Un front commun syndical «historique» PDF Imprimer Envoyer
Nouvelles générales - Travail
Écrit par Michel Larose   
Lundi, 11 mai 2009 14:19
Mise à jour le Lundi, 11 mai 2009 15:08

Comme l’avaient déjà annoncé les chefs syndicaux il y a plusieurs mois, un véritable front commun émerge à l’aube des négociations des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic.

Les représentants des organisations syndicales, qui regroupent 475 000 travailleurs, ont signé un protocole de fonctionnement en Front commun pour négocier avec l’État le renouvellement de leurs conventions collectives ainsi qu’une entente de non-maraudage.

Les ténors Michel Arsenault, de la FTQ, Claudette Carbonneau, de la CSN, et Réjean Parent, du Secrétariat intersyndical des services publics, ont parlé «d’un grand jour» et «d’un nouveau mode de relations de travail» pour souligner ce front commun «historique».
 
Économie d’énergie
 
L’entente de non-maraudage permettra d’économiser des énergies en batailles coûteuses et improductives engendrant des frais de plusieurs millions de dollars et, par conséquent, les contributions syndicales des membres seront mieux utilisées.
 
 
Claudette Carbonneau, de la CSN: «Un nouveau mode de relations de travail.»
 
«L’autre avantage de ce front commun consiste à unir nos efforts pour mener une négociation globale et fructueuse», a expliqué Claudette Carbonneau. 
Le décret imposé par le gouvernement du Québec lors de la dernière négociation se terminera le 31 mars 2010 et l’objectif du Front commun syndical est d’avoir en main une entente à l’expiration de celui-ci.
 
Déjà, des rencontres exploratoires avec les négociateurs patronaux ont débuté dans le but d’établir un calendrier de rencontres et d’apprivoiser le nouveau mode de négociation mis de l’avant par le Front commun.
 
Les demandes syndicales seront déposées vers le mois d’octobre et la négociation proprement dite pourrait débuter dès janvier, lorsque le gouvernement fera savoir sa position.
 
En 2008, l’Institut de la statistique du Québec estimait à 7,7% le retard salarial entre les employés des secteurs public et parapublic par rapport à l’ensemble des salariés du Québec.
 
Il faut s’attendre à ce que les demandes salariales du Front syndical dépassent cet écart. Reste à voir si le gouvernement aura la marge de manoeuvre nécessaire pour répondre à cette demande dans un contexte économique déprimé.
 
Richesse partagée
 
Claudette Carbonneau a redit que la richesse devait être partagée dans la société. Les chefs syndicaux soutiennent qu’investir dans les services publics doit être considéré comme «un investissement des plus rentables pour relancer l’économie.»
 
Le chef de la FTQ, Michel Arsenault, a souligné que 30% de la masse salariale retournait dans les coffres de la trésorerie gouvernementale à titre d’impôts retenus à la source et 62% de celle-ci va à la consommation de biens et services.
 
Quant aux chances de maintenir uni ce Front commun jusqu’à la toute fin de la négociation, Michel Arsenault a observé «qu’on va arriver à la table de négociation ensemble et que les conditions sont réunies pour le rester.»
 
Lors du dernier décret, les employés de l’État avaient subi un gel de salaire pendant deux ans, suivi d’augmentation de 2% par année pendant quatre ans.



Commentaires (1)

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Le front commun intersyndical: un exercice nécessaire et incontournable pour tous les employé-es de l'État
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Le nouveau front commun des employé-es de l'État que voilà me semble une excellente nouvelle puisque ce dernier ne semble pas vouloir faire «sauter la banque» comme certains l'auraient craint. Par contre, il est vrai que le rattrapage salarial de « 11, 25% sur trois ans » peut faire peur mais il ne faut pas oublier la conclusion des dernières négos (2004-2005) qui se sont terminées sur l'application d'un décret (loi 142) des conditions de travail de la plupart des fonctionnaires québécois et aussi sur un gel des salaires ( donc 0%) d'augmentation pour une période appréciable et ce en dépit de l'augmentation des prix à la consommation (services, essence, épicerie, etc.).

Et quant à l'argument voulant que 64 % des salarié-es de l'État jouissent de la permanence en emploi, il ne faut pas dénigrer ces derniers car il n'ont sûrement pas volé ce statut (ni les avantages pécunières reliés à celui-ci) puisque ces fonctionnaires prétendument « gras durs » doivent faire vivre bon an mal an tous les membres de leur famille, mettre des sous de côté pour préparer leur retraite, « faire rouler l'économie» (surtout en temps de crise économique) et, par dessus tout ça, assurer des services de qualité auprès des différentes clientèles des principaux ministères du gouvernement du Québec (santé, éducation, affaires sociales, économie, etc).

Étant moi-même un salarié relié au ministère de l'éducation, je suis à même de constater que nos conditions de travail (tâche, salaire, assurances diverses) peuvent être enviables à certains égards. Aussi, je tiens à rappeler à certains envieux qu'il ne faut pas retourner en arrière sur ces conditions et faire en sorte de se retrouver à « perdre notre vie à la gagner» parce que notre employeur (le gouvernement du Québec) aurait décidé unilatéralement ne plus assurer des services de qualité aux Québécoises et Québécois.

Avec les prochaines négos qui sont à nos portes, je fais donc le souhait que l'ensemble du mouvement syndical demeure solidaire face à l'employeur et qu'il trouve la manière d'améliorer sensiblement les conditions de travail des tous les salarié-es et particulièrement de plus du tiers (36%) d'entre nous qui sont malheureusement à statut précaire. De plus, je souhaite que les négociateurs syndicaux fassent tout en leur pouvoir pour améliorer sensiblement la reconnaissance et la défense de nos droits qui sont, dans certains cas, toujours aussi bafoués par certains supérieurs roublards, sinon carrément toxiques ...
Daniel Rivière
Verdun
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Rivida , mai 12, 2009

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