| RueFrontenac à Port-au-Prince |
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| Nouvelles générales - International | ||||||
| Écrit par Gabrielle Duchaine | ||||||
| Mercredi, 13 janvier 2010 17:17 | ||||||
| Mise à jour le Mercredi, 13 janvier 2010 22:22 | ||||||
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D'ici quelques heures, une équipe de RueFrontenac.com s'envolera vers Haïti afin d'y témoigner des séquelles laissées par le violent séisme de mardi qui a fait des centaines de milliers de victimes. Notre journaliste Vincent Larouche et notre photographe Martin Bouffard prendront l'avion vers Port-au-Prince jeudi matin. Ils y resteront plus d'une semaine.
Comme Rue Frontenac ne dispose que d'un très mince budget, c'est grâce à la générosité de lecteurs et de partisans que notre équipe peut se rendre sur les lieux du désastre. Dans les minutes qui ont suivi la tragédie, Martin Bouffard a lancé un appel à tous sur le site Twitter, demandant des dons pour financer l'expédition. L'idée a fait boule de neige et ce matin, suffisamment d'argent avait été amassé pour payer deux billets d'avion. La collecte se poursuit pour financer déplacements, nourriture et autres dépenses. « C'est très impressionnant de voir qu'après un simple message sur Twitter, il y a eu une aussi grande solidarité de la part de la population. Ces gens vont nous permettre de faire notre métier », explique le photographe. « Les gens qui ont mis de l'argent font confiance à Rue Frontenac pour livrer la marchandise », ajoute son collègue journaliste, qui en sera à sa deuxième visite en Haïti. « Quand je suis allé à l'été 2004, le pays était plongé dans une telle misère que je n'ose même pas imaginer ce que ce sera aujourd'hui, raconte-t-il. Mais quand il se passe un drame comme ça, il faut être sur place pour en témoigner. » Pour faire un don et financer notre équipe, devenez ami de RueFrontenac.com (en précisant que vous souhaitez donner pour l'expédition en Haïti), ou envoyez un chèque à l'adresse suivante : RueFrontenac.com Note: Adressez les chèque au nom de RueFrontenac.com Les surplus seront versés dès la semaine prochaine à l'organisme CECI Haïti.
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Commentaires (18)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires Différentes réalités
Chers journalistes de RueFrontenac,
Je suis bien contente que vous viviez la réalité quotidienne d'un journaliste indépendant. Parce que votre réalité présentement resssemble à la mienne: insécurité financière, travailler sans filet, sans assurance pour le matériel (sauf celle de la maison). Une différence par contre: moi je n'ai pas de plateforme pour être publiée. Je dois aussi faire mon travail de "vendeur" pour m'assurer que mes histoires seront rentables... Mais nos réalités se rapprochent, en fait, elles n'ont jamais été si proches. Peut-être aurez-vous un peu plus de compassion à notre égard lors du prochain congrès de la FPJQ. J'ai des tonnes de sujets de reportages à l'étranger: en Chine, au Mexique, en Bolivie... Je ne demande pas la charité du public pour faire ces reportages, on me traiterait de profiteuse de première ordre. Ce que je fais: chaque année, je demande des bourses de journalisme, me croisant les doigts que cette année sera la bonne pour faire ce qui me branche le plus: du journalisme international. Parce que comme pigiste, j'ai cette liberté de faire ce qui me plait. Votre initiative de RueFrontenac.com est très intéressante et vous faites un très bon travail. Mais je crois que vous n'aidez pas votre cause en tentant de couvrir Haïti comme les autres... Enfin, si vous voulez vous démarquer comme vous l'avez fait dans vos enquêtes ultra pertinentes de l'automne... Enquêtez sur combien de bidous le monde entier a ramassé jusqu'à maintenant et trouvez combien se retrouvera dans l'aide dont les Haïtiens ont tant besoin. Ça serait vraiment servir la noble cause du journalisme plutôt que de tomber dans le human qui fait les choux gras des médias présentement. Bon boulot! pas pour chialer
Mais je comprend tout de même la réaction générale parce que c'est ce qui m'a traversé l'esprit aussi. La présence de journaliste y a son importance, je suis entièrement d'accord, mais il y en a déjà, et oui il y a déjà des Québécois qui rapportent donc les nouvelles des gens près de nous qui sont coincés la bas.
Alors oui la réaction première est est-ce utile? ces gens ont besoin des sous pour survivre, soigner les blessés, bref je n'apprendrais rien a personne en continuant cette liste. Lors d'une tragédie semblable, il me semble que la rivalité devrait être mise de côté, et mettre toutes les ressources possibles juste pour aider. rien de plus. La dfférence entre vous et la presse, par exemple, est justement au niveau de la demande de dons. Eux le budget nécessaire aux journalistes sur place est déboursée par le journal et ils ont en même temps une campagne de dons pour l'aide humanitaire. Ici, la demande est la pour envoyer des gens faire ce qui se fait déja, mais qui n'ajoutera pas plus aux besoins primaires de ces pauvres gens éplorés. Arrêtez de chialez, agissez!
Je n'en reviens pas de lire les commentaires des chialeux sur ce blogue! Oui, les journalistes ont du travail à faire, et ceux de Rue Frontenac, comme les autres. Si l'information est en crise, il faut l'aider. Alors un petit 10$ ou un petit 20$ pour leur permettre de payer le coût du transport et FAIRE ÉTAT DE CE QU'ILS VOIENT aux lecteurs d'ici, c'est très très important. Les journalistes de La Presse étaient déjà sur place, c'est pour ça que l'on a pu voir et lire ce qui s'y passait. Ils y étaient pour un truc de littérature avec Dany Laferrière. Autrement, comment auriez-vous eu toutes ces photos et ces textes! Et c'est ça qui fait que les gens donnent. Certes, en entendant parler sur les blogues et à la radio, mais en en prenant conscience en lisant et surtout en voyant des photos. C'est bête, mais c'est comme ça.
J'ai donné un petit quelque chose à Rue Frontenac; mon conjoint et mes enfants ont donné à deux organismes qui vont aider les Haïtiens. Et j'aime Haïti, j'y suis déjà allée. Les gens y sont chaleureux, affectueux, très sociables; ils méritent qu'on les aide. Aidez-les et arrêtez de chialer! ...
@Fabrice dePierrebourg
Mon emai est valide et disponible pour les auteurs de ce blogue. Mais vous avez raison, j'ai déjà perdu trop de temps sur ce site. Comme disais un de mes amis à propos de rue Frontenac, "on voit que le fruit n'est pas tombé loin de l'arbre". JdM un jour JdM toujours. Et M.Fabrice dePierrebourg, si vous travaillez pour ce journal, vous avez mon courriel. Pour l'afghanistan, pourquoi pas? N'importe quoi
@ David Santerre : ne t'obstine pas avec des anonymes qui n'osent même pas écrire sous leur vraie identité pour cracher leur fiel.
@ À ces bornés, je répète ceci : Haïti, j'y suis allé deux fois ces dernières années, après les Gonaïves et lors de la nomination de Michaelle Jean. Je retiens aussi votre suggestion de nous payer le voyage en Afghanistan. J'y retournerai bien une troisième fois. Et tant qu'à y être, je vous invite à m'accompagner chez les talibans. Si vous en avez le courage. Déjà que vous ne signez pas vos texte... Je crains le pire là-bas. Enfin, je vous laisse à CNN, ils vous donneront certainement des nouvelles des québécois qui habitent ou sont en visite là-bas. Il ne s'agit pas vouloir faire mieux. Chaque média a sa manière de traiter la nouvelle, sa sensibilité. C'est la diversité des sources d'information qu'il faut souhaiter. Reponse a vendo1
Réponse au commentaire de Vend01: "Vous êtes tellement bon que le JdM se passe de vous depuis un an et personne ne voit la différence"
Je suis contente de constater que vous êtes assez solidaire a Rue Frontenac car vous avez sûrement pas gaspiller votre temps a aller voir le JDM depuis un an... car vous seriez au courant que c'est franchement de mauvais gout, pour ne pas dire de la grosse marde. Rue Frontenac a réussi à attirer des anciens lecteurs du JDM et des nouveaux lecteurs qui découvrent enfin le talent des artisans du JDM. De plus, le matin dans les nouvelles, Rue Frontenac fait maintenant partie de plusieurs revues de presse, car contrairement à vous, certaine personnes s'aperçoivent que Rue Frontenac offre quelque chose de différent. C'est sûrement pour ça que vous êtes ici d'ailleurs. L'importance d'un journal indépendant qui essaie de faire les choses autrement est essentielle dans notre société. J'encourage Rue Frontenac à collecter de l'argent pour aller en Haïti pour couvrir cette tragédie de façon différente. C'est certain qu'avec plus de moyens, Rue Frontenac voudrait aller en Afghanistan, aux Olympiques, et couvrir tous les matchs de sports... mais ils doivent choisir leurs mandats. En plus, le photographe et le journaliste vont partir avec les moyens du bord, avec leur propre matériel de photo probablement pas assuré, et avec aucun "filet de secours financier" normalement offert quand tu travailles dans le domaine des médias. Au lieu de simplement faire leurs 20 heures de piquetage comme la plupart des syndiqués auraient fait, ils ont choisi de faire un journal différent. Moi, j'ai donné de l'argent à Rue Frontenac et pour une fondation pour Haïti... un n'empêche pas l'autre. Cependant, si vous vous permettez de chialer parce que Rue Frontenac collecte de l'argent, j'ose espérer que vous avez fait un don pour Haïti. A. Jean ...
C'est ça oui, c'est clair que vous êtes meilleur que CNN, Radio-Canada, Le monde et tous les autres. Vous êtes tellement bon que le JdM se passe de vous depuis un an et personne ne voit la différence.
Suggestion: on pourrait faire une collecte pour envoyer des journalistes en afghanistan question de couvrir le côté civil un peu. En tous cas merci de me répondre. Au moins vous ne me sensuré pas, c'est tout à votre honneur. On peut pas en dire autant de Lagacé (cyberpresse) mettons :-) ..
Le Journal, du temps où nous y étions, est allé plusieurs fois en reportage à Haïti dans les dernières années, au moins quatre fois, lisez mon premier commentaire.
Pour le reste, Dany Laferrière n'est pas un correspondant là-bas, et si vous croyez qu'avec CNN, vous savez tout ce que vous devez savoir... eh bien, continuez de regarder CNN! ...
De toute évidence vous placez le métier de journaliste bien haut.
Je crois que vous avez raison, mais dans ce cas-ci, non. Et vous le lui demanderai justement à la victime si elle aime ça que tout le monde prenne sa souffrance en photo, je pense que vous allez être surpris de sa réponse! Je n'aime pas non plus votre discours qui prend des raccourcis. Vous dites "si elle aimerait mieux qu'aucun journaliste"... or il y a des dizaines de journalistes (CNN déjà 3) sans compter les correspondants de qualité (Chantal Guy, Dany Laferrière). Ne nous prenez pas pour des imbéciles. C'est quand la dernière fois que le JDM du temps où vous y étiez est aller enquêter à Haiti. Ben oui, la sacro sainte fonction du journalisme semble prendre son importance dans une tragédie pareille. Même si ça fait des années que ce pays est dans la misère. Venez pas nous dire que ce n'est pas la popularité du sujet qui vous motive. Des pays en guerre il y en a d'autres, on ne vous y voit pas la face pourtant, ni avant ni maintenant. À chacun sa cause
On ne force personne à donner. On ne détourne aucun don. Les gens donnent à des organismes qui ont des convictions et des valeurs qui les rejoignent. Y en a qui donnent à l’Église, qui est pourtant riche. Y en a qui financent les guerres, le terrorisme, les W. Bush de ce monde. Y en a qui sauvent une mouche de la noyade, mais qui laissent un humain mourir sous leurs yeux sans rien faire. Ce débat pourrait être très long.
On peut très bien d’une main donner 20$ à Rue Frontenac en guise de soutien à des travailleurs en lock-out (parce que c’est de ça qu’il s’agit ici) et de l’autre 100$ à Haïti. Ça aussi, c’est possible. et encore...
Comme je l'écrivais, une guerre sans journaliste est une guerre oubliée, tout comme un désastre sans journaliste est un désastre oublié. Allez demander aux résidants de Port-au-Prince s'ils aimeraient mieux qu'aucun journaliste ne vienne les voir, ils vous diront qu'ils veulent qu'on parle d'eux encore et encore. C'est ainsi que le monde sera sensibilisé et aidera ce peuple.
Pour le reste, il est parfaitement possible d'être sur place et d'enquêter ici en même temps. David Santerre, journaliste ...
@David Santerre
Vous avez un argument intéressant. Par contre ceci n'est pas une guerre. L'enjeu de la vérité y est moins important. Et puis vous auriez pu attendre quelques semaines si vraiment l'objectif est celui que vous mettez de l'avant. Y allez tout de suite (et pour combien de temps?), ça a des odeurs de voyeurisme. Et puis une enquête ici même, auprès des organismes, des communautés haitienne, etc. ça aurait été très bien et aussi très intéressant. Ça aurait eu au moins le mérite d'être différent des autres médias. @ Pat
Je peux comprendre votre réaction, mais permettez-moi de vous dire pourquoi il est utile d'envoyer des journalistes dans une zone dévastée comme Haïti actuellement. Je vous le démontrerai par cet exemple, aussi haïtien. Lors de l'ouragan Jeanne, qui avait détruit la ville des Gonaïves, les Québécois se sont montrés particulièrement généreux lors d'un fameux radiothon destiné à aider le peuple touché. Mon collègue Fabrice de Pierrebourg, qui avait couvert les opérations de secours, s'était rendu compte que bien longtemps après ce fameux radiothon, le fruit de la générosité québécoise traînait toujours dans un conteneur et ne se rendait pas du tout à la population dans le besoin. Comment aurait-on appris cette information des plus importantes si un journaliste ne s'en était pas rendu compte en allant sur place? La plupart des organisations qui travaillent sur le terrain le font bien et efficacement. Mais malheureusement, il y a parfois des dérapages, de l'aide qui ne se rend pas, des actions mal dirigées. Il est donc important que les médias soient l'oeil du public, des donateurs qui veulent savoir à quoi leur générosité sert, sur le terrain. Aussi pour que le monde soit bien au fait de la situation, de la détresse, et n'oublie pas ce que vivent ces gens. On dit parfois qu'une guerre sans journaliste est une guerre oubliée. C'est la même chose lors de désastres comme celui que vivent les Haïtiens.
Peut-être ne pouvons-nous pas, nous journalistes, apporter d'aide matérielle ou médicale à ces gens, mais notre présence n'en est pas moins importante. David Santerre, journaliste Sans blague?
Vous demandez de l'argent pour envoyer des journalistes à Haïti?
Vous en avez du culot. Les gens ne seraient-ils pas mieux de donner pour aider LES VICTIMES?? Hello????? Qu'est-ce que vos 2 journalistes vont amener que l'on aurait pas eu de toute façon? Vous êtes pitoyable! ...
Bon Matin Honorable tout le Monde !
Grands mercis pour cet Article qui parle de deux Personnes qui vont se rendre en Haïti (Port-au-Prince), là où environ un peu-plus de 100 000 personnes (Selon Préval) sont portées Disparues ou qui sont mortes sous le Poids des Immeubles (Palais Présidentiel ... .) ! Bonne Chance dans votre Visite-Éclaire d'une Semaine ! - 14 jan 2010 - ...
L'argent que vous amassez serait surement mieux employé par des ONG. Il y a assez de voyeurs pour le moment en Haïti.
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