De l’eau chaude pour déneiger les rues PDF Imprimer Envoyer
Nouvelles générales - Transport
Écrit par Marilou Séguin   
Lundi, 08 février 2010 18:56
Mise à jour le Mardi, 09 février 2010 17:23

Soucieux de l’environnement, de nombreux pays aux prises avec l’hiver développent des technologies de déneigement plus vertes. Plusieurs de ces innovations sont actuellement présentées à Québec dans le cadre du Congrès internationale de la viabilité hivernale.

Le Japon a élaboré plusieurs solutions originales misant notamment sur la géothermie et les sources d’eau chaude pour chauffer les rues durant la saison froide.

Par exemple, dans la ville de Sapporo, qui reçoit plus de six mètres de neige par année, la chaussée d’une rue principale est chauffée à l’eau de source thermale. L’eau pompée pour faire fondre la neige est ensuite renvoyée vers la source, une technique qui vise à préserver l’environnement. Le système, qui date de 1984, subit actuellement une cure de rajeunissement car il a perdu de son efficacité au fil du temps en raison de la corrosion des tuyaux.

Le Japon utilise aussi le chauffage de la chaussée à l’énergie géothermique pour lutter contre la neige. C’est notamment le cas de l’aire de repos Hachi-kita, qui possède un système de chauffage appelé Reservoir Heat Collection System (RHCS), constitué de deux réservoirs d’eau de 1 000 m3 chacun, d’un collecteur de chaleur et d’un stationnement de plus de 1 000 m2.

En hiver, la chaleur du sol réchauffe le fluide des réservoirs, situés à cinq mètres sous la surface. Le liquide est ensuite pompé vers le stationnement construit en plaques de béton.

Remplacement du sel

Les Suisses ont quant à eux planché sur la création d’un nouveau matériel écologique pour traiter les routes peu achalandées et les trottoirs en hiver.

Il s’agit d’un produit antidérapant qui se veut un remplacement du sel ou des gravillons pour lutter contre la neige et le verglas. Le produit est composé de plaquettes de bois, longues de 5 à 20 mm, qui sont imprégnées d’une saumure, puis séchées.

Le produit, qui est breveté, a un faible impact sur l’environnement affirment les Suisses : il est biodégradable et ne génère pas de poussière lors de son épandage.

Chasse-neige plus écolo

Du côté de la Suède, des spécialistes ont mis au point une lame de chasse-neige à grande vitesse, plus légère, qui est actuellement évaluée par l’Administration suédoise des routes et par les quatre grands entrepreneurs du pays.

Parmi les avantages notés par les Suédois, comparativement aux chasse-neige traditionnels, il y a une réduction de la consommation de carburant grâce au poids plus léger (environ 300 kg de moins par rapport à un chasse-neige conventionnel), moins de bruit car la lame de déneigement exerce moins de pression sur la route, et moins de consommation de sel et de sable grâce à une évacuation plus efficace de la neige par rapport à un chasse-neige ordinaire.

Le déneigement des rues : un défi qui ne se limite pas qu’au Québec. Photo d’archives Chantal Poirier

Pistes de réflexion

Bien que les innovations techniques présentées à Québec actuellement ne puissent pas toujours être adaptées à un autre environnement, les centaines d’acteurs routiers sur place y puisent des pistes de réflexion.

« C’est une occasion formidable de partager nos expertises et nos savoirs », a déclaré la ministre des Transports du Québec, Julie Boulet, lors de l’ouverture officielle du congrès, lundi après-midi.

Pour Anne-Marie Leclerc, sous-ministre adjointe et directrice générale du MTQ et présidente de l’Association mondiale de la route (AIPCR), qui a organisé l’évènement, les défis en matière de transport sont souvent les même partout dans le monde même si leur climat et leur développement diffèrent.

« La mobilité concerne tout le monde. L’important est de s’assurer qu’on puisse se déplacer de façon sécuritaire », dit-elle.

Dans certains pays, où 30 % des admissions à l’hôpital résultent d’accidents de la route, il reste beaucoup de chemin à faire. L’AIPCR, qui regroupe 118 gouvernements au sein de 18 comités techniques, continue donc son travail dans une optique de transport durable.

Le prochain Congrès mondial de la route se tiendra à Mexico en 2011.

Commentaires (2)

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Reponse a Quebec...
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Procédés douteux???
Un lame de fer sur un camion ou une chenille....douteux comment???

Equipement non-approprié??
Comment pouvez-vous dire cela?? Etes-vous deneigeur??? J'penserais pas, car vous n'avez AUCUNE IDEE de ce qu'est l'equipement approprié. Pas bin bin sorcier...une souffleuse, une gratte,un camion, une chenille a trottoir... Dans le quartier historique (j'imagine le vieux Quebec), ce n'est pas l'equipement qui est innapproprié....c'est la dannée rue de pierres qui l'est.

Jobs sur les etages???
La derniere fois que j'ai verifié, c'est au GARAGE que les equipements sont repares...pas dans les bureaux.

Je suis proprietaire de 4 camions de deneigement, et a ecouter le public, il faudrais passer avant que la neige soit tombee. Demenage en floride si le deneigement au Quebec te plais pas...non mais....c'est fou tous les ''experts'' qui n'ont jamais monté sur le marche-pied d'un camion qui ont une opinion sur comment BIEN faire notre job. Si t'es si fin, achetes toi 500 000$ d'equipement comme moi et montres nous ca. Ah tu peut pas??? Alors ferme ta grande trappe et laisse faire les PROFESSIONNELS!!!

Stephane Beaudoin , février 10, 2010
À Québec...
0
BRAVO à tous ces pays qui trouvent des solutions de notre siecle.
À la ville de Québec, où le budget pour le déneigement est énorme, on en est encore aux procédés douteux, à la collusion et aux bris de toutes sortes dus à de l'équipement non-approprié, surtout dans le quartier historique.
Année après année,on perd des morceaux et on re-re-répare. Création d'emploi sur les Étagessmilies/cry.gif
claude robitaille , février 09, 2010

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