| John Gomery au Conseil de presse : préoccupé par la convergence |
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| Nouvelles générales - Enjeux | |||||
| Écrit par Jean-Michel Nahas | |||||
| Vendredi, 19 février 2010 15:25 | |||||
| Mise à jour le Lundi, 22 février 2010 13:12 | |||||
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Préoccupé par la convergence et l’exagération qui sévissent dans certains médias, l’ex-juge John Gomery entend profiter de son passage à la présidence du Conseil de presse pour clarifier les décisions rendues par l’organisme et s’assurer que celles-ci critiquent et embarrassent encore plus les journalistes coupables de fautes déontologiques.
« Il n’y a pas un reporter au monde qui aime être critiqué par ses pairs. Si je peux rendre encore plus embarrassantes les recommandations du Conseil, je pense qu’il s’agit d’un moyen de contrôle assez efficace », a dit l’ancien magistrat en entrevue à Rue Frontenac. Celui qui est devenu célèbre en présidant la commission d’enquête sur le scandale des commandites convient que son arrivée à la tête du tribunal d’honneur de la presse survient en pleine crise des médias. Le danger des blogues non professionnels La convergence l’inquiète, de même que l’affluence des blogues qui sont parfois écrits, dit-il par « des personnes bizarres » qui n’ont pas de crédibilité. L’ex-juge de 77 ans déplore le lock-out qui perdure au Journal de Montréal depuis plus d’un an, mais il soutient que le Conseil de presse ne peut prendre position dans ce triste dossier. « Je constate que le plus gros journal de la province continue d’être publié […] La seule chose qu’on peut dire, comme dans tout conflit de travail, c’est qu’il faut que ça se règle », a-t-il commenté.
John Gomery entend proposer des décisions plus tranchées lorsque des dérives journalistiques surviendront. Il y a quelques jours, un article signé Agence QMI dans Le Journal de Montréal faisait carrément la promotion d’articles dérivés de la téléréalité Montréal-Québec, diffusée sur les ondes de TVA. Ce genre d’article est-il un dérapage aux yeux du nouveau président ? « Si un journaliste prône une certaine attitude, c’est son droit. S’il a été engagé pour faire la promotion, ce n’est plus du journalisme, mais bien du lobbying. Je pense que ça devient une [faute] en matière de déontologie et le reporter doit être critiqué », a-t-il répondu. M. Gomery veut aussi tenter de ramener les radiodiffuseurs privés dans le giron du Conseil de presse. Ceux-ci ont claqué la porte de l’organisme en janvier 2009, affirmant être déjà régis par les codes de conduite du Conseil canadien des normes de la radiodiffusion. En plus d’affaiblir financièrement le tribunal d’honneur de la presse, leur départ a rendu caduques les décisions à être rendues contre ces diffuseurs. Il a appris de ses erreurs Il ne faut pas s’attendre à des sorties fracassantes dans les médias de la part de l’ancien juriste. Celui-ci dit avoir beaucoup appris de son passé, notamment lorsqu’il avait accordé des entrevues privées qui l’avaient mis dans l’embarras durant la commission d’enquête. « Je m’étais exprimé trop ouvertement, c’était une erreur monumentale et j’espère ne plus en faire. Cela dit, mes rapports avec les journalistes sont excellents et le ton a presque toujours été respectueux entre nous », a relaté John Gomery. Même s’il a publiquement donné son appui à Projet Montréal l’automne dernier – sa fille Cym se présentait pour le parti, mais a finalement été battue – , l’ex-juge assure qu’il conservera une grande neutralité pour son nouveau mandat. Son association avec la formation de Richard Bergeron se limitait à la période du scrutin, a-t-il dit. Le plan d’actions concrètes du président pour les prochains mois n’a pas été dévoilé puisque John Gomery dit encore être « en mode apprentissage ».
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Commentaires (5)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires ...
Quand on connaît les liens entre Projet Montréal et Québec solidaire, la nomination de Gomery n'est pas particulèrement rassurante.
Heureusement, le Conseil est désormais une créature édentée sans résonance, rien qu'une sorte d'excroissance syndicale consultative sans mordant. Je serais assez favorable à la création d'un ordre professionel des journalistes ayant pour mission la protection du public, par contre. Pas de suite !!
Quand on pense où repose son rapport sur les commandites...
Ce n'est pas de bonne augure... Pas de pouvoir
Je ne vois pas ce que le juge à la retraite oui à la retraite, ce qu`il pourra faire au Conseil de Presse. Cet organisme n`a aucun pouvoir et quand j`écris aucun pouvoirf, ça veut dire le vide total.
Il pourra toujours faire des recommendations, mais elles resteront dans le vide comme un courant d`air. S`il croit qqu`il vient de pogner la job du siècle, il va déchanter le père Gomery. Ecrivez un commentaire |
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