| Pas de médaille pour les entreprises de vêtements et de chaussures associées aux Olympiques |
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| Affaires - Économie |
| Écrit par RueFrontenac.com |
| Lundi, 01 février 2010 14:39 |
| Mise à jour le Lundi, 01 février 2010 14:59 |
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En s’associant aux Jeux olympiques de Vancouver, un événement des plus prestigieux, Adidas, Asics, Lotto, Mizuno, New Balance, Nike, Pentland et Puma vont bénéficier d’une très grande visibilité sur la scène internationale. Les retombées positives découlant de toute cette publicité pourraient, cependant, ne pas être tout à fait à la hauteur de leurs attentes, note le Groupe Investissement Responsable (GIR) dans la dernière livraison de sa Note aux investisseurs. En effet, ces entreprises font actuellement l’objet d’une vaste campagne sur Internet qui ne peut que nuire à leur image et à leur réputation, explique l’organisme établi à Montréal. En 2008, à la veille des Jeux de Beijing, une coalition d’organisations de défense des droits des travailleurs a présenté une série de demandes aux grandes entreprises de vêtements et de chaussures de sport, afin qu’elles mettent un terme à l’exploitation des travailleurs dans leur chaîne d’approvisionnement. Peu de progrès Or, un an et demi plus tard, les membres de la coalition établissent un bilan décevant par rapport à la performance de ces entreprises. D’après Lynda Yanz, du Maquila Solidarity Network (MSN), « depuis les Jeux olympiques de Beijing, les grandes marques de sport n’ont pratiquement rien fait pour écarter les quatre principaux obstacles qui empêchent tout progrès en matière de salaires et de conditions de travail, entraînant par là même le déclin des droits des travailleurs ». Bien que certaines entreprises aient pris des mesures pour résoudre certains problèmes et mis sur pied des programmes de surveillance et de conformité, la coalition observe que les violations importantes des droits des travailleurs et les salaires de misère sont encore la norme dans l’industrie des vêtements de sport. La coalition, qui comprend, outre le MSN, la Confédération syndicale internationale (CSI), la Fédération nternationale des travailleurs du textile, de l’habillement et du cuir (FITTHC) et la campagne européenne Vêtements propres, a donc décidé de lancer une campagne de sensibilisation sur Internet en vue de contraindre Adidas, Asics, Lotto, Mizuno, New Balance, Nike, Pentland et Puma à agir. À quelques jours de l’ouverture des Jeux de Vancouver, la coalition a ainsi publié en ligne un classement des engagements de ces entreprises pour développer un environnement favorable à la liberté d’association et à la négociation collective; éliminer le recours à l’emploi précaire dans la chaîne d’approvisionnement; diminuer la fréquence et les effets négatifs des fermetures d’usines et prendre des mesures pour améliorer les revenus des travailleurs. Adidas fait mieux Le GIR observe que, globalement, l’entreprise qui s’en sort le mieux dans ce classement est sans doute Adidas : ses engagements par rapport à cinq des douze propositions clés correspondent aux demandes formulées par la coalition. Toutefois, l’entreprise « a refusé de mettre en application les parties essentielles » des trois propositions clés visant à assurer aux travailleurs un salaire de subsistance. Nike arrive pour sa part en deuxième position dans ce classement, avec une réponse entièrement satisfaisante à seulement trois des propositions clés, une réponse mitigée à cinq autres et une réponse inadéquate aux quatre dernières. En plus de ce classement, la coalition diffuse sur le Web des annonces accusant les entreprises « qui tirent profit des Jeux olympiques de se livrer à une “course vers le bas” sur le plan des salaires et des conditions de travail ». Ces messages sont relayés sur des dizaines de sites Internet. Les organisations et les citoyens sont par ailleurs invités à envoyer des lettres aux entreprises pour leur demander d’abolir les obstacles aux droits des travailleurs.
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