| Les francs-maçons du blues |
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| Spectacles - Blues du week-end | |||||
| Écrit par François Robert | |||||
| Dimanche, 10 janvier 2010 21:51 | |||||
| Mise à jour le Lundi, 15 février 2010 15:32 | |||||
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Les francs-maçons du blues : la Société Blues de Montréal Si les amateurs de blues existent depuis des décennies, la Société Blues de Montréal est apparue seulement en 1997. Née au Café Campus (à l’époque des mercredis blues), ce regroupement de fervents compagnons de blues, musiciens et aficionados confondus, fait la promotion d’une mission de sociabilité digne de la franc-maçonnerie. Une mission de « sociabluesité », pourrait-on dire.
La comparaison avec le mouvement de franc-maçonnerie n’a cependant rien de la société secrète où l’on choisissait ses membres par cooptation. Historiquement, la franc-maçonnerie a été créée par les bâtisseurs des cathédrales pour perpétuer leur art. Et c’est au début du 18e siècle, en Angleterre, que le mouvement a acquis sa vocation universelle de bienfaisance, élargissant sa mission au progrès de l’humanité. Même Wolfang Amadeus Mozart aura profité de la générosité des francs-maçons pour son opéra La Flûte enchantée. La franc-maçonnerie du blues est active un peu partout dans le monde. Par exemple, la Société Blues de Toronto a un bassin de population qui lui permet d’amasser suffisamment de fonds pour organiser le grand gala des Maple Blues Awards, qui récompense ses artisans. Il y a plus de 175 sociétés de blues sur la planète (surtout en Amérique et en Europe) qui ont le même objectif : « Perpétuer, promouvoir et véhiculer la culture et la musique blues entre ses membres ». Toutes ces sociétés sont affiliées à The Blues Foundation, dont le quartier général est situé à Memphis, au Tennessee. Cet organisme sans but lucratif commandite le gala annuel des Blues Music Awards (anciennement les W.C. Handy Awards), l’équivalent des Grammys. The Blues Foundation a aussi mis sur pied The Blues Hall Of Fame, The International Blues Challenge, Keeping The Blues Alive Society, Le Fonds de secours Hart et The Blues In The Schools. Il en coûte 100 $ de frais annuels pour inscrire sa société à cette organisation parapluie. Mentionnons que le gala des Blues Music Awards a instauré un prix spécial en l’honneur du grand bluesman B.B. King, le B.B. King Entertainer of the Year Award (artiste de l’année). Une référence pour tous ceux qui ont le blues à cœur et les blues tous les jours. Montréal La Société Blues de Montréal a un personnel de bénévoles et de responsables qui sont de vrais pèlerins du blues. De sympathiques fous de la musique. Pierre Monpetit (président), Brian Slack (vice-président), Irene Ipperciel (vice-présidente), Clément Morin (photographe) et Sylvain Chartrand (webmestre et collaborateur) forment le noyau du chapitre montréalais. En entrevue, Brian Slack indique que la Société Blues de Montréal a pris de l’ampleur depuis cinq ans. « Notre raison d’être, c’est la promotion du blues. Les médias en parlent à l’occasion mais ne sont pas présents à longueur d’année », constate-t-il. « Mais depuis quelques années, il y a un regain grâce aux festivals de blues qui se multiplient au Québec. Nous sommes donc très présents lors de ces événements et profitons de ces occasions pour augmenter notre effectif. « Nous avons un bulletin périodique et un site Internet qui se développe bien. Ça permet aux membres d’avoir des nouvelles, de participer à des concours, de savoir où aller pour obtenir des billets pour les spectacles de blues. « Nous faisons la promotion des albums de blues produits par nos artistes d’ici en offrant des CD à rabais », ajoute Slack. « En cela, on pousse pour que les artistes québécois sortent un peu du circuit des bars pour de plus grandes salles. L’exemple des Maisons de la culture est intéressant. On souhaiterait aussi que l’ADISQ ajoute une catégorie blues à sa liste des Félix. « On rendrait ainsi au blues la notoriété qu’il mérite et on attirerait des diffuseurs qui verraient autre chose que des bands de bars », conclut Brian Slack, un invétéré collectionneur de vinyles de Jimi Hendrix.
Mentionnons que le site Internet de la Société Blues de Montréal permet d’avoir la liste presque complète des adresses Web des bluesmen et blueswomen du Québec. De consulter un guide des programmes de blues à la radio. De retrouver également la liste de tous les festivals de blues de la province (avec un lien pour les États-Unis) et les principaux temples (et bars) de musique où les artistes sont à l’affiche. Pour amasser davantage de fonds, on vend casquettes et t-shirts au logo de la Société. L’abonnement annuel est de 20 $. Aussi bien dire que c’est pour une bonne cause. Société Blues de Montréal : C.P. 45524, Sault-aux-Récollets, Montréal (Québec), H2B 3C9. Téléphone : 514 990-1769. Internet : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. . Une autre bonne cause est celle qui vise à appuyer les employées en lock-out du Journal de Montréal. En devenant un Ami de Rue Frontenac, vous contribuerez au réenchantement du monde de l'information avec le site ruefrontenac.com qui vous offre une actualité libre de toutes convergences et d'insignifiances.
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