21,5 M$ de coupes supplémentaires à la police de Montréal PDF Imprimer Envoyer
Nouvelles générales - Faits divers
Écrit par Daniel Renaud   
Mardi, 19 janvier 2010 21:46
Mise à jour le Mercredi, 20 janvier 2010 00:22

La police de Montréal devra se serrer le ceinturon plus que jamais cette année avec des compressions supplémentaires de 21,5M$.

Au cours des quatre dernières années, ce sont donc plus de 50 M$ que la ville a demandé comme « effort » à sa police.

Si 2009 a été une année marquée par d'importants sacrifices, avec des compressions décriées de 13,8 M$, 2010 promet d'être encore plus difficile alors que la police devra fonctionner avec un budget total de 586,4 M$.

Pour éponger ces nouvelles compressions de 21,5 M$, le service de police entend réduire ses dépenses de 11 M$ cette année, en ramenant en 2010 des coupes déjà effectuées en 2009. Parmi celles-ci, notons le retour graduel des 132 policiers temporaires mis à pied l’automne dernier, le non-remplacement de policiers permanents partis à la retraite, l’abolition de postes de civils et le rapatriement d’enquêteurs qui avaient été prêtés à d’autres corps de police mais dont le SPVM payait toujours les salaires.

En même temps, la police veut augmenter ses revenus de 10 M$, notamment en commercialisant davantage ses services et en vendant des technologies qu’elle a développées.

Un élastique déjà tendu

Fait important à noter cependant, le budget a été établi selon l’offre salariale de la ville à ses policiers, qui est de 0% d’augmentation pour 2007 et de 2% pour chacune des années 2008, 2009 et 2010.

Toute cette question est actuellement devant un arbitre et si celui-ci décidait d’en consentir davantage aux syndiqués, tout l’exercice budgétaire serait à refaire.

« On est vraiment compressé au maximum », déplore Jean-Guy Gagnon, directeur adjoint à la police de Montréal.

« Dépendamment de la décision que l’arbitre rendra, elle va avoir un impact direct sur le budget du service », ajoute l’officier.

« Jamais le taux de criminalité n’a été aussi bas. Quand je compare Montréal aux autres villes, nous n’avons rien à leur envier. Jusqu’à maintenant, nous n’avons pas eu à mettre des projets d’enquêtes de côté et nous respectons nos priorités. Mais à partir du moment où il y aura une tendance à la hausse de la criminalité, cela va nous obliger à nous ajuster. Ce sera plus difficile d’opérer et nous serons obligés de demander de nouveaux budgets », prévient-il.

En quatre ans, le budget de la police de Montréal aura fondu de plus de 50 M$. Photo d'archives Annik MH de Carufel

 

Commentaires (2)

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Lets go mou-rial
0
Étant donné que Rue Frontenac ne parle pas de la grève des cols bleus qui débutera le 25 janvier, je me permets un commentaire qui est celui-ci.

Lors du budqet de l'année 2000, soit tout juste avant les fusions municipales, il y avait un (1) cadre pour quatre (4) employés cols bleus ;

En 2002, au moment de la fusion créant la nouvelle Ville de Montréal, il y avait 2 086 cadres pour 5 625 employés cols bleus, soit un ratio de un (1) cadre pour près de trois (3) employés cols bleus ;

Le budqet 2010 prévoit 2 049 cadres pour 4 457 employés cols bleus, soit un ratio d'un (1) cadre pour un peu plus de deux (2) employés cols bleus. Par rapport à l'année 2009, le nombre d'employés cols bleus diminue encore.

Pendant que le nombre de cadres est resté le même entre 2002 et 2010, les effectifs cols bleus ont été réduits de 20%. Ces chiffres parlent d'eux-mêmes.

Entre 2002 et 2010, la rémunération globale des cadres a augmenté de 45% … soit 10 fois plus rapidement que celle des cols bleus. En effet , la rémunération globale des cadres est passée de 194 792 100 M$ à 282 387 300 M$ entre 2002 et 2010 alors que celle des cols bleus est passée de 339 405 700 M$ à 355 466 300 au cours de la même période.

Est-ce géré de la même façon avec les policier(e)s?
Rick Bujold , janvier 21, 2010
Budget
0
Peut-être faudrait-il donner plus de contravention aux contrevenants du code de la sécurité routière et aussi pour le stationnement, ah oui c'est vrai, l'argent va dans les coffres de la ville, ce qui n'en donne pas plus à la police. Dans ce cas, je suggère que tous les ponts de Montréal devienne payant, qu'est-ce que 50 cents par jour pour entrer et sortir de la ville quand vous venez cherchez des centaines de dollards par semaine en travaillant en ville? c'est un bon investissement pour votre emploi quoi? faut pas chialer encore qu'on vous taxe trop, c'est déja le cas sauf qu'ici c'est pour la bonne cause, faut préserver l'ordre et la loi en ville avec toute cette populace en liesse qui mandit chaque jour pour quelques miettes de pain et qui sont prêt pour certains à vous faire un mauvais parti si vous ne donner rien. Quoi qu'il en soi, ce n'était qu'une suggestion, mais moi je l'aime ma suggestion puisque je traverse ce foutu pont tous les jours juste pour venir m'éduquer au collège et je suis prêt à payer ma part, car c'est dans le sacrifice qu'on trouve le progrès de nos objectifs.
Steve Harvey-Fortin , janvier 19, 2010

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