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Transcontinental: le Courrier Laval perd la moitié de ses journalistes PDF Imprimer Envoyer
Affaires - Entreprises
Écrit par Vincent Larouche   
Lundi, 23 février 2009 18:03
Mise à jour le Mercredi, 18 mars 2009 19:07

Dans la foulée des 1500 supressions de postes chez Transcontinental, le bihebdomadaire Courrier Laval perd la moitié de ses journalistes et se retrouve avec seulement deux reporters pour couvrir l’ensemble du territoire lavallois.

Déjà frappée par une réorganisation qui avait fait passer le nombre de journalistes de six à quatre cet automne, l’équipe du journal a appris vendredi que les journalistes Nathalie Villeneuve et Stéphane St-Amour perdaient leur emploi, victimes de la nouvelle vague de mises à pied.

«On se retrouve avec seulement deux journalistes pour couvrir Laval, produire deux journaux par semaine et alimenter le site Internet. Pourtant, on nous avait dit que les coupes seraient plutôt dans les magazines et les usines», explique Benoit Leblanc, président du Syndicat de l’information Transcontinental.

Le syndicat, qui regroupe les journalistes de plusieurs hebomadaires syndiqués de Transcontinental, trouve étrange que les deux journalistes coupés aient été très impliqués dans le syndicat, l’un au comité exécutif et l’autre au comité de négociation.

«On trouve ça curieux parce que normalement, les coupes se font par ancienneté et de façon régionale, explique M. Leblanc. Et là, il y avait dans la région des personnes avec moins d’ancienneté qui n’ont pas été coupées.»

La porte-parole de Transcontinental, Nessa Paendergast, n’a pas voulu préciser lundi s'il y avait eu d’autres abolitions de postes dans les hebdos autres que celles au Courrier Laval.

«Toutes les décisions n’ont pas encore été prises, même si nous avons l’idée que 40% des coupures seront au Canada, 50%, aux États-Unis et 10%, au Mexique », affirme la porte-parole.

Quant au fait que les deux journalistes remerciés s'étaient impliqués dans le syndicat, Mme Paendergast dit ne pas être au courant.

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Une situation aberrante à Laval
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Ce qui suit a été publié le 10 mars sur le site du Courrier Laval, en guise de réaction à un texte de sa directrice de l'information, Marie-Ève Courchesne, mis en ligne le 7 mars pour faire le point sur la composition de la salle de rédaction du plus important journal lavallois, amaigrie depuis peu de la moitié de ses journalistes. Le texte et la réaction ont été retirés du site le 11 mars...

J'ai plusieurs réserves face au discours officiel de la direction de notre journal régional, représentée par Mme Courchesne. Tout d'abord, je crois pertinent de situer le contexte en rappelant que les journalistes syndiqués du Courriel Laval sont présentement engagés dans un processus tumultueux de renouvellement de leur convention collective, échue depuis quelques mois; il en a récemment été question dans les médias et il apparaît clair que le texte de Mme Courchesne se veut une réaction à cette "mauvaise presse". Si les quatre mises à pieds dont il est ici question avaient fait passer l'équipe rédactionnelle de 15 journalistes syndiqués à 11 et que le même ratio de réduction d'employés avait été observé parmi l'équipe des divers cadres attachés à la rédaction, qui eux ne sont pas syndiqués, alors je considérerais peut-être que ces mises à pieds sont effectivement dues à la conjoncture économique. Mais ce n'est clairement pas le cas puisque la réalité veut que ce soient 4 journalistes syndiqués qui ont été licenciés (ou qui n'ont pas été remplacés) sans qu'il y ait eu de mouvement parmi les non syndiqués! Au contraire, j'ai le souvenir d'avoir lu coup sur coup dans le Courrier Laval deux annonces d'engagement de chefs de pupitre, évidemment non syndiqués! Faudrait donc pas nous prendre pour des valises...
J'ai toujours eu une profonde estime pour le Courrier Laval que je lis chaque semaine depuis que j'ai déménagé à Laval en 2004, mais cette estime était d'abord et avant tout dirigée vers l'équipe des journalistes réguliers qui faisaient un boulot d'enfer dans un contexte difficile considérant la grandeur du territoire à couvrir et le niveau élevé d'activité économique, culturelle et communautaire qui s'y observe, sans parler de l'absence d'opposition officielle à l'hôtel de ville... Les articles aiguisés de M. St-Amour et les dossiers fouillés de Mme Villeneuve, les deux journalistes récemment licenciés, témoignent d'un souci de rigueur qui en font des candidats tout désignés pour les grands médias quotidiens; je nous considérais choyés de pouvoir les lire régulièrement. Ce seront maintenant d'autres lecteurs que les Lavallois qui auront cette chance...

En terminant, j'aurais cru et espéré que Transcontinental profite des difficultés actuelles des grands quotidiens pour redéfinir le statut social des hebdos régionaux et pour les positionner comme des joueurs incontournables sur le plan de l'information de terrain. À la place, on assiste à un virage vers un banal média de services communautaires et de promotion commerciale.
Quelqu'un a déjà dit que les médias avaient pour mission de vendre du temps de cerveau disponible aux Coca-Cola de ce monde; voilà une affirmation que ne renierait sans doute pas la direction du Courrier Laval! Le cerveau des Lavallois ne vaut-il pas une information de qualité produite par de vrais journalistes?
Luc Grenier , mars 12, 2009
Vague de froid!
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J'accueille cette nouvelle froidement. Normalement, février est le temps pour appliquer pour un emploi. je viens de finir mes études, mais cette année, vous êtes en lock-out... alors ce n'est pas le temps pour appliquer! Transcontinental coupe, je me demande alors comment être capable d'envoyer son C.V. à de tels endroits tout en étant conscient de se qui se passe? 1- j'imagine qu'ils n'embauchent pas, 2 - même s'ils le faisaient, je me sentirais complètement abruti d'aller à l'abattoir suite à ces coupures.

Je n'enverrai donc pas mon C.V. au journal de Montréal, ni au 24 heures, ni à transcontinental... toutes ces nouvelles ont refroidi mes ardeurs.

je garderai mon salaire précaire en attendant que tout s'arrange.

bonne chance aux employés du journal!
max , février 23, 2009

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