| Le commandant de la base de Trenton accusé de meurtres et d'agressions sexuelles |
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| Nouvelles générales - Faits divers | |||||
| Écrit par Charles Poulin | |||||
| Lundi, 08 février 2010 17:20 | |||||
| Mise à jour le Lundi, 08 février 2010 19:16 | |||||
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L'armée canadienne a été secouée par un scandale, lundi, alors que le commandant de la base militaire ontarienne de Trenton, en Ontario, Russell Williams, a été arrêté et accusé de deux meurtres et de deux agressions sexuelles.
Le colonel Williams, qui avait été nommé à ce poste en juillet 2009, a été arrêté dimanche à son domicile d'Ottawa. Au lendemain de cette arrestation, le corps d'une des victimes, Jessica Lloyd, a été retrouvé en bordure de la route Carry près de la municipalité de Tweed, d'où est d'ailleurs originaire Russell Williams. Les crimes reprochés à l'homme de 46 ans sont survenus entre septembre 2009 et février 2010. Les deux agressions sexuelles que l'on reproche au colonel Williams seraient survenues en septembre 2009. Dans chaque cas, il s'agissait d'invasion de domicile qui se sont terminées par les agressions.
Le militaire est également accusé de meurtre avec préméditation de la caporale Marie-France Comeau, retrouvée sans vie dans sa résidence de Brighton le 25 novembre 2009. Mme Comeau, âgée de 38 ans, faisait partie de l'Escadron 437 de la base des Forces armées canadiennes à Trenton. À l'époque, la police disait croire qu'il ne s'agissait pas d'une attaque aléatoire et qu'on visait bien Mme Comeau. Indices récents La possible implication du colonel Williams dans ces crimes n'est venue à l'attention des policiers de Belleville et de la police provinciale ontarienne (OPP) que tout récemment grâce à des informations récoltées lors d'une enquête en bordure de l'autoroute 37 le 4 février. Les deux corps policiers ont alors comparé les informations recueillies et ont trouvé des similarités avec la disparition de Jessica Lloyd, âgée de 27 ans, qui n'avait pas été vue depuis le 28 janvier, et les deux invasions de domicile. Le colonel Williams a comparu devant la cour lundi après-midi pour la lecture des chefs d'accusation, mais restera sous les verrous au moins jusqu'au 18 février, date de son enquête caution. Jamais rien vu Le major-général Yvan Blondin, dépêché d'urgence par l'armée à Trenton lundi pour gérer la situation, affirme que les Forces armées canadiennes n'avaient aucune raison de douter du comportement du colonel Williams. « Ce que je sais, c'est que lorsque nous choisissons des gens pour des postes de commandement, ils sont avec nous depuis 20 ou 25 ans, indique-t-il. Ils se démarquent de leurs pairs et font un travail remarquable. Avec le colonel Williams, nous n'avons jamais eu l'occasion de penser qu'il y avait un problème. Rien ne nous indiquait une conduite comme celle-là. » Le major n'a pas voulu discuter des accusations spécifiques, se contentant de dire que la présomption d'innocence s'appliquait à Russell Williams. « Mais nous prenons ces accusations très au sérieux, ajoute-t-il. Nous sommes en état de choc. » Le colonel Williams a déjà été remplacé et relevé de ses fonctions de commandant de la base de Trenton en attendant que le processus judiciaire prenne fin.
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Commentaires (3)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires aucun
C'est étonnant que ce personnage, haut gradé des Forces armées, n'a jamais montré de signes de dérangement mental autant dans son milieu de travail que dans sa vie personnel,soit épouse ou amis. Je crois que c'est une leçon pour les Forces Armées afin que ses dirigents soient plus vigilents dans leur choix de personnel haut gradé et peut-être ont-ils besoin de faire un examen de conscience plus approfondi.
normal?
Pour répondre à Martin je ne crois pas que le fait qu'il soit militaire a quelque chose à voir avec ses crimes, mais je ne serais pas surprise que d'autre victimes se manifestent, on sait que la loi du silence règne aussi dans l'armée. Et comme le disait Normand Lester hier à Montréal maintenant, la police va surement enquêter sur tous les crimes non résolus là ou le colonel Williams a été par le passé.
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