Susan Tedeschi est partout : en première partie de B.B. King, de Buddy Guy, de Bob Dylan, des Rolling Stones ou avec son chum de guitare et mari, Derek Trucks. Souvent en tournée, elle participe aux grands spectacles en plein air, l’été, et n’hésite pas à rejoindre Eric Clapton sur la scène du Crossroads Guitar Festival.
Susan Tedeschi vient de Boston. Née en 1970, elle a grandi à Norwell, au Massachusetts, avant de s’établir en Floride, où elle réside toujours avec sa famille. Elle est mariée au guitariste Derek Trucks (le Derek Trucks Band était de passage au Métropolis en novembre 2009) et a deux enfants.
Si elle a formé son premier band en 1988 (The Smokin’ Section), c’est en 1994 que Tedeschi se fait remarquer avec le Susan Tedeschi Band. Un enregistrement suivra en 1998, avec la complicité d’une autre vedette montante, Sean Costello (malheureusement mort en 2008) (Just Won’t Burn, sous étiquette Tone-Cool Records).
Diplômée du Berklee College of Music (composition musicale), Tedeschi affectionne le blues, le soul et le gospel.
Jusque-là, rien de transcendant. Mais c’est sans compter sur sa voix : un registre qui se situe entre les vocales de Janis Joplin et celles de Bonnie Raitt. Elle passe du registre de tête à celui de poitrine et vice-versa, naturellement plus souvent vers le grave. Toujours avec une charge d’émotion, qu’elle ne peut s’empêcher de réprimer aussitôt qu’elle est entraînée par la foule dans ses spectacles.
En entrevue à une revue spécialisée, Tedeschi a déjà confié qu’elle n’était pas une puriste du blues, mais qu’elle suivait son instinct pour populariser ses chansons.
« Je ne fais pas que du blues, je joue un peu de tout. Et la voix suit bien. Ce qui ne veut pas dire que je ne respecte pas pour autant le vrai blues. À cet égard, c’est ce que faisait Robert Johnson : du blues populaire », dit-elle.
Susan Tedeschi et Derek Trucks : musiciens pour la vie, mari et femme dans la vraie vie.
Mariage heureux
Pour mieux concilier travail et vie personnelle, elle ne pouvait mieux tomber que sur Derek Trucks. Un guitariste qui a fait ses classes avec les Allman Brothers.
Gregg Allman lui a d’ailleurs donné des instruments de slide (glissando) ayant appartenu à son frère Duane, mort en 1971 (Duane Allman a été classé au deuxième rang des 100 meilleurs guitaristes de tous les temps selon le magasine Rolling Stone, derrière Jimi Hendrix).
Derek Trucks est le compagnon idéal pour Susan Tedeschi. Ils partagent la même vision du travail – tournées, enregistrements, etc. –, mais aussi le même recul face à une carrière qui pourrait être trop accaparante pour une vie familiale.
Susan Tedeschi confie souvent l’écriture et les arrangements de sa musique à Trucks. C’est le cas notamment pour son dernier album, Back to the River, sur lequel on entend Derek Trucks en glissando.
On appréciera, sur le même album, la chanson 700 Houses, qui a été inspirée par la tragédie causée par l’ouragan Katrina, en Louisiane (en 2005).
Susan Tedeschi entreprend une tournée aux États-Unis, avec le 2010 Experience Hendrix Tour, qui met en vedette plusieurs artistes rendant hommage au grand Jimi Hendrix. Elle se joindra ensuite au Derek Trucks Band pour une autre série de spectacles.
Bien qu’elle ait partagé la scène avec Buddy Guy, l’an dernier, lors du Festival international de jazz de Montréal, on pourrait la revoir bientôt au Québec, cette fois avec le Derek Trucks Band.
D’autres qu’on souhaite revoir bientôt, ce sont les 253 employés du Journal de Montréal, en lock-out depuis plus de 400 jours. Un geste d’une incompréhension sociale incroyable, un acte immoral et une perte de temps et d’énergie qui fait replonger le Québec de Jean Charest dans l’ère duplessiste.
Rue Frontenac est publié par les 253 membres en lock-out du Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal. Son nom s'inspire de la rue où se côtoient leurs bureaux et ceux du Journal de Montréal, le «quotidien de la rue Frontenac».
Il fait aussi référence à ce jour d'octobre 1690 où Frontenac a lancé à l'émissaire anglais venu demander la reddition de la ville de Québec qu'il n'avait «point de réponse à faire à votre général que par la bouche de mes canons».
C'est finalement un léger clin d'oeil à une source d'inspiration, Rue89.