| FTQ-Construction : «Je ne suis pas un héros», dit Ken Pereira |
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| Nouvelles générales - Travail | ||||||||
| Écrit par Yvon Laprade | ||||||||
| Vendredi, 06 mars 2009 18:09 | ||||||||
| Mise à jour le Jeudi, 09 avril 2009 20:54 | ||||||||
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Pour «éliminer les pommes pourries» qui se trouvent à la FTQ-Construction, le gouvernement Charest devrait convoquer une enquête publique «dans les plus brefs délais», affirme le syndicaliste Ken Pereira, à l’origine de l’éclatement du scandale des comptes de dépenses de l’ex-directeur général Jocelyn Dupuis.
«À défaut de mettre le syndicat en tutelle, comme je l’avais réclamé avant que cette histoire éclate au grand jour, il faudrait que le gouvernement intervienne. Ça prendra de la volonté pour nettoyer nos syndicats», confie Ken Pereira, directeur d'une section locale de la FTQ-Construction, dans une entrevue exclusive à RueFrontenac.com. Visiblement épuisé par toute cette affaire de comptes de dépenses et de prétendus liens avec les milieux criminels, Ken Pereira, celui par qui le scandale a éclaté, croit que d’autres têtes syndicales vont rouler «au fur et à mesure qu’on en apprendra davantage sur les agissements de certains membres de l’exécutif». «Mais il faut faire vite, insiste-t-il. J’ai appris que des documents incriminants ont été détruits, déchiquetés, pour cacher des preuves. Je ne peux accuser tout le monde, mais je peux dire que l’exécutif (de la FTQ-Construction) a fait preuve d’une certaine complicité. On a laissé Jocelyn Dupuis faire à sa guise. Ou bien on a été naïf, ou bien on a fermé les yeux.» Ken Pereira, 42 ans, croit que ses révélations «vont créer un effet de dominos» et que des syndicalistes «intègres» vont se lever et parler. «Moi, je ne suis pas un héros. J’ai simplement voulu briser la loi du silence. J’ai voulu dénoncer des abus, strictement sur le plan syndical. Je ne me suis jamais intéressé aux histoires qu’on raconte maintenant sur de présumés liens avec des milieux criminels. Je n’en savais rien, de toute façon», ajoute-t-il. La protection de la police Ken Pereira ne cache pas que sa vie a changé radicalement depuis qu’il a décidé d’aller au front, «même si on a tenté de m’en dissuader à plusieurs reprises». Il confirme avoir été informé, il y a une dizaine de jours, par deux policiers de la Sûreté du Québec, de l’escouade des stupéfiants, que sa vie était en danger et que son nom circulait «parmi des gens très influents». «Je savais que ça brassait, mais pas à ce point. Je ne regrette aucunement ma décision. Si c’était à refaire – mettre au jour le scandale des comptes de dépenses de Jocelyn Dupuis, qui a dépensé plus de 120 000 $ en six mois avec de fausses factures –, je le referais», insiste-t-il.
«On m’a même offert une forte somme d’argent pour que je garde le silence», dit-il, sans toutefois préciser la provenance de cette proposition. Jocelyn Dupuis «s'est détruit» Mais il faut croire que tous les «exécutifs» de la FTQ-Construction étaient dans le camp ennemi. «Jean Lavallée avait voté en ma faveur. Lui, il ne voulait pas m’expulser, contrairement aux six autres (de l’exécutif) qui n’ont pas voulu aller plus loin après avoir été mis au courant du scandale des fausses factures», dit-il. Sur ce point délicat, Ken Pereira prend la défense de Jean (Johnny) Lavallée, qui a quitté la présidence de la FTQ-Construction. On a rapporté qu’il n’était pas sur la même longueur d’onde que son directeur général (Jocelyn Dupuis). «La plus grande erreur de Jean Lavallée, à mon avis, c’est d’avoir fait confiance aveuglément à Jocelyn Dupuis», soumet-il. Ironie du sort, Ken Pereira avait été recruté par Jocelyn Dupuis, il y a trois ans. «Il était venu me chercher pour que j’amène avec moi les 348 travailleurs (mécaniciens industriels). J’étais alors au Conseil provincial (International). Il m’a fait des promesses qu’il n’a pas tenues», dit-il. Il estime que Jocelyn Dupuis a déjà été «un vrai syndicaliste qui s’est détruit en usant de son pouvoir et en se laissant étourdir par l’argent. Il dictait sa vision. Il était seul à avoir la vérité», ajoute-t-il. Des abus qui font des torts Dans les locaux syndicaux, dans l’est de la ville, où il a accepté de donner une longue entrevue, vendredi après-midi, le syndicaliste donne l’impression d’avoir été largué par les «hautes instances» de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ). Il se serait attendu à ce que le président de la centrale, Michel Arsenault, «bouge plus vite». «Je viens d’aller au bâton et je n’ai pas encore reçu d’appel de la FTQ, ni d’aucun dirigeant de la centrale. C’est déprimant. Mais les travailleurs de la construction, eux, sont soulagés. Ils sont fiers que j’aie dit tout haut ce que bien des gens pensent tout bas. Le monde syndical souffre et ces abus nous font un tort considérable», insiste-t-il.
Mais le prix à payer pour parler au nom des travailleurs de la construction «qui payent des cotisations syndicales» risque-t-il d’être un peu trop élevé ? lui avons-nous demandé. «Je dois avouer que le stress est grand. Mes nuits sont courtes. C’est plate pour ma mère, qui a 74 ans et qui a peur pour moi. Elle est inquiète. Mais ça prend de la volonté pour faire avancer les choses. Si la FTQ avait accepté de fermer le syndicat de la construction, de le mettre en tutelle, il y a huit mois, quand je les ai mis au courant de l’affaire Jocelyn Dupuis, nous n’en serions pas là aujourd’hui», raconte-t-il d’un ton posé. Un père syndicaliste Dans le local syndical où il est «hébergé» et protégé par des syndicats amis de la FTQ, depuis le début janvier 2009, Ken Pereira fait un bref retour sur son passé de syndicaliste. Il semble se demander jusqu’où cette histoire explosive le conduira. «Ça fait 23 ans que j’évolue dans le monde syndical. J’ai commencé à travailler à l’âge de 19 ans comme mécanicien industriel. Mon père a lui aussi joué un rôle très actif dans le monde syndical. Je ne me suis jamais caché pour afficher mes convictions», dit-il. Ken Pereira est directeur depuis trois ans du local 1981 (FTQ), qui regroupe les mécaniciens industriels (installation de machinerie, entretien). Il affirme que les travailleurs syndiqués ont été «laissés de côté» par la FTQ-Construction en raison de querelles et de jeux de pouvoir «tout à fait irresponsables». À lire aussi :
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Commentaires (1)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires Magouille de Jocelyn Dupuis
Je te félicite Ken pour ton courage et le fait que tu soies passé à l'action en espèrant que la sécurité de toute ta famille ne soit pas en dangé.
J'espère que tes aveux feront en sorte que sa débouche sur une véritable commission d'enquête. Moi je n'ai pas eu les gouilles d'en parler en direct à la télé., parce que le journaliste Pierre Tourangeau est venu me rencontrer à Québec en 2000. Pour m'écouter lui rencontrer tout ce que je savais sur les façons d'agir de jocelyn dupuis, itimidation, corruption et jouage de gros bras contre les 12/12 et les cies qui sont venues de l'extérieur de la côte nord travailler à SM-3 dans les années 90. Moi aussi j'en eu des menaces, moi aussi je ne pouvait plus travailler à aucunes place au Québec , alors je suis partie un ans en alberta et quand je suis revenu au Québec la C.C.Q. avait trouvé le moyen de faire invalider mes cartes de compétence d'opérateur de machinerie lourdes, je fessait partie du local 791 à 7-îles, j'en ai même dépensé toute mes économies jusqu'en cour supérieur pour me faire rire de moi. Jocelyn dupuis m'a faite barré, mit sur une black liste pour faire en sorte que ne puisse faire assez argent pour me défendre et gagné ma vie. Du winner que j'étais, après 2 tentatives de suicide il on réussi à avoir mon moral d'acier, n'eut été de l'intervention de Pierre tourageau j'aurais sûrement reçu une balle dans le dos,aujourd'hui à 48 ans je suis résigné a travaillé que dans la restauration et des fois ce n'ai pas dans les postes les plus en demande. Toi t'as réussi a mettre la main sur des documents compromettants sur dupuis, moi j'ai fais partie de son comité de gros bras sur la côte nord, côté criminel j'en sais assez(enregistrements téléphonique) sur lui pour lui faire faire de la prison, alors si t'as besoin, sert toi de mon adresse E-mail pour me rejoindre ou sert toi du journaliste Yvon Laprade pour me rejoindre. Il a brisé une grande partie de ma vie, si je peux t'aider à faire du reste de sa vie un enfer compte sur moi. P.Turbide Ecrivez un commentaire |
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