| Une journée dans la vie des pêcheurs |
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| Détente - Carnets de voyages | |||
| Écrit par Jean-Maurice Duddin | |||
| Samedi, 30 janvier 2010 14:16 | |||
| Mise à jour le Samedi, 30 janvier 2010 17:56 | |||
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SANTA CLARA, Panama – Les trois pêcheurs arrivent sur leur barque avec les prises du jour. Il est à peine dix heures du matin, mais le soleil tape déjà fort depuis l’aurore.
Ils accostent directement sur la plage, faute de quai, pour décharger leur cargaison. Leur petit village, à l’ombre, caché dans les arbres, jouxte la longue plage de Santa Clara, au Panama, à moins de un kilomètre du complexe hôtelier Super Breezes. La pauvreté de l’endroit détonne avec les installations voisines de l’hôtel tout inclus. Habitués d’être observés de loin ou de près par les occupants du complexe hôtelier voisin, les pêcheurs font peu de cas de la présence des touristes. Rares sont ceux, d’ailleurs, qui s’aventurent dans leur terre, sur leur territoire de petites maisons de blocs de béton, de toits de tôle, où les gros moteurs hors-bord des barques trônent en rois sur des trépieds en plein cœur du petit village de terre.
Avec l’arrivée de la caisse de poissons, tous les hommes présents se rassemblent à la pesée, véritable cœur du village, autant pour voir, marchander, observer, jaser, aider. On s’échange la seule copie du journal du matin. La publicité d’un concours de beauté provoque des rires et des commentaires complices. Pendant ce temps, le propriétaire du bateau voit à la répartition des poissons, à l’organisation des glacières, à la taille de la glace. Il départage sans ménagement les poissons. Une caisse complète est réservée pour des restaurants. Le reste est offert aux villageois. Trois poissons, totalisant quatre kilos, sont vendus 3 $ US. Les installations sont rudimentaires, mais personne ne doute du bon fonctionnement des pesées, suspendues à des branches de bois. L’échange d’argent se fait rapidement, comme si la transaction était illicite. En fait, on cache, on protège l’argent pour ne pas attirer les regards. Cliquez sur la photo pour voir la galerie de photos des pêcheurs de Panama.À deux maisons de là, une femme fait la lessive à l’ancienne, sur une planche à laver, dans une cuvette de métal. Son mari a commencé à dépecer les trois poissons frais sur une table de pierre. Une fillette regarde, sans intérêt, l’opération. À côté d’elle, blottis à l’ombre des arbres, trois pêcheurs vérifient et réparent les filets de nylon, assis sur des rondins posés sur le sable. Le travail est systématique. Ils rapiècent les filets, les rattachent ensemble, réparent les trous. Deux barques sont montées sur la berge. Tout autour, des oiseaux charognards lorgnent les pêcheurs, surveillent leurs gestes, se battent férocement pour les retailles lancées sans égard. Les conditions de vie sont modestes, mais les pêcheurs affairés ne demandent rien, ne quêtent rien. Demain, à l’aurore, ils partiront sur la mer. Et en reviendront avec une caisse de poissons. • RueFrontenac.com a réalisé ce reportage à l’invitation de Vacances Sunwing.
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Commentaires (2)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires cé ca la vrai vie !
moi c'est exactement comme ca je rêve de vivre un jour ... paisiblement sur le bord d'une plage ou t'as pas besoin de rien appart du beurre...
Merci de nous faire rêver...
J'ai lu avec grand plaisir votre article,J'ai aussi parcouru les photos...Merci pour ces quelques instants de bonheur, j'ai revécu mon dernier voyage dans le Sud! Je vais fouiller en dessous du matelas pour voir si un petit voyage ne serait envisageable d'ici quelques semaines.
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