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Les cégépiens enregistrent des résultats désastreux à l'épreuve obligatoire de français PDF Imprimer Envoyer
Nouvelles générales - Éducation
Écrit par Jean-Philippe Pineault   
Mardi, 10 novembre 2009 18:21
Mise à jour le Mardi, 10 novembre 2009 21:31

Les finissants de cégep en arrachent en français. Plus d'un étudiant sur quatre a coulé la portion orthographique de l'épreuve obligatoire en français l'an dernier, révèle un rapport troublant du ministère de l'Éducation obtenu par Rue Frontenac.

Publié en catimini sur son site web cette semaine, le document du MELS fait état de taux d'échecs effarants des cégépiens dans plusieurs portions de l'examen, dont la réussite est nécessaire à l'obtention du diplôme d'études collégiales (DEC) et pour être admis à l'université.

Pas moins de 28% des étudiants qui ont passé l'épreuve en 2008-2009 ont échoué au volet orthographe d'usage et orthographe grammaticale, tandis que 17% ont coulé la portion syntaxe et ponctuation de l'examen. Ceux-ci ont obtenu une note de «D», «E» ou «F», soit l'équivalent d' «insuffisant», de «très faible» ou de «nul».

Les étudiants profitent de plusieurs occasions par année pour se présenter à l'épreuve uniforme langue d'enseignement et littérature. Les plus récents résultats en date d'août dernier font état de taux d'échecs encore plus ahurissants.

Près de 40% des étudiants ont échoué à la portion orthographique de l'examen et plus de 25% ont coulé le volet syntaxe et ponctuation. Quant à la partie intégration et connaissances littéraires, la proportion d'élèves ayant échoué atteint 37%.

Lacunes pour la vie

Lors de l'examen, l'étudiant doit «rédiger une dissertation critique à partir de textes littéraires sur lesquels il appuie sa réflexion», explique le ministère de l'Éducation.

L'élève dispose de quatre heures trente minutes pour prendre connaissance des textes littéraires qui lui sont proposés et pour rédiger un texte de 900 mots. Il a droit à trois ouvrages de référence, soit le dictionnaire, un ouvrage de grammaire et un manuel de conjugaison.

«Ces résultats ne m'étonnent pas. Les centres d'aide en français ont poussé comme des champignons dans les collèges», affirme Jean Trudelle, président de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec.

Jean Trudelle, président de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec. Photo courtoisie

Nathalie Morel, présidente de l'Alliance des professeurs de Montréal, craint pour sa part que les lacunes graves que ces jeunes traînent en français soient sources d'embûches sur le marché du travail.

«On n'arrête pas de le dire: il faut recentrer l'école sur les connaissances. On parle beaucoup
trop de compétences et de qualification. Il faut resserrer les savoirs sur l'essentiel», dit-elle.

Casse-tête pour les profs de cégep

Cette situation donne du fil à retordre aux enseignants de cégep qui doivent tenter de combler les lacunes en français de leurs étudiants tout en essayant de leur transmettre de la nouvelle matière.

«C'est comme si on faisait deux choses en même temps. C'est évident que pour les étudiants qui n'ont pas une maîtrise minimale de la langue, ça
devient compliqué», souligne Jean Trudelle.

Le ministère de l'Éducation n'a pas rappelé RueFrontenac.com.

Commentaires (11)

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Pauvre Patrick
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Si tu es pas bon en français (c'est très visible), c'est pas le CEGEP qui va te préparer à l'examen. Ce sont les 11 années avant qui auraient du te préparer.

Référer, donner, regarder préparer. C'est tellement facile de savoir comment les accorder !!! Tu remplace par un verbe en "re" comme vendre. Tu aurais du écrire : référé, donné, regardé, préparé.

Il ne faut pas attendre à la dernière minute pour se préparer à un examen. Tu aurais du commencer en premièr année.
Goulou Goulou , novembre 12, 2009
Vive l'épreuve de francais
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Le problème vient je pense de l’éducation qui est donnée dans les cégeps. Je suis aller au cegep du Vieux-Montréal est j’ai coulé mon épreuve 6 fois. Quand tu commence tes cours de français au cegep, il est obligatoire d’acheter le guide méthodologique de français, qui aide le étudiants en français 1, 2, 3, 4 , à bien écrire une dissertation. En décembre dernier, j’ai fais mon épreuve, Et j’ai eu A-A-A, dans tout les aspects de l’examen. Miracle, et non. J’ai pris des cours avec un prof privé (référer par le ministère de l’éducation), qui est un correcteur de l’épreuve uniforme, il ma donner toutes les clés pour bien le réussir, qui est loin de ce que j’ai appris lors de mes cours de français. De plus, il a regarder mon fameux Guide de français vendu par le cegep, et il a dit que les exemples d’épreuve dans le guide sont nul, et que celle-ci ne passait l’examen. Donc le problème, je pense qu’on est mal préparer. 4 sessions de cours de français au cegep pour couler 6 fois, 8 cours de 1h pour passer avec a-a-a.
Patrick , novembre 12, 2009
Quelle est la véritable raison ?
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@M

Vous parlez de votre expérience. Lisez un peu moins pour une semaine ou deux et prenez ce temps pour observer autour de vous. Vous vous rendrez surement compte que vous faites partie du 0.1% de gens très intelligents qui ont une grande culture générale.

Vous vous rendrez compte assez vite qu'il est impossible, pour la grande majorité des gens, de performer comme vous le faites. Ca a toujours été le cas même dans mon temps (!) ou les programmes étaient plus chargés. On a pas tous les même capacités et il faut respecter ça.

Le problème ne vient pas seulement de l'école. C'est culturel aussi. La culture québécoise ne valorise pas trop les études, la littérature et la pensée constructive. J'ai fait un trekking autour du Mont Blanc avec 15 français l'an dernier. J'ai eu des discussions presque philosophiques avec un chauffeur d'autobus. Beaucoup de gens ordinaires là-bas sont aussi cultivés qu'un prof de CEGEP ici. Ca commence à la msison et ça suit à l'école.

Alors, pour chaque livres facile que l'école vous demande, lisez-en deux autres parmi les classiques. Faites votre propre cheminement sans dénigrer les autres. Qui sait ? Un jour vous vous retrouverez peut-être dans l'espace comme Julie Payette. Vous serez alors un autre exemple à suivre pour la promotion de la culture générale.
Goulou goulou , novembre 12, 2009
La véritable raison s'annonce!
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Je ne sais pas si les commentateurs ont bien relu leurs textes avant de les publier, mais je note beaucoup de fautes d'orthographe. Ensuite, ils se plaignent. Mauvais...
Je suis en 4ième secondaire, il ne me reste donc que quelques mois avant d'entrer au Cegep. J'obtiens des 100% facilement en français, et ce n'est pas parce que je fais tous mes devoirs et que j'écoute bien en classe, c'est parce que je me cultive autrement qu'en écoutant un prof discuter d'une matière quelconque. Je dirais même que sur 7 professeurs, pas moins de 2 connaissent leur français écrit IMPECCABLE. Il m'arrive souvent de les reprendre, au risque de passer pour une adolescente trop concentrée sur ses études.
Je lis beaucoup, et j'écris. Même pour ceux qui n'en n'ont rien à faire de la littérature, si l'école nous fournissait des livres agréables, des classiques, si elle prenait le temps d'analyser les oeuvres, de les comparer, de faire des dictées de plus de 180 mots, d'aider les élèves en grande difficulté au lieu de ceux qui posent des questions insignifiantes, ce serait déjà un pas de plus vers la réussite. Parce que vous savez, pour le moment, les élèves lisent des petits romans parus au cours de la dernière décennie qui n'ont attiré personne et qu'ils resteraient enfouis dans une vieille bibliothèque si la commission scolaire ne les prenait pas...
Bref, je trouve cela normal que chaque individu ait ses forces et ses faiblesses, peu importe le parcours scolaire choisi. Mais sachez que les problèmes se trouvent au primaire, et s'aggravent au secondaire. Alors au Cegep, nul besoin de se questionner sur les échecs faramineux. Et puis d'abord, la note de passage quand on a une bonne culture, c'est facile d'atteinte...
M. , novembre 11, 2009
Vrai problèmes ?
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@ C.M.

Le CEGEP (pas le volet professionnel) n'est pas supposé sur-spécialiser son éducation. Voilà pourquoi il est nécessaire d'avoir quatre cours de littérature au CEGEP.Ça donne la chance à certains de changer d'orientation sans avoir à se taper trois ou quatre cours de rattrapage pour aller dans sa nouvelle branche. Certains diront aussi qu'ils doivent intéresser les jeunes à la culture et au sport. Et les cours au choix sont là pour donner une culture générale. S'ouvrir à d'autres connaissances facilitera notre job plus tard en nous permettant d'accepter (comprendre) plus facilement le changement.

Ce qui est déplorable dans ces cours de français est le zèle de certains profs qui nous demandent, à l'examen intra (Bois-de-Boulogne en 91), d'analyser des poêmes plutot obscur. Qu'ils se contentent de nous montrer à analyser des textes plus ordinaires, plus adaptés à ce que nous aurons à faire face sur le marché du travail. Ceux qui voudront analyser des poêmes, iront étudier en littérature si ils veulent.

Et même un ingénieur doit écrire du texte pour son travail. Il ne travaille pas juste avec des équations. J'ai souvent travaillé avec des ingénieurs et cette profession mène souvent à des emplois moins technique, plus administratif ou une culture générale aide ebaucoup. Je suis en informatique depuis plus de vingt ans et j'écris plus de texte que de code. Et ce depuis longtemps.

@Mathieu
C'Est pas juste les profs. La Réforme qui vient du MELS est stupide. La télé et le Nintendo volent beaucoup de temps aux jeunes pour qu'ils apprenent à aimer lire. Les parents sont de moins en moins là pour intéresser leurs enfants à autre chose.
Le vrai problème est plus grand et plus global que juste les profs.
Goulou goulou , novembre 11, 2009
Effort mal réparti
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Et pendant ce temps, au primaire, il y a des directions d'école qui font poirauter les profs pendant deux journées pédagogiques complètes sur la préparation du plan "Réussir" de la CSDM. Ce programme ne mêne à rien. Ils planifient beaucoup mais ne peuvent mettre en marche le plan. La Réforme joue contre eux de ce coté. Tu ne peux devenir "compétent" sans connaissances. Et la planification recommencera l'année d'après. Deux autres journées de perdues.

Au moins, qu'ils fassent comme leurs élèves qui achètent des devoirs tout faits sur Internet. Qu'ils fassent un copier/coller du plan de l'an dernier. Ils auront plus de temps pour aller préparer du contenu, des connaissances, à passer à leurs élèves.
Goulou goulou , novembre 11, 2009
...
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une chance que le français est la seule langue officielle du Québec,,,qu'est-ce que cela serait si, ces étudiants avaient plusieurs langues à apprendre !! est-ce de la paresse,? du je-m'en-foutisme,? ou ben siyon dcid k le français est pas bon et le sms est meilleur .....pauvre génération d,ignorants,,,cafadurr,,,
a .......... , novembre 11, 2009
et les prof eux?
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bonjour,
je suis cégépien a Bois-de-Boulogne à Montréal, oui les résultats en disent long mais j'aimerais sa remarquer que comme par exemple mon enseignant de mathématique parle 5 langues et que le français est sa 4ième langue donc je doute que lui-même peut bien nous transmettre de la matière et que celui-ci pourrait avoir la note de passage s'il fesait l'épreuve de français. Oui, on s'étonne des résultats mais ce n'est pas normal que dans mon programme que nous avons tous le même enseignant, nous sommes 24 sur 34 a être en situation d'échec. ce n'est pas des petits échec mais des 20-30-40%...
Mathieu , novembre 11, 2009
Ce n'est quand même pas la faute des Anglais...
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Les jeunes Québécois perdent leur français. Ce n'est que de la paresse intellectuelle et l'échec des programmes d'enseignement. Combien de livres les jeunes lisent-ils par année? Ils sont contaminés par le dialecte qui sévit sur les supports électroniques (Twitter, Facebook, hotmail, etc). Au point où la jeune génération se crée une identité linguistique qui a très peu à voir avec le français, sa grammaire, sa syntaxe, son vocabulaire. Maintenant, imaginez, ce sont eux qui vont éduquer leurs propres enfants et ces derniers, les leurs. Si le Québec n'est plus français dans quelques générations, ce ne sera pas faute des Anglais!
somsom , novembre 11, 2009
Le sens de la langue
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La formation au départ est déficiente de la 1re année du primaire au reste. Si la famille ne lit pas pour apporter une contribution parentale l'école ne peut tout faire surtout depuis le changement des façons d'enseigner.À force de vouloir mettre ça facile. Et il y a beaucoup d'anglais partout qui bombarde les jeunes alors si les parents ne savent pas écrire leur langue ils ne peuvent compléter le travail de l"école.
Je lis les courriels et je suis étonnée du manque de connaissance des gens en orthographe.
Danielle , novembre 11, 2009
Les vrais problèmes
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Je crois que le vrai problème n'est pas vraiment l'orthographe. Je crois plutôt que c'est le fait qu'un étudiant qui étudie par exemple en génie civil n'est pas nécessairement habile en littérature. Pour l'épreuve uniforme il dispose d'un certain temps pour analyser et argumenter de la littérature, il va se dépêcher le plus possible afin de pouvoir arranger son texte dans le délais imposer c'est pour ça qu'il ne peut pas prendre le temps de corriger ses fautes.

Si le MELS comprenait qu'une personne de génie civil, génie électrique, etc. ne va pas à l'école pour faire 4 cours de littératures les choses changerait peut-être.

Également, si le système d'éducation était efficace et les enseignant compétent, un élève ayant suivi une formation standard de 11 ans d'école avant le CEGEP devrait être capable d'écrire un texte.

Mercid e me lire et de me publier
C.M. , novembre 11, 2009

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