Boisbriand — Le DGEQ s'en mêle, la mairesse se défend PDF Imprimer Envoyer
Nouvelles générales - Élections municipales
Écrit par Vincent Larouche   
Vendredi, 16 octobre 2009 13:01
Mise à jour le Vendredi, 16 octobre 2009 21:59

Alors que la mairesse de Boisbriand, Sylvie St-Jean, se cachait derrière un communiqué de presse pour éviter les questions des journalistes, le Directeur général des élections du Québec a annoncé vendredi qu'il procède à des vérifications pour déterminer si une infraction a été commise lorsque l'homme d'affaires Lino Zambito a fait pression sur deux candidats de l'opposition pour qu'ils permettent la réélection de la mairesse sans opposition.

L'émission Enquête de Radio-Canada révélait jeudi soir que M. Zambito, un des dirigeants de la Construction Infrabec, a tenté de convaincre les conseillers Marlene Cordato et Patrick Thiffault d'éviter une élection, au cours d'une rencontre au restaurant, en présence de la mairesse.

« Moi, je suis là pour éviter des élections à Boisbriand, puis crisse, tout le monde garde leurs jobs, a dit Lino Zambito. En bout de ligne, faire un hostie de power trip de politiciens ou politiciennes, on s'en va en campagne pour avoir le même calice de résultats. Pourquoi on regarde pas en avant pis voir ce qu'on peut bâtir ensemble, hostie? »

M. Zambito et son entreprise, détenue en grande partie par l'ancien président de Boomerang Tracking Inc., Peter Lashchuk, sont les bénéficiaires de plus de 50 % des contrats octroyés par Boisbriand sous l'administration de la mairesse St-Jean.

En entrevue à RueFrontenac, le porte-parole du DGEQ, Denis Dion, a confirmé que le reportage a poussé l'organisme à réagir.

« C'est dans les médias, c'est maintenant de notoriété publique. Nous faisons des vérifications pour voir à quel point c'est sérieux, et il pourrait y avoir ensuite une enquête en bonne et due forme. Ensuite il faudra décider si oui ou non on dépose un constat d'infraction », explique M. Dion.

La mairesse de Boisbriand, Sylvie St-Jean. Photo courtoisie

Le porte-parole précise toutefois que la loi met un certain nombre de conditions qui doivent être remplies pour qu'une personne soit accusée d'infraction à la Loi électorale. Quelqu'un qui tente d'obtenir le retrait d'une candidature au moyen d'un don, de l'octroi d'un avantage ou de menaces est passible d'une amende de 1 000 à 10 000 $.

Refusant de répondre aux journalistes, la mairesse St-Jean a envoyé aux médias un communiqué précisant que tous les contrats octroyés à Infrabec l'avaient été en conformité avec la loi, et que la fameuse rencontre avec les conseillers de l'opposition avait seulement pour but de discuter d'une éventuelle collaboration entre les deux équipes.

Zambito, financier des partis politiques

Homme d'affaires influent très intéressé par la politique, Lino Zambito ne cultive pas seulement ses relations avec les politiciens municipaux, a constaté RueFrontenac. Selon les données du DGEQ, il a versé plus de 22 000 $ aux trois principaux partis politiques provinciaux au cours des dernières années, la part du lion revenant aux libéraux.

Entre 2003 et 2008, M. Zambito a donné 14 300 $ au PLQ. Entre 2002 et 2007, il a contribué pour 4 500 $ à la caisse de l'ADQ. Et entre 2001 et 2007, il a fait des dons de 3 570 $ au Parti québécois.

M. Zambito n'a pas retourné les appels placés à son domicile et à son entreprise. Il a envoyé lui aussi un communiqué dans lequel il se défend de toute malversation.

Commentaires (1)

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ZamBriand... euh... Boisbriand... :p
0
... et la mafia italienne dans tout cà? quel est son rôle, et sa part, exactement???
Horace , octobre 16, 2009

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