| Jeux vidéo : la fin des prix uniques ? |
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| Blogues - Jean-François Codère sur le trottoir | ||||||||
| Lundi, 01 février 2010 19:02 | ||||||||
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Au travers du brouhaha qui a entouré le premier anniversaire du lock-out et de RueFrontenac.com, ainsi que l’envoi de deux membres de notre équipe en Haïti, je n’ai pu m’attarder que tout récemment à l’annonce des résultats financiers d’Ubisoft et, surtout, aux quelques décisions d’intérêt stratégiques qui l’accompagnaient.
D’un point de vue montréalais, l’une des nouvelles les plus concrètes est le report, une nouvelle fois, du lancement de Splinter Cell Conviction. J’ai déjà brièvement résumé la longue épopée d’environ 5 ans qu’a traversée ce titre ici. Il semble que la date annoncée du 23 février venait encore une fois trop rapidement. Il manquait environ 2 ou 3 semaines de travail, conclut-on de discussions avec le porte-parole d’Ubisoft Montréal, Cédric Orvoine. « Si on a déjà investi tout ce temps-là, on va se donner 2-3 semaines de plus pour qu’il soit vraiment à notre goût. Comme ce n’est pas le temps des Fêtes, comme sa sortie n’a pas à coïncider avec celle d’un film, on a choisi de prendre le temps nécessaire. »
Pourquoi une sortie en avril s’il ne manquait que deux ou trois semaines ? Il semble que le retard additionnel soit dû au calendrier de Microsoft, qui doit approuver le jeu, comme tous ceux lancés sur la Xbox 360. La fin du menu frétin Globablement, toutefois, c’est surtout l’annonce voulant qu’Ubisoft allait tranquillement délaisser les jeux de moindre envergure pour se concentrer sur les gros titres, ceux qui rapportent, qui retient l’attention. Pour Montréal, c’est une excellente nouvelle. L’essentiel des grosses franchises du groupe sont issues du studio montréalais, dont Splinter Cell, Prince of Persia, Rainbow Six, Far Cry et Assassin’s Creed. L’annonce met toutefois en lumière un phénomène particulier au jeu vidéo : le prix unique. Imaginez-vous entrant chez un concessionnaire automobile où toutes les voitures, peu importe qu’il s’agisse d’une petite Kia ou d’une grosse BMW, sont au même prix. Laquelle choisiriez-vous ? Il y a fort à parier que le fabricant trouverait que ses petites Kia ne sont pas très, très rentables. C’est un peu ce qui se passe dans le monde du jeu vidéo. Peu importe sa valeur intrinsèque, un nouveau jeu vidéo se vend 59,99 $. On trouve quelques rares exceptions à 69,99 $, mais c’est vraiment la norme. Or, si vous avez le choix entre Grand Theft Auto IV, l’un des meilleurs jeux de tous les temps offrant des heures et des heures de divertissement, et Jumper : Griffin’s Story, une nullité dérivée du film Jumper pour essayer de faire quelques dollars à la va-vite, lequel choisiriez-vous ? Le PDG du studio d’Electronic Arts à Montréal, Alain Tascan, glissait un mot à cet effet dans le Guide de l’industrie des jeux vidéo publié par le Lien multimédia. « Les joueurs paient le même prix pour un très bon jeu ou un autre plus ordinaire, pourquoi ne choisiraient-ils pas le meilleur ? » demandait-il pour justifier, lui aussi, un focus accru sur les titres de grande qualité. C’est vrai, mais la question peut aussi être tournée autrement. Un joueur opterait-il pour un jeu de moindre qualité, mais néanmoins divertissant, plutôt que pour le grand jeu s’il était moins cher ? À l’exception notable de la série NHL 2K, qui a tenté une année de se faire une place dans le marché face à l’omniprésente rivale NHL d’Electronic Arts en affichant un prix de 29,99 $, je ne me souviens pas d’une guerre de prix entre deux rivaux dans le monde du jeu. Cet exemple avait d’ailleurs bien servi les joueurs, qui s’étaient tournés en masse vers NHL 2K, forçant EA à retravailler sa série NHL et en faire le bijou qu’elle est aujourd’hui. La seule stratégie liée au prix actuellement en vigueur dans l’industrie a trait à la période durant laquelle un jeu est vendu au plein prix. Les meilleurs restent au plein prix pendant quelques semaines, voire des mois, les pires se retrouvent à moitié prix dans le panier des aubaines deux ou trois semaines après leur lancement. C’est quasiment plus frustrant qu’autre chose pour les consommateurs, qui se ruent vers un jeu pour découvrir non seulement qu’il est mauvais, mais qu’il est rendu à moitié prix le lendemain.
De Montréal à Toronto Ce n’est pas une surprise, mais le nouveau studio d’Ubisoft à Toronto sera très résolument teinté de l’esprit montréalais. On savait déjà qu’il serait dirigé par la Montréalaise Jade Raymond, productrice de la série Assassin’s Creed. On a depuis appris que deux autres joueurs importants du studio montréalais s’apprêtent à faire leurs valises pour Toronto, soit le producteur Alexandre Parizeau et le directeur créatif Maxime Béland, qui ont notamment travaillé sur Rainbow Six Vegas et qui mettent tous deux actuellement la touche finale à Splinter Cell Conviction. On parle ici de trois des meilleurs employés du studio de Montréal. C’est une bonne nouvelle pour ce qui est de la reconnaissance de l’expertise locale, mais espérons qu’Ubisoft Montréal n’en souffrira pas trop.
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« Les meilleurs restent au plein prix pendant quelques semaines, voire des mois, les pires se retrouvent à moitié prix dans le panier des aubaines deux ou trois semaines après leur lancement. »
Petite correction à faire ici, ce sont les jeux qui vendent et non les jeux de plus grande qualité. La qualité du jeu n'a rien à y voir. Prenons par exemple les jeux publiés par Nippon Ichi Software America qui, pendant un bon bout de temps, valaient la totale en revente (avant leur avalanche de rééditions avec du contenu additionnel) malgré que ce ne sont vraiment pas des jeux de qualité. Mais bon, si ce n'est pas un titre AAA (ou Nintendo en fait)... ça n'existe pas pour les médias non-spécialisés. Ecrivez un commentaire |






























