Le sénateur Housakos abandonne sa poursuite contre RueFrontenac.com PDF Imprimer Envoyer
Nouvelles générales - Justice
Écrit par Vincent Larouche   
Jeudi, 04 février 2010 19:25
Mise à jour le Jeudi, 04 février 2010 21:53

Le sénateur conservateur Leo Housakos abandonne sa poursuite contre RueFrontenac.com et les vétérans journalistes Fabrice de Pierrebourg et Yves Chartrand, qu'il accusait d'avoir entaché sa réputation en le présentant notamment comme un proche de l'entrepreneur en construction Tony Accurso.

C'est à la suite d'une rencontre des deux parties convoquée par le juge en chef de la Cour supérieure du Québec, François Rolland, que les avocats du sénateur ont transmis un avis officiel de désistement. Après avoir constaté vers où se dirigeait le dossier, Leo Housakos a renoncé à démontrer devant la cour quels dommages il a subis à la suite de la publication de l'article Leo Housakos - Un proche de Stephen Harper bailleur de fonds pour plusieurs partis au Québec.

Lors du dépôt de la poursuite, le sénateur et ses avocats du bureau Fraser Milner Casgrain affirmaient que le texte des journalistes de RueFrontenac.com « rapporte plusieurs faits qui sont faux et qui constituent des allégations diffamatoires à l'égard du demandeur, entachant ainsi irrémédiablement la réputation de ce dernier ».

Mise en demeure

Dans une mise en demeure envoyée précédemment aux journalistes, il précisait les propos qu’il jugeait inexacts et diffamatoires dans l’article. Il niait ainsi être un proche de l’entrepreneur en construction Tony Accurso, et il reprochait à l’article de le présenter comme « l’organisateur » d’une soirée de financement pour le Parti conservateur, alors qu’il ne serait en fait qu’un des nombreux membres du comité organisateur.

Le sénateur Leo Housakos.
Photo d'archives Reuters

Il déplorait aussi qu’on le présente dans le texte comme le président de la filiale TerrEau de BPR, alors qu’il dit avoir quitté ce poste en octobre dernier.

M. Housakos avait aussi inclus dans sa poursuite le président du Syndicat des travailleurs de l'information, Raynald Leblanc, en tant que « propriétaire » du site RueFrontenac.com, publié par les 253 membres en lock-out du Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal. Outre 100 000 $ en dommages moraux et 50 000 $ en dommages-intérêts punitifs et exemplaires, il demandait à la cour d'obliger les défendeurs à lui présenter des excuses publiques. En se désistant, il renonce à toutes ces demandes.

Après RueFrontenac.com, le quotidien Le Devoir a lui aussi publié des articles sur le rôle allégué de M. Housakos dans le financement politique. Ce mardi, le journal affirmait que trois proches du sénateur avaient été nommés à d'importants postes fédéraux.

Le chef démissionnaire de l’ADQ, Gilles Taillon, a aussi mis en cause M. Housakos dans ses explications sur les raisons de son départ de la tête du parti.

Commentaires (3)

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Dommage pour son image
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Ses avocats l'ont très bien conseillé en lui disant de se désister.smilies/smiley.gif
le fouineur , février 15, 2010
Hummm,
0
smilies/angry.gifsmilies/angry.gifje ne peut qu'être en accord avec le-gaspésien, ya des coup de pieds qui se perdent smilies/angry.gif

la justice est en soit une injustice, null est sensé ignorer la loi, mais personne ne la
connait au complet... En résumé, on naît et on meurt tous coupable.

De grands changements s'imposent dans notre beau système démocratique, judiciere et publique.
G. M. , février 09, 2010
On voit tout de suite...
0
...comment ce charmant monsieur semble tout à fait honnête. Une vraie face de CONservateur.

Ya des coups de pied au cul qui se perdent.
Le_Gaspésien , février 05, 2010

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