Dans la grande tradition des galas de récompenses musicales comme les Félix, les Junos ou les Grammys, The Blues Foundation a annoncé, il y a quelque temps, les noms des candidats aux Blues Music Awards qui seront remis à Memphis, en mai prochain.
Susan Tedeschi est partout : en première partie de B.B. King, de Buddy Guy, de Bob Dylan, des Rolling Stones ou avec son chum de guitare et mari, Derek Trucks. Souvent en tournée, elle participe aux grands spectacles en plein air, l’été, et n’hésite pas à rejoindre Eric Clapton sur la scène du Crossroads Guitar Festival.
Nanette Workman (Joan Workman) est une icône de la pop au Québec qui n’a pas besoin de présentation. Nanette, c’est la merveilleuse interprète de Et maintenant et de Guantanamera, c’est les Rolling Stones, Johnny Hallyday, Tony Roman et Lady Marmelade. Qui n’a pas espéré lui chanter « Voulez-vous coucher avec moi ce soir ? »
Le nom est méconnu, d’un autre siècle. On ignore même l’année exacte de sa naissance, on sait que c’est le 21 mars, mais difficile de confirmer 1892, 1895 ou 1902 (cette dernière année ayant été retenue pour les registres officiels). Néanmoins, Son House a été le maître des Muddy Waters, Howlin’Wolf et Robert Johnson. L’idole de Keith Richards et d’Eric Clapton. Une influence marquante pour les groupes The White Stripes et Monkey Junk.
Ils sont trois. Deux barbus et un moustachu. Ils portent tous des verres fumés. C’est le band mythique du rock-blues depuis 1969. Ils viennent du Texas. ZZ Top, c’est Billy Gibbons (guitare), Dusty Hill (basse) et Frank Beard (batterie). C’est paradoxalement ce dernier qui ne porte pas la barbe. Les deux autres ont même refusé l’offre de la compagnie Gillette, en 1984, qui leur donnait un million de dollars chacun s’ils se rasaient devant les caméras de télévision pour une pub.
La revue spécialisée Blues Revue vient de publier sa liste des 25 meilleurs CD de blues de la dernière décennie. Le grand gagnant : Buddy Guy avec Sweet Tea (2001) et Skin Deep (2008). Deux albums qui viennent confirmer le statut de mégastar de Buddy Guy et qui le placent au premier rang des prétendants à la couronne de roi du blues.
Vous pensez que ça va mal ? Vous avez les bleus ? Consolez-vous en lisant l’histoire de Son Seals, un bluesman qui a payé ses dettes à la société jusqu’à la fin de sa vie. Même Tiger Woods pourrait s’inspirer de ses chansons. Notamment celle intitulée Going Home Tomorrow de l’album The Son Seals Blues Band. Des paroles intemporelles : « Please, woman, don’t call me on the phone… Please, woman, leave me alone… »
Colin James fait partie de ces musiciens qui sont nés avec un talent qui leur a permis de démontrer une virtuosité mozartienne dès les premiers moments de leur carrière. Jouer de la mandoline à 10 ans pour troquer ensuite son instrument contre une guitare électrique, pour rivaliser avec Stevie Ray Vaughan, relève du prodige.
Les francs-maçons du blues : la Société Blues de Montréal
Si les amateurs de blues existent depuis des décennies, la Société Blues de Montréal est apparue seulement en 1997. Née au Café Campus (à l’époque des mercredis blues), ce regroupement de fervents compagnons de blues, musiciens et aficionados confondus, fait la promotion d’une mission de sociabilité digne de la franc-maçonnerie. Une mission de « sociabluesité », pourrait-on dire.
La Société Blues de Toronto tient son 13e Gala des Maple Blues Awards le lundi 18 janvier au Koerner Hall, à Toronto. Une soirée plus canadienne que québécoise mais qui récompense bien des bluesmen, souvent de passage à Montréal, tournée oblige.
Le bluesman David Gogo, qu’on a pu voir à l’Astral en novembre dernier, animera cette soirée. Il est également en lice pour le Maple Blues Award de la meilleure performance à la guitare électrique.
Les candidats ont été choisis par un comité de 40 membres formés d’experts et de journalistes. Les gagnants sont déterminés par un vote populaire (qui s’est tenu sur le site web de la Société Blues entre octobre et décembre derniers).
Le groupe montréalais Blues Delight est dans la course pour le Maple Award dans la catégorie Nouvel artiste / Nouveau groupe de l’année. La veille, dimanche 17 janvier, Blues Delight est en spectacle au Petit Campus (Prince-Arthur et Saint-Dominique). Une bonne raison pour aller les écouter, avant qu’ils ne gagnent… ou avant de vous procurer leur dernier album, Open All Night.
Le groupe montréalais Blues Delight est en nomination pour un Maple Blues Award.
Blues Delight, c’est une gang de chums qui jouent ensemble depuis longtemps et qui ont maintenant plus de temps devant eux. Blues Delight, c’est Vincent Beaulne, Gilles Schetagne, Marco Desgagnés, Laurent Trudel et Dave Turner.
Dans la catégorie Spectacle de l’année, on retrouve Downchild (qui était de passage au Métropolis avec le Blues Brother Dan Aykroyd en novembre dernier), Jack de Keyzer, Little Miss Higgins, Monkey Junk et Shakura S’Aida.
Cinq artistes sont en lice pour le B.B King International Maple Blues Award : John Mayall, Maria Muldaur, Taj Mahal, Tommy Castro et Watermelon Slim (qui était au Festival de Blues de Tremblant, l’été dernier).
Parmi les artistes qui ont reçu le plus de nominations, mentionnons le groupe d’Ottawa, Monkey Junk, dans six catégories et The Twisters de Vancouver, avec cinq appels pour un Maple Award.
Le Blues Award du chanteur de l’année voit cinq candidats qui le convoitent: Harrison Kennedy, Jim Byrnes, John Mays, Paul Reddick et Steve Marriner. Pour la chanteuse de l’année, les candidates sont Jolene Little Miss Higgins, Roxanne Potvin (Gatineau-Ottawa), Shakura S’Aida, Suzie Vinnick et Treasa Levasseur.
La Société Blues de Toronto a été fondée en 1985. Elle reçoit des fonds provenant de l’entreprise privée, d’abonnements à sa revue et de subventions gouvernementales.
Si le Canada anglais a ses Maple Blues Awards, le Québec, lui, célèbre ses Lys Blues à chaque année. Une dualité aussi rencontrée dans l’industrie du disque avec l’ADISQ et les Juno Awards. Décidément, les deux solitudes ont les blues.
Et ils ne sont pas les seuls. Les 253 employés du Journal de Montréal, en lock-out, ont aussi les blues de retrouver leur dignité qu'on leur a enlevée le 24 janvier 2009. Depuis près d’un an, les lecteurs du Journal de Montréal sont ainsi privés des services de ces professionnels de l’information.
Nina Simone a eu un parcours difficile. Un parcours de combattante. De militante. La petite fille sage, intelligente, douée et d’une naïveté de bon aloi est devenue malgré tout une grande diva. Elle aura obtenu le privilège de se faire appeler Dr Nina Simone grâce à l’Université du Massachusetts et du Malcom X College. Ce qui ne l’a pas empêchée de quitter les États-Unis pour la France, pour guérir ses plaies infligées par un racisme virulent.
Rue Frontenac est publié par les 253 membres en lock-out du Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal. Son nom s'inspire de la rue où se côtoient leurs bureaux et ceux du Journal de Montréal, le «quotidien de la rue Frontenac».
Il fait aussi référence à ce jour d'octobre 1690 où Frontenac a lancé à l'émissaire anglais venu demander la reddition de la ville de Québec qu'il n'avait «point de réponse à faire à votre général que par la bouche de mes canons».
C'est finalement un léger clin d'oeil à une source d'inspiration, Rue89.