Aimeriez-vous devenir le nouveau James Bond canadien? Dit comme cela, c'est tentant. Mais dit comme le dit le SCRS, l'agence canadienne d'espionnage, dans sa plus récente vidéo de recrutement, ce l'est pas mal moins.
J'ai rarement vu une vidéo promotionnelle aussi poche. Les gens, d'abord, à une ou deux exceptions près, ont l'air aussi à l'aise devant une caméra que ma grand-mère dans un rave. J'aime en particulier le grand gaillard qui, vers 1:15, nous dit que le SCRS cherche des gens qui ont « le goût de la vie ». Lui-même, c'est évident, suinte le goût de vivre. Au party de Noël du SCRS, c'est clair, c'est ce gars-là qui enflamme la piste de danse...
Et que dire des décors? Alors qu'on nous vante un environnement de travail à la fine pointe de la technologie, les locaux ont l'air d'avoir été décorés pour la dernière fois en 1982.
Comme de nombreux autres jeunes hommes probablement, j'ai déjà songé — et pourquoi pas, je songe toujours — à une carrière dans le monde de l'espionnage. C'est un domaine qui semble excitant et en plus, le SCRS fait apparemment partie des 100 meilleurs employeurs au pays. Évidemment que ce n'est pas comme un film de James Bond. Mais il y a certainement moyen de rendre ça un brin plus attirant!
Rue Frontenac est publié par les 253 membres en lock-out du Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal. Son nom s'inspire de la rue où se côtoient leurs bureaux et ceux du Journal de Montréal, le «quotidien de la rue Frontenac».
Il fait aussi référence à ce jour d'octobre 1690 où Frontenac a lancé à l'émissaire anglais venu demander la reddition de la ville de Québec qu'il n'avait «point de réponse à faire à votre général que par la bouche de mes canons».
C'est finalement un léger clin d'oeil à une source d'inspiration, Rue89.