| Un homosexuel lésé obtient gain de cause |
|
|
|
| Nouvelles générales - Justice | |||||
| Écrit par David Santerre | |||||
| Vendredi, 27 mars 2009 13:49 | |||||
| Mise à jour le Lundi, 08 juin 2009 19:33 | |||||
|
Le concierge d'un immeuble d'appartements de La Petite-Patrie, à Montréal, devra payer 4000$ à un homme à qui il a refusé la visite d'un logement parce qu'il avait «détecté», au son de sa voix au téléphone, qu'il était une «tapette».
Les faits étayant cette cause remontent au 9 mars 2006. Un homme que nous nommerons Mike se cherche un appartement et communique, après lecture d'une petite annonce, avec le concierge d'un immeuble sis au 5731 de la rue Cartier, où l'on dit avoir à louer des appartements de deux et trois pièces et demie. Anglophone, Mike fait de son mieux pour s'exprimer en français quand le concierge, Jules Bertiboni, lui répond. «Son interlocuteur (Bertiboni) lui répond immédiatement que le logement n'est pas disponible. S'informant plus amplement, compte tenu que l'annonce est toujours active dans le journal, son interlocuteur lui répond, en français, qu'il doit être une tapette et qu'il ne loue pas à ce genre d'individus», résume la juge Pauzé dans sa décision. Un logement toujours vacant Estomaqué, Mike rappelle à deux reprises. Lors d'un de ces appels subséquents, il entend le concierge dire à une personne qui se trouve vraisemblablement avec lui «d'attendre parce qu'il parle avec une tapette», lit-on encore dans le jugement. Toujours aussi incrédule, Mike appelle alors sa nièce et lui demande d'appeler pour voir si on lui répondra, à elle aussi, que le logement en question n'est plus disponible. Mais à elle, le concierge, de sa voix forte et rude selon le témoignage de la nièce, affirme que le logement est toujours vacant. Mike est effectivement homosexuel, et lors de l'audition de sa cause, il a indiqué à la juge que lorsqu'il s'exprime en français, sa voix est plus aigue et peut paraître efféminée aux oreilles de certains. Perte de confiance Ce qui n'est en rien une excuse pour le concierge. Mike a donc porté plainte devant la Commission des droits de la personne. Il a raconté à la juge avoir été profondément bouleversé par cet événement qui lui a fait perdre toute confiance en lui. Par la suite, il a même raté une entrevue pour un emploi et a consulté un médecin. «Ça m'a rappelé tellement de mauvais souvenirs de l'époque où, vers 18 ans, j'ai dévoilé mon homosexualité. Les gens au travail, même dans ma famille, se moquaient de moi», a-t-il indiqué hier, en entrevue avec RueFrontenac.com. Lors du procès, le concierge, M. Bertiboni, a juré ne plus se souvenir de ce coup de fil qui remontait à trois ans, et qu'il n'aurait jamais utilisé le mot «tapette». Au surplus, il mentionne qu'à l'époque il y avait un locataire homosexuel dans l'immeuble. Il a aussi mentionné qu'il lui arrive de se faire dire des bêtises au téléphone et qu'il faut «passer par-dessus». La juge lui a accordé peu de crédibilité, contrairement à Mike et à sa nièce, qui ont tous deux témoigné avec aplomb et précision. Il ne veut pas payer Pour avoir refusé de louer un appartement à Mike à cause de son orientation sexuelle, le Tribunal a condamné Jules Bertiboni à lui verser 4000$ à titre de dommages moraux et punitifs.
«J'irai en prison trois fois s'il le faut, a lancé Jules Bertiboni, rencontré vendredi devant son immeuble. Ça ne tient pas debout, je n'ai jamais dit ça. C'est une affaire inventée, et sa nièce, elle a fait un faux témoignage. J'ai 70 ans, je suis retraité et je n'ai pas de problème avec personne ici. On a même des étrangers dans l'immeuble, ils pourront vous le dire, je ne refuserais personne», se défend-il avec vigueur, disant vouloir porter en appel ce jugement.
Partager
Envoyer par courriel
Commentaires (6)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires bizare..
salut,,
comment ça se fait que le concièrge dit cela: " Lors du procès, le concierge, M. Bertiboni, a juré ne plus se souvenir de ce coup de fil qui remontait à trois ans, et qu'il n'aurait jamais utilisé le mot «tapette»." c'est bizare ! NON!,, si on comprend bien. le jugement est fait après 3 ans et le concièrge n'a jamais été contacté avant !! . merci de clarifier les choses... roger Alpha. Danielle dans le deni
Danielle Foucault, tant pis pour toi si tu n'en crois rien, c'est ton probleme.
Pourquoi est-ce que quelqu'un risquerait sa reputation pour faire cracher une somme d'argent mineure a un parfait inconnu? C'est completement ridicule comme assertion. C'est un cas classique de discrimination. WAKE UP!!! Je n'en crois rien!
Bravo, des arnaques ça se monte facilement. Une collusion est possible entre deux personnes pour faire de l'argent facile et vite, des faux témoignages ça existe. Je ne pense pas que ce concierge soit un imbécile qui dit de choses pareilles, c'est un francophone alors sus à l'ennnemi, surtout que le gars supposément lésé a fait un effort!!pour parler français,j'en ai des larmes aux yeux. Je n'en crois rien....allez-y en appel. C'est trop facile celle là.
sur le harcèlement
En tant que délégué syndical, j'ai eu à me pencher sur la notion d'harcèlement psychologique au travail. Selon les termes de la loi, la personne qui porte la plainte d'harcèlement est seule à juger de son propre comportement. C'est à dire qu'il revient à elle de déterminer si elle s'est sentie attaquée. Déterminer la validité de ce cas n'est pas chose facile. On ne peut déterminer pour «Mike» s'il est juste ou non de s'être senti blessé par les allégation de M. Bertiboni. Or, pour répondre à bobof plus haut, nous sommes effectivement responsable de «ses victoires et de ses échecs» mais on ne peut déterminer à sa place si «Mike» a été victime de discrimination.
être responsable de ses victoires et de ses échecs
C'est sure que la discrimination basé sur l'orientation sexuelle est dépassé.
Par contre est-ce qu'il y a eu acharnement de la part de "Mike"? Est-ce que vous rateriez une entrevue uniquement parce que quelqu'un vous a déjà insulté? Je trouve que c'est en mettre pas mal sur le compte d'une simple insulte... Faut savoir s'affirmer sans responsabiliser les autres de tout nos malheurs Ecrivez un commentaire |
Aussi sur Rue Frontenac - Nouvelles
- Stress au travail – Employeurs et employés de moins en moins sur la même longueur d’onde
- Franco Fava a déjà suggéré des noms au plus haut fonctionnaire québécois
- Le pont Champlain à éviter ce week-end
- Les Canadiens auront des difficultés de lecture d’ici 20 ans
- Opération anti-drogue — Six arrestations à Laval
- 27e meurtre à Montréal
- Éducation — Le Canada tire bien son épingle du jeu, selon l’OCDE
- Euthanasie : des citoyens se mettent à nu
- Détenu à Guantanamo, un ex-Montréalais veut éviter la torture
- Mourir dans la dignité: des professeurs dénoncent le manque d’objectivité de la Commission
- Ancien hôpital chinois: moratoire renouvelé
- Panneaux publicitaires interdits sur le Plateau
- Écoles anglaises: Libman souhaite un assouplissement
- Dépistage de drogue pour les employés de la STM
- La STM ouvre la porte au logiciel libre
- Quand la mort devient délivrance
- Les affaires vont bien pour BioWare: le studio double ses effectifs
- Trafic de coke —Tony Conte plaide toujours l’innocence
- Une dame meurt dans l'incendie d'une résidence
- Bellemare crie au complot
- Commerce de drogue florissant dans un bar de Saint-Michel
- Claude Béchard aura servi le Québec jusqu’au bout de son souffle
- NHL Slapshot: un bâton de hockey au lieu d'une manette
- Prédateur sexuel libéré malgré un rapport accablant
- Yvan Delorme quitte l'esprit en paix pour s'occuper de sa famille
- Euro-Spa - Deux sirènes, des bains et des potins
- Mourir dans la dignité: déjà l'affrontement
- EXCLUSIF - Les cégeps anglais avalent leurs étudiants francophones
- Pétition déposée en faveur du centre inuit dans Villeray
- Bateau remorqueur en flammes sur la rivière des Prairies





























