| AFEAS: le travail invisible a une valeur |
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| Nouvelles générales - Travail |
| Écrit par Michel Larose |
| Lundi, 06 avril 2009 16:10 |
| Mise à jour le Lundi, 06 avril 2009 16:41 |
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Le travail invisible a une valeur, et l'AFEAS demande à la ministre d'État fédérale à la Condition féminine, Helena Guergis, d'évaluer et de comptabiliser le travail non rémunéré effectué au Canada, essentiellement par des femmes. Hélène Cornellier, coordonnatrice de l'AFEAS, estime important de reconnaître le travail des femmes au sein de la famille par des mesures sociales, financières et fiscales. Le travail invisible est effectué à la maison souvent pour venir en aide aux parents vieillissants en perte d'autonomie. Ce sont des femmes qui quittent leur travail pour aider leur père ou leur mère. «Nous ne voulons pas qu'elles s'appauvrissent, surtout lorsqu'elles sont obligées de quitter leur emploi», explique Hélène Cornellier. En comptabilisant le travail invisible, il serait ensuite possible de mettre de l'avant des mesures fiscales pour soutenir les aidants. «Nous voulons une valeur de remplacement du revenu pour quelques semaines ou du moins pour le temps pris pour soigner un parent à la maison», ajoute la coordonnatrice. Québec accorde un crédit d'impôt aux bénévoles venant à la maison pour soutenir un aidant. «Mais nous voulons que les aidants reçoivent aussi un crédit et même une compensation au régime de rentes», ajoute Hélene Cornellier. Le Canada précurseur Elle rappelle que le Canada a été un précurseur dans ce domaine en paraphant des ententes internationales sous l'égide de l'ONU afin de comptabiliser le travail invisible des femmes dans tous les pays. En 1992, l'enquête sociale de Statistique Canada indiquait que la valeur annuelle du travail non rémunéré, y compris le bénévolat, représentait de 34 à 54% du PIB, soit entre 235 et 354 milliards de dollars. Depuis 1996, les recensements canadiens comportent une question sur les activités à la maison permettant d'évaluer le travail non rémunéré auprès des enfants, des personnes aînées et des proches pour une semaine donnée. Mais aucune analyse globale de la valeur du travail non rémunéré de l'ensemble des citoyens canadiens n'a été effectuée à partir des données des recensements ou d'enquêtes sociales. De nouvelles données permettraient de les comparer à celles de 1992 et de faire ressortir l'importance de ce secteur d'activité par rapport aux autres secteurs à caractère économique et commercial compris dans le PIB canadien. L'AFEAS promeut les droits des femmes et cherche à améliorer leurs conditions de vie. Le partage du patrimoine familial, la reconnaissance de la femme dans l'entreprise familiale et la violence sont au nombre des dossiers pilotés par l'organisme fondé en 1966 et qui compte 12 000 membres.
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Commentaires (1)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires Présidente de l'Afeas de Mont-Joli
Je suis solidaire avec L'Afeas pour cette demande de reconnaissance. Pourquoi est-ce que des personnes qui abandonnent leur emploi ne seraient pas dédommagées, quand des travailleurs font ce travail et qu'ils sont payés pour le faire. Au moins, ces malades seraient certains d'avoir les soins reliées à leur condition.
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