur les allégations de l’ex-ministre de la Justice Marc Bellemare contre lui. La ministre Weil a refusé d’embarquer dans le jeu de l’opposition en défendant l’autonomie de la commission Bastarache. «Il n’y a pas 36 000 façons de respecter l’indépendance d’une commission d’enquête. Il y a une façon : c’est de laisser travailler la commission et de ne pas faire de commentaires», a-t-elle répliqué. Cas particulier Le premier ministre Jean Charest a dit ne pas vouloir «commenter des cas particuliers», espérant que les Québécois «peuvent faire la part des choses». Il ne s’est néanmoins pas gêné pour faire remarquer que certains membres de la commission ont «des accointances avec le PQ», citant Guy Versailles, qui agit comme directeur des communications de la commission. M. Versailles est un ancien membre du cabinet de Pierre-Marc Johnson lorsqu’il était au gouvernement. Ce faux pas du commissaire Michel Bastarache, un Néo-Brunswickois, risque d’entacher sérieusement la réputation de sa commission d’enquête. Mardi, Les travaux de la commission doivent débuter à Québec vers la mi-juin alors que l’on commencera à recevoir les demandes des personnes désirant être reconnues comme participant ou intervenant. Les audiences suivront sur la nomination des juges et par la suite, la commission convoquera les témoins en audiences publiques. Le gouvernement a demandé à ce que le rapport final soit déposé avant le 15 octobre prochain.
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Commentaires (2)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires ...
Lorsque l'on nomme son juge et défini son accusation,je me demande bien où se situera la justice.........
Revenez sur terre Me Cimon...
Me Cimon invite les gens à « revenir sur terre » pour laisser les gens comme le président de la commission, Michel Bastarache, dont il vante l'intégrité, faire leur travail. Justement Me Cimon, nous « revenons sur terre ». Me Cimon, nous avons laissé les gens de votre profession dominé la scène politique depuis la Confédération au Québec. Résultat : des demi-vérité, des lois qui protègent les amis du système, du favoritisme, des tribunaux administratifs qui sont juges et partie, des CA « paquetés », des commissions bidon, des échappatoires de toutes sortes pour légitimer l’apparence de conflits d’intérêt…Et une dette colossale! Pire, une certaine élite dont vous faites partie perpétue cette idéologie passéiste de la participation à la démocratie par le financement des partis politiques. Dans quel monde vivez-vous Me Cimon? Plus personne n’y croit. La majorité de la population a depuis longtemps réaliser que financement des partis et intégrité ne font pas bon ménage. Nos élites civiles ont-ils remplacés les curés dans l’art de la propagande?
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